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Depth Affect visual show

Concert de Depth Affect mercredi 9/11 au Trampolino à Nantes (44).

L'occasion de tester les nouveaux visuels sur lesquels on bossait depuis plusieurs mois : 10 thèmes (9 sont visibles sur la vidéo) sont ressortis de ce travail que j'ai entrepris en collaboration avec Xavier Brunet (chacun a fait la moitié des thèmes à peu près, certains ont été mélangés et remaniés).

L'idée de départ était de projeter les visuels sur le groupe (pour ce concert là ça n'a pas été possible techniquement). Nous voulions aussi que la musique influence la teinte de la projection, mais après réflexion le côté noir et blanc nous a paru plus radical et donc plus intéressant. Au final on a beaucoup travaillé sur des formes géométriques, des aplats, des motifs et des textures de bruit. Certains ont peut-être d'ailleurs reconnu la couverture de mon mémoire sur le 2ème thème (j'aimais bien ce motif donc je m'en suis servi pour la couverture).

Les thèmes

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Tramages (non présent sur la vidéo)

Plusieurs motifs de trames qui se déplacent lentement et révèlent des formes
- Thomas
 
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Morellet

Des barres lumineuses qui s'entrecroisent
- Xavier
 
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Cube verre

Des cubes de verre créés en 3d dans lesquels se déplacent des lumières
- Thomas
 
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Grain geo

Des formes géométriques simples texturées avec du grain
- Xavier
 
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Débris + triangle

Un motif en pixels (issu d'une vidéo où je casse des bouteilles en verre) sur lequel des aplats géométriques viennent se superposer en négatif
- Thomas + Xavier
 
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Facettes

Des motifs qui se déplacent dans des centaines de facettes
- Xavier
 
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Explosions

Des cubes en 3d filaire qui explosent en des milliers d'autres cubes
- Thomas
 
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Eventail

Des lignes en éventail qui apparaissent et disparaissent lentement
- Xavier
 
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Trames

Des formes géométriques révélées par des trames qui se superposent
- Xavier
 
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Cube2 + ballaction

Des formes géométriques en 3d (cube, exagones, etc...) qui tournent sur un motif de bruit
- Thomas + Xavier
 

Expo et atelier au lycée Dupuy de Lôme

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Je préparais depuis le mois de Juin un atelier de travail avec des Lycéens de l'établissement Dupuy de Lôme à Lorient. Initié par la prof d'art plastiques (Mme Catherine Fontaine), cet atelier avait pour but de faire intervenir un jeune artiste autour du médium vidéo. Cet atelier fonctionne en plusieurs temps:

Une exposition personnelle dans le hall de l'amphithéâtre de l'école, du 17 octobre au 23 Novembre :

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Une conférence où je présentais mon travail, mon cursus et un panel non exhaustif de ce qui peut se faire en art vidéo :

- Gisèle Kérosène de Jan Kounen - 1989 (5min)
Court-métrage d'animation en stop motion
- Alice de Jan Švankmajer - 1988
Mélange d'animation et de filmage réel pour raconter le livre de Caroll
- Virile Games de Jan Švankmajer - 1988 (6min)
Mélange d'animation (papier découpé, stop-motion, pâte à modeler), de found-foutage, de filmage etc...
- Passage à l'acte de Martin Arnold - 1993
Comment retourner complètement le sens d'un film en ne touchant qu'au montage
- Tango de Zbig Rybzcynski - 1981
Mélange des récits et des temps au sein d'un seul espace
- La jetée de Chris Marker - 1962
Roman photo ayant inspiré le film l'armée des 12 singes
- Rubber de Quentin Dupieux - 2011
Comment raconter la vie d'un objet en le traitant comme un humain

Et enfin, un temps de travail pour les élèves sur le thème suivant :

« Vous devrez aller dans un lieu désaffecté, désert ou à l'abandon muni de votre appareil de captation d'images (appareil photo, caméra, téléphone portable, etc...). Dans ce lieu, vous prélèverez des éléments que vous assemblerez ensuite afin de créer une narration. Le but sera donc de raconter une histoire sans pour autant avoir de sujet vivant à filmer. »

Le but de l'exercice est de faire découvrir aux élèves que la narration peut se trouver au sein même de l'image et non pas forcément dans ce qui à été filmé. La création vidéo ne repose pas forcément dans un processus de captation d'images, mais peut aussi être un processus de recréation. Le récit doit alors se trouver dans l'image et non dans le monde réel.

