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Critique cinéma : Jeune et Jolie - sur multi-prises.fr

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Une critique du film Jeune et Jolie, un film de François Ozon actuellement à l'affiche à lire sur multi-prises.fr.

Ce film a beaucoup fait parler de lui car il parle d'un sujet un peu tabou : la prostitution d'une adolescente. La critique a été assez contrastée, certains jugeant le film trop voyeuriste ou carrément pornographique (comme le Nouvel Obs entre autres), d'autres affichant tout le contraire en présentant le film comme étant subtil et intelligent (comme Télérama par exemple).
Personnellement, j'ai plus été du second avis tant le film ne donne, à aucun moment, de leçons ni d'explications sur le choix de cette adolescente.

[...]

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Exposition : ce que les chèvres n'ont pas encore mangé

carton d'invitation expo nantes

Compte-rendu d’une résidence artistique au village de Saumède (Galice).
En partenariat avec l’Association Cultural y Artistica de Saumede (ACAS), les artistes du Collectif Oodaaq ainsi que leurs invités, exposent leurs travaux réalisés durant le mois de septembre 2012.

Exposition les 12, 13 et 14 octobre 2012 au 23 rue de la Ville En Bois à Nantes.

Artistes présents : Thomas Daveluy - Jonas Delhaye - Simon Guiochet - Solenne Jost & Nolwenn Le Tallec - Guillaume Lepoix

Quelques dates :

VENDREDI 12 OCTOBRE

18h30 vernissage de l’exposition*
21h00 concert au Melocotton** (MOON QUP cantatrice sur bouclettes instrumentales - SUBURB ANIMAL luthier électronique)

SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14

13-21h ouverture de l’exposition
15-17h ateliers (ZOOTROPE (VIDÉO) Comprendre les images en mouvement - TÉLÉTRANSPORTATION (PHOTO) Réalisation d’un film d’animation) Inscription 10€ - Renseignements : 06 23 16 63 97

DIMANCHE 14

20h00 vidéo-concert (8KELT sample électro-accoustique) à La Ville En Bois* (2€)

Téléchargez le carton d'invitation au format PDF

42 minutes

42 minutes c'est le temps que met l'eau qui provient de l'ancien moulin à l'abandon à atteindre le jardin collectif du village de Saumède.

Ce petit cours d'eau est extrêmement précieux puisqu'il fournit la seule source d'eau du jardin qui permet aux résidents de se nourrir à peu de frais.
En plus des débris (branches, glands, herbes) qui bouchent le canal et réduisent le débit de l'eau, le village doit partager cette eau avec différents habitants des environs certains jours. Au final, le jardin de Saumède n'a accès à l'eau que 4 jours sur 7 grâce à ce petit canal dont l'existence est fragile et le débit très variable.

Cette vidéo retrace donc le cheminement de l'eau le long de ces quelques kilomètres, tout en jouant sur un rapport d'échelle et de déformation du aux gouttes d'eau collées à l'objectif.

*****

Quelques éléments de travail, les deux bateaux qui ont servi pour faire flotter la caméra :

Première version du bateau Première version du bateau Première version du bateau : gros plan sur la caméra miniature
Deuxième version du bateau : plus légère et plus naviguable Deuxième version du bateau Deuxième version du bateau

Intrication

En physique quantique l'intrication est un phénomène observé dans lequel deux objets (ou plus), bien que spatialement séparés se voient avoir les mêmes propriétés physiques.
En gros, même s'ils sont séparés par de grandes distances spatiales, les deux systèmes ne sont pas indépendants et il faut les considérer comme un système unique.
Il est aussi possible de voir les choses dans l'autre sens : l'intrication induit qu'un élément peut être dans plusieurs états à la fois (principe du chat de Schrödinger).

   
Cette vidéo, réalisée durant ma résidence à Saumède en Galice, fonctionne exactement de cette manière, en divisant l'écran afin d'emprunter tous les chemins possibles qui mènent de l'entrée au point de vue le plus culminant du village.
Chaque fois que le chemin emprunté se sépare, l'écran se divise et chaque partie emprunte l'un des deux parcours.
Au final, il se créé une composition au sein de ces découpes verticales, composition qui n'est pas fonction de choix esthétiques, mais fonction de la géographie du lieu.
Par ailleurs cette composition, divisée de manière verticale se retrouve rassemblée de manière horizontale par la ligne d'horizon, volontairement centrée la plupart du temps.