Pour finir, je tiens à remercier Catherine, sans qui ce projet n'aurait pas pu voir le jour. Elle m'a permis de préparer ce projet avec elle en toute confiance. C'est quelque chose d'assez nouveau pour moi que de travailler avec des jeunes dans un tel cadre, c'est à la fois intriguant et très motivant.
Dans un prochain billet je raconterais mes impressions et mes échanges avec les élèves.

Résultats de mon DNSEP

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Et voilà, après 5 années passées aux Beaux Arts de Lorient, mon parcours s'achève ici avec l'obtention du DNSEP. C'est aussi l'achèvement de mes études puisque j'ai décidé de continuer ma pratique artistique et de me lancer dans le monde du travail[1] (faisant de moi un polemplouiste).

L'examen final du DNSEP session 2010-2011 s'est déroulé du 22 au 24 Juin. Le jury était composé de Philippe Frank (Président du Jury), Céline Roux (Directrice du mémoire), Didier Trenet, Pauline Julier et accompagné par notre prof Christophe Desforges.  Je finis malheureusement sur une note pas très positive puisque le verdict du Jury a été assez salé, me donnant mon diplôme de justesse en l'accompagnant de remarques peu encourageantes. Je relativise quand même quant à la subjectivité de ce genre de remarques, surtout quand un président du Jury s'octroie le privilège de s'éclipser pendant le passage des étudiants (il devait avoir une toute petite vessie sans doute pour s'échapper un diplôme sur deux en moyenne)...

Bref, ce n'est surement pas ce genre de remarques qui vont m'arrêter, les projets reprenant de plus belle et l'envie de continuer étant toujours là. Ils n'ont pas réussi à me décourager et c'est tant mieux !!!

Je met donc ci-dessous les photos de mon accrochage avec des petites explications concernant chaque pièce. J'ai respecté l'ordre dans lequel je présentais les pièces :

L'intégralité de mon DNSEP tient dans un landau[2], j'ai nommé : le petit kit spécial DNSEP 2011

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1. Les oiseaux

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dnsep-1-oiseaux2.jpg les oiseaux

Petit à petit, les oiseaux cisaillent le ciel tels des barbelés ou des rails. En seulement 3 minutes les volatiles arrivent à remplir l’espace du ciel en le noircissant. Ici, plus rien de naturel, le côté industriel ou mécanique que provoque cette surimpression d’images supplante de manière inquiétante la prétendue beauté du vol des oiseaux. Il y a là un rapport au dessin ou à la peinture avec la notion de trace (Giacomo Balla, Le vol des hirondelles). Les oiseaux «peignent» ou «dessinent» des figures dans ce bout de ciel. C’est une pièce assez ancienne qui marque un départ dans mon travail (comme d’autres pièces que je n’ai pas présenté). Elle m’a permis de souligner et de me rendre compte de la spécificité du support vidéo : un médium où je peux manipuler temps et espace pour (re)créer du sens et une ouverture sur un imaginaire. L’idée d’une captation d’image qui fige un temps et un espace disparaît dès lors, puisque je peux (re)créer à l’infini. Cela fait partie des différences qui existent à mon avis entre cinéma et vidéo (j’en montrerai d’autres), là où l’image cinématographique propose une suite d’images fixes qui se chassent les unes-les autres, en vidéo il est possible de revenir, stopper, accélérer, superposer les images, pour recréer une narration. Je pensais pour la peine au travail de Kentridge qui est le premier à créer des films à partir d’une seule image qu’il va modifier au fur-et-à-mesure de l’animation. >> Voir la vidéo

2. Itinéraire Bis

dnsep-2-passage2.jpg Itinéraire bis

Cette vidéo propose une sorte de confusion dans l’espace de la rue. Ici je propose une image banale issue de la vie quotidienne (presque celles que l’on peut voir avec les caméras de surveillance) pour y apporter un moment de flottement. Alors que l’on s’attend à assister à un accident (comme on a malheureusement tous pu en faire l’expérience), il se produit un choc, mais pas celui de la voiture et du piéton, celui d’une image totalement imprévue, surréaliste. Il y a eu un mélange de différents temps bien distincts au sein de l’espace de cette vidéo. Il se produit un paradoxe dans l’image, que l’on peut retrouver dans mon travail : je cherche à remettre la prétendue réalité de l’image en cause, à essayer de la déstructurer. C’est un peu l’illustration du crime parfait de Baudriard : le meurtre de la prétendue réalité se produit lorsque le choc entre le piéton et la voiture n’a pas lieu. Ce qui est violent dans cette image, c’est justement l’absence de choc. Dès que la crédibilité de la scène disparaît, c’est toute l’image vidéo qui est remise en cause, cette scène banale d’une rue quelconque devient illogique et l’illusion de départ disparaît : ce n’est qu’une vidéo, ce n’est pas la réalité. >> Voir la vidéo

3. Port

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Cette vidéo propose une image flottante, stabilisée à outrance, presque désincarnée (un peu comme s’il n’y avait pas eu de cameraman). Le son est une composition d’échantillons sonores prélevés sur le lieu mais lorsque il était en activité (la vidéo est filmée dans la soirée, lorsque plus personne ne travaille). La combinaison du son et de l’image flottante crée ici aussi une inquiétante étrangeté : ces bâtiments sont-ils réels ? Que se passe t-il dans ce lieu ? On entend des machines et des bruits sans jamais pouvoir localiser sur l’image leur provenance. Les tremblements de l’image arrivent sans presque aucune raison, et au final il ne se passe rien. Ce travelling est un moment de doute (je pense que c’est une bonne chose de le voir après Itinéraire bis), où l’on s’attend à quelque chose, où l’on ne comprend pas très bien à quoi l’on a affaire. J’essaye d’interroger la limite entre images de fiction et documentaires, ici, cette frontière est floue, presque imperceptible. Distinguer le vrai du faux n’est pas possible dans ces images, c’est un pur moment de flottement sans réponses. >> Voir la vidéo

4. Les effacés

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Certaines images sont presque normales, il faut bien s’en approcher pour constater les incohérences. En gros, cette série ne donne pas tout de suite les clefs des images. J’ai essayé de faire en sorte qu’un moment de flottement se crée lorsque le spectateur les regarde. Je voudrais dans l’idéal qu’il se pose un certain nombre de questions autour de l’étrangeté de ces images : «mais que se passe t-il/que s’est-il passé dans ces photos ?» On est face à des images presque banales, quotidiennes, mais des images désincarnées et altérées. Les traces laissées par la retouche numérique créent une sorte de cicatrice de l’image, la suppression de l’humain ne s’est pas faite sans mal. Il y a là un questionnement sur ce que la société fait de l’image aujourd’hui. Dans la publicité, on efface les imperfections, les rides, les personnes en marge, les vieux, les gens tristes, etc... Mais qu’obtient-on au final lorsqu’on regarde ces images ? Ici, qu’est-ce que je supprime ? Les gens dans leur quotidien. Des images banales avec des gens ordinaires. Ces gens-là ne sont jamais représentés dans la pub, ce sont toujours des acteurs ultra souriants. L’acte d’effacer est très fort, très violent. Il y a dans cette pièce une critique de l’utilisation de l’outil : j’ai utilisé un outil proposé sur la dernière version de Photoshop, un outil qui sert, je cite «à supprimer les éléments indésirables d’une image». Dès lors, l’acte de suppression des gens dans la rue fait-il d’eux des éléments indésirables ? Parallèlement, si on regarde plastiquement ce que ces suppressions créent -ces «cicatrices»-, on a un rapport à la peinture, une ouverture sur une forme plastique de (re)composition. L’outil à recréé quelque chose à la place des effacés. >> Voir la série