*****

Quelques éléments de travail :

Carte du village avec numérotation des sections   Découpe chronologique des séparations en fonction de la carte

Vu du projet de travail sous After Effects Vue du travail du remontage et calage sonore sous Première

Avatar, complexe archaique fécond

(projet en commun de Guillaume Lepoix et Thomas Daveluy)

Bachelard, reprenant les théories de Jung, évoque la notion de complexe archaïque fécond[1]. Il théorise le fait que la destruction (notamment par le feu) est le moment d'existence ultime de l'objet.
Ce complexe est archaïque, puisqu'il date du début de la civilisation humaine.

Ce passage par la destruction apporte une preuve tangible de l'existence de l'objet en tant qu'élément réel (comment détruire quelque chose qui n'existe pas ?).

Par ailleurs, le feu est un élément hautement symbolique. Vénéré par toutes les civilisations, c'est en effet un objet de fascination, vital, mais destructeur. Il est l'élément d'un passage, d'une transition vers un autre état (purification en général), créant une ambivalence entre quelque chose qui disparaît et un nouvel élément qui apparaît. En Amérique latine on brule des épouvantails lors du nouvel an (del año viejo - le bonhomme de la vieille année) afin de mettre fin aux vieilles rancœurs de l'année passée, ce qui permet de recommencer une nouvelle année sereine. Le feu n'est donc pas une fin en soi, c'est bel et bien un élément transitoire.

Dans cette vidéo, le but initial était bien de tenter d'apporter cette preuve de l'existence de l'objet virtuel. Le personnage qui brûle (que je nommerai l'avatar) est une modélisation en 3D de la personne qui fait l'action sur la vidéo (que je nommerai le référent). Cet avatar a volontairement été conçu avec très peu de polygones (à peu près le même nombre que ceux qui composent le personnage de Lara Croft dans Tomb Raider). Sorte d'archétype des jeux vidéos des années 90, ce personnage, de part la manière dont il est construit, renvoie immédiatement au monde virtuel duquel il est issu.

Volontairement plus grand que le modèle original, il fallait pour nous que cet avatar prenne une dimension légèrement plus importante que son référent. L'avatar dans le jeu vidéo est un personnage auquel le joueur apporte beaucoup d'importance (bien plus qu'à sa propre image parfois). L'avatar permet de se construire, ou plutôt de se reconstruire une identité idéale, ou du moins améliorée.

Lorsque la vidéo commence on peut se demander si cet objet est issu de l'espace réellement filmé ou s'il a été ajouté par la suite (auquel cas il ferait partie du monde virtuel). L'incertitude persiste jusqu'au moment où l'avatar commence à brûler (il est réel puisqu'il se détruit). En brûlant son propre avatar, le référent affirme alors l'existence réelle de son modèle tout en induisant une volonté d'en finir avec lui, sans doute pour passer à autre chose (avec la même facilité avec laquelle on supprime son profil dans un jeu ou sur un site).

Lorsque l'avatar commence à tomber, son référent le soutient, presque s'il l'assistait dans sa propre mort. Puis, une fois à terre, la destruction étant désormais inéluctable, le référent s'en va.

Au final que reste t-il ? Une tête, immobile, impassible, presque pitoyable. Ce regard plongé dans le vide, rappelant celui d'un cadavre, ne vient-il pas confirmer la dualité existentielle de cet archétype en carton (un peu comme un marionnettiste fait prendre "vie" à quelques bouts de tissus) ? Si le dernier plan fait appel à l'image d'un mort, cela n'induit-il pas qu'il y a eu un vivant auparavant ?

L'avatar est-il une entité si fictive ? Si dématérialisée, si irréelle ?