5. Escalier

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Par un simple jeu d’inversion (de cadre et de temps) le spectateur ne sait plus correctement se repérer dans l’espace. Le premier réflexe est de se fier aux gouttes d’eau qui «tombent» et de déduire que la caméra est en plongée totale. Pourtant de nombreuses incompatibilité apparaissent. Tout d’abord le fond qui est éclairé, qui laisse présumer que le sol ne s’y trouve pas, ensuite le son des gouttes qui induit l’inversion temporelle. Cette vidéo tente de mettre en jeu un rapport qui peut exister entre le temps et l’espace en vidéo. L’inversion du temps retourne l’espace de cette scène en inversant la gravité et par conséquent la place du sol et du plafond. La projection dans la boîte correspond à une volonté de proposer l’image vidéo autrement. Le spectateur doit se pencher dans la boîte, comme une sorte de puits. Ici je renverse le temps et l’image, dans cette volonté de manipuler la vidéo non plus dans sa forme mais dans sa présentation. >> Voir la vidéo

6. Echo

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A l’instar du phénomène acoustique où dans un même lieu, le son émis revient de manière régulière et de moins en moins fort, ces images reviennent et se superposent sur l’image de départ. L’ensemble du déplacement est compressé dans l’espace d’une seule image, créant ainsi le portrait d’un intervalle de temps. L’image obtenue apparaît décomposée, dégradée, presque cassée dans sa structure même. Le lieu choisi pour filmer ces images prend alors tout son sens, puisque lui aussi se retrouve dans une sorte d’altération due au temps : le lieu et l’image affichent tous deux une altération due au passage du temps. Sur ces grands formats, il se crée un rapport à la peinture assez frappant. Les couleurs du lieu (notamment les graffitis) viennent s’étaler et repeindre de nouvelles formes. Je peux citer le travail de Philipe Cognée qui recompose ses tableaux à partir des images de lieux qu’il a filmé. J’aime à voir dans ces tableaux une sorte de portraits d’un intervalle de temps, ce n’est pas un photogramme de ces 20 secondes de film, mais bien toutes les images superposées les unes aux autres. >> Plus de détails (vidéo et série complète)

7. Girouette

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Cette girouette est installée dans l’espace public. Les passants sont libres de prendre en photo les petits codes barres révélés par la direction du vent. Une image apparaît alors sur l’écran. Mais ce n’est pas n’importe quelle image, il s’agit en fait de la toute dernière image postée sur google maps dans la direction vers laquelle pointe la girouette. Le vent qui souffle dans une certaine direction permet de re-situer ces images dans leur lieu d’origine, comme une sorte de longue-vue qui ferait un tour d’horizon en temps réel de notre planète. J’aime beaucoup l’idée que ce soit le vent qui décide de la direction des images à choisir. Le mélange entre la technologie (le flux d’images numériques, les codes, l’utilisation d’un smartphone) et un principe presque archaïque (la girouette) apporte une certaine générosité au projet : je crée l’objet mais je le laisse fonctionner sans moi. Il y a aussi un côté magique lorsque les images s’affichent sur le téléphone, on ne connaît presque rien sur ces photos, hormis qu’elles viennent juste d’êtres mises en ligne et qu’elles proviennent du nord/sud/est/ouest. En se laissant prendre au jeu, on peut rester un bon moment à regarder ces images, à chercher un indice pouvant nous aider sur leur origine exacte. Il y a là aussi la volonté de superposer plusieurs espaces, celui du monde virtuel dessiné sur internet et celui du monde réel. Quelque part, la girouette permet de redonner un espace concret à ces images qui s’affichent, une sorte d’ouverture sur le monde réel : «voilà ce qui se passe là-bas». >> Plus de détails (autres girouettes et atelier)

8. Recherches

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Pour voir quelques photos des DNSEP des autres étudiants de ma promo, c'est par ici

[1] - Je pense irrémédiablement à la chanson d'Henry Salvador : "Moi le travail me court après, il est pas près de me rattraper..."
[2] - Hormis la TV et un Vidéoprojecteur

Exposition multi-prises, vendredi 1er juillet 2011 à 18h30

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Norbert Métairie, Maire de Lorient
Emmanuelle Williamson, Adjointe au Maire
Gilbert Gramoullé, Président de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne
Philippe Hardy, Directeur de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne
Pierre Cochard, Directeur du site de Lorient

ont le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition

multi-prises

vendredi 1er juillet 2011 à 18h30
à l’Ecole Européenne Supérieure d’Art de Bretagne – site de Lorient

Multiprises est l’exposition de fin d’étude des étudiants de 5ème année, promotion 2010-2011 :
Simon Augade, Mathilde Bernard, Marion Brossard, Thomas Daveluy, Jonas Delhaye, Gwendal Deshayes, Nastasja Duthois, Nadège Gandon, Arnaud Goualou, Cécile Guillou, Jérémy Leudet, Carole Morhan, Doriane Rio, Claire Vergnolle.
Multiprises, le site : http://multi-prises.fr

Exposition du lundi 4 au vendredi 29 juillet 2011.
Ouverture du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h

École européenne supérieure d’art de Bretagne – site de Lorient
1 avenue de Kergroise – 56100 LORIENT
tel. : 02.97.35.31.73 – fax. 02.97.35.31.79
http://esa.lorient.fr

Vous pouvez aussi télécharger le carton d'invitation au format PDF

L'affiche, c'est moi qu'ai fait :p

Première édition du Festival Oodaaq

logofestival1.jpgLa première édition du festival d'images vidéo poétiques Oodaaq se tiendra à Rennes du 5 au 14 mai 2011. Ce festival a pour but de faire découvrir des créations vidéographiques et photographiques originales de jeunes artistes.

De nombreux événements sont prévus durant le festival : expositions, soirées de projections, vitrines, performances et rencontres en tout genre. Le public rennais est invité à découvrir les différentes manifestations disséminées dans la ville.

>>Plus d'infos sur le festival sur le site de l'Oeil d'Oodaaq

 

Petit rappel du programme:

  • Vendredi 6 Mai : Carte blanche K BARRE (18h30 - 7 rue de Penhouët)
  • Lundi 9 Mai : Soirée Scandinave (21h - Le gazoline, 24 rue Nantaise)
  • Mardi 10 Mai : Carte blanche VIDEOHOLICA (21h - Cité D'Ys, 31 Rue Vasselot)
  • Mercredi 11 Mai : Projections sur le mur de la cité (21h30 - Bar de la cité, 7 rue St Louis)
  • Vendredi 13 Mai : Décharges vidéo (21h30 - Vidéobus, Place des Lices)

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Girouette

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Dans le cadre d'un Workshop avec Antonin Fourneau, nous avions eu pour thème le "hacking urbain". L'idée était de faire intervenir nos créations dans la rue et de les laisser à la portée de tous dans l'espace public. J'ai travaillé avec un autre étudiant de 3ème année (Marc-Antoine Lorcy) sur cet atelier. L'idée de départ était de réaliser une sorte de lanterne magique qui afficherait des tags ou QRcode la nuit dans la rue. Après plusieurs essais/prototypes/ratages, nous sommes partis sur l'idée d'une girouette qui s'éclairerait en fonction de la direction du vent (merci Antonin pour le p'tit coup de pouce).

La première version présente une girouette munie de quatre faces lumineuses. En fonction de la direction du vent une des faces s’allume. Si quelqu’un lit le code qui s'affiche avec son téléphone, il peut voir une photo sur son écran. Cette image est la dernière qui a été postée sur Google Maps (via le service panoramio), dans la direction cardinale indiquée par la girouette.

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Installée dans la rue, cette girouette permet aux passants de voir un instantané du flux d’images postées sur internet. Le vent qui souffle dans une certaine direction permet de resituer ces images dans leur lieu d’origine, comme une sorte de longue-vue qui ferait un tour d’horizon en temps réel de notre planète. J'aime beaucoup l'idée que ce soit le vent qui décide de la direction des images à choisir. Le mélange entre la technologie (le flux d'images numériques, les codes, l'utilisation d'un smartphone) et un principe presque archaïque (la girouette) apporte une certaine générosité au projet: je créé l'objet mais je le laisse fonctionner sans moi. Il y a aussi un côté magique lorsque les images s'affichent sur le téléphone, on ne connaît presque rien sur ces photos, hormis qu'elles viennent juste d'êtres mises en ligne et qu'elles proviennent du nord/sud/est/ouest. En se laissant prendre au jeu, on peut rester un bon moment à regarder ces images, à chercher un indice pouvant nous aider sur leur origine exacte.