[1] - Gaston Bachelard, la psychanalise du feu - folio essais

Sélection cinéma

Depuis le temps que je voulais le faire, j'ai enfin trouvé le temps (et le courage) de faire une liste des films coups de cœur année par année. En guise de bonus j'ai aussi mis les films que j'ai vraiment détestés. C'est une liste non exhaustive, d'abord parce que je n'ai pas vu tous les films sortis chaque année (ça on s'en doute) mais surtout parce que je n'ai pas mis les films que je trouvais moyens ou sans intérêt.

2011 :

Le film coup de cœur : Melancholia

J'ai aimé
  • 127 Hours Official Poster.jpg127 Heures
    Dany Boyle
  • affiche-93-la-belle-rebelle.jpg93, la belle rebelle
    Jean-Pierre Thorn
  • affiche-Melancholia-2010-4.jpgMelancholia
    Lars Von Trier
  • DriveDrive
    Nicolas Winding Refn
  • source_code_original.jpgSource Code
    Duncan Jones
  • la-piel-que-habitoLa Piel Que Habito
    Pedro Almodovar
  • the-artist-affiche.jpgThe Artist
    Michel Hazanavicius
J'ai trouvé très mauvais :
  • Black Swan - Darren Aronowski - Déjà vu et ennuyant
  • Sucker Punch - Zack Snyder - Du Zack Snyder...
  • The Tree of Life - Terrence Mallick - Du vrai-faux mystique sur fond de pub Areva
  • Transformers 3 - Michael Bay - Et 1 et 2 et 3... zéro
  • Super 8 - J.J Abrams - De l’esbroufe et du déjà vu
  • Paranormal Activity 3 - Henry Joost, Ariel Schulman - Même critique que transformers 3

2010 :

Le film coup de cœur : L'illusionniste

J'ai aimé
  • 208_112526.jpgBright Star
    Jane Campion
  • 4929031992_7fcea9ed08.jpgLe bruit des glaçons
    Bertrand Blier
  • 4c35e6a0d5454.jpgDes hommes et des dieux
    Xavier Beauvois
  • affiche-mammuth.jpgMammuth
    Kervern et Delépine
  • l-illusionniste-5755-1853542911.jpgL'illusionniste
    Sylvain Chomet
  • Machete Poster 1.jpgMachete
    Robert Rodriguez
  • outrage.jpgOutrage
    Takeshi Kitano
  • socialisme.jpgFilm socialisme
    Jean-Luc Godard
  • splice_affiche.jpgSplice
    Vincenzo Natali
  • tournee.jpgTournée
    Mathieu Amalric
J'ai trouvé très mauvais :
  • La Rafle - Rose Bosch - Ou comment tricher avec les vrais drames pour faire des entrées
  • Alice au pays des merveilles - Tim Burton - Actrice insipide et film ennuyant
  • Iron Man 2 - Jon Favreau - Très décevant par rapport au 1er
  • Inception - Christopher Nolan - DE-ception
  • The Social Network - David Fincher - Un film sans vagues pour redorer (un peu) le blason de Mr Facebook

2009 :

Le film coup de cœur : Discrict 9

J'ai aimé
  • 19051798_w434_h_q80.jpgTokyo Sonata
    Kyoshi Kurosawa
  • 2254584521_small_1.jpgThe Wrestler
    Darren Aronowski
  • 9782014633801.jpgLà haut
    Pete Docter
  • affiche-1.jpgLe ruban blanc
    Michael Haneke
  • affiche-2.jpgOSS-117
    Michel Hazanavicius
  • affiche-les-demineurs.jpgDémineurs
    Katheryn Bigelow
  • affiche-un-prophete.jpgUn prophète
    Jacques Audiard
  • district-9.jpgDistrict 9
    Neil Blomkamp
  • gran-torino-teaser-poster.jpgGran Torino
    Clint Eastwood
  • la_vague_film.jpgLa vague
    Dennis Gansel
  • mary-et-max-17596-687403708.jpgMary & Max
    Adam Elliot
  • morse.jpgMorse
    Thomas Alferson
  • public-enemies-postermin.jpgPublic Enemies
    Michael Man
  • the-limits-of-control-01.jpgThe Limits Of Control
    Jim Jarmush
  • very_bad_trip