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Vendredi 1er Avril, nous devions exposer les créations issues du workshop à l’Hôtel Gabriel à Lorient. Pour les besoins de l'expo, il fallait que la girouette marche aussi de jour. La version 1 ne pouvant absolument pas fonctionner de jour, nous en avons fabriqué une autre avec des tubes de PVC. Un trou dans un des tubes permet de révéler les codes...

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En conclusion, je pense que le principe est intéressant, mais le fait de devoir passer par un smartphone est un peu contraignant et élitiste (tout le monde a pas un téléphone ultra-récent et un forfait internet). Dans l'idéal, j'aimerai bien supprimer cet interface afin de ne plus proposer qu'un écran qui afficherait de manière régulière les images

Hommage à Chaplin au Zebra Graphic Shop

Hommage à Chaplin au Zebra Graphic Shop

Assez régulièrement, la boutique Zebra à Lorient organise au sous-sol des expositions (un historique est visible ici), parfois d'un ou deux artistes en particulier et parfois selon un thème précis. Après les hommages à Hitchcock et à Tintin, Zebra lance une nouvelle fois un appel à participation ouvert à tout les amis de la boutique sur le thème de Charlie Chaplin. Le but est de rendre un hommage graphique à l'un des plus grands maîtres du burlesque*.

Le vernissage de l'exposition aura lieu le samedi 29 janvier à partir de 18h30. L'exposition quant à elle sera visible selon les heures d'ouverture de la boutique à partir du 31 Janvier.

 

En attendant, je vous mets quelques visuels que vous pourrez voir en vrai et en bonne qualité lors de l'exposition (je ferai sans doute des mises à jour en ajoutant des créas d'autres gens):

Chaplin Legacy - Thomas Daveluy les temps modernes, Thomas Daveluy charlie in love thomas fournier

 

*Bon, perso j'aurais préféré Buster Keaton, mais bon, on peut pas toujours avoir ce que l'on veut....

Bonne année 2011

2011

Meilleurs vœux pour cette nouvelle année !

Hier c'était la saint Xylocéphale donc je n'ai pas pu écrire de billet. C'est chose faite aujourd'hui. Histoire de faire dans l'originalité, je souhaite à chacun d'entre vous une très bonne et heureuse année 2011.

2010 était l'année du vice (et je me garde bien de vous en apporter les preuves...), 2011 sera l'année du bronze. De ce fait, j'ai pris la bonne résolution de m'acharner à décrocher systématiquement le bronze dans toutes les compétitions que j'entreprendrai. En clair : je devrai toujours finir 3ème (même si l'on est deux à concourir).

Pourquoi 3ème ? Simplement pour changer. Tout le monde se bat pour finir premier, chose qui est -excusez moi du peu- vraiment très banale de nos jours. Tout le monde étant premier en quelque chose ne cesse de le faire valoir (premier de la classe, premier à faire ça, premier à dire ci et même, pour les plus mauvais d'entre nous : premier en partant de la fin !). Par ailleurs, il est facile de viser la première place : il faut s'assurer d'être meilleur que le n°2 et le tour est joué (rien de plus facile).

Finir 3ème (volontairement bien sûr) implique de prendre en compte beaucoup plus de facteurs. Il faut d'une part s'assurer d'être impérativement moins bon que le 2ème et meilleur que le 3ème (ce qui multiplie par deux la charge de travail). Ensuite, viser la 3ème place comporte des risques : lorsque l'on est premier, on risque juste de se retrouver en dessous, en étant 3ème, on peut soit être en dessous, soit au dessus, ce qui augmente de 100% l'imprécision ! Par ailleurs un seul faux pas et vous ratez le podium (4ème ou en dessous) ce qui vous fera immédiatement sombrer dans l'anonymat et l'oubli.

Viser la 3ème place n'est pas une quête aussi noble, en apparence (en apparence seulement), que de vouloir la pôle position, mais au niveau des efforts elle est considérablement plus élevée et donc plus méritante.

Bref, cette année, je serai 3ème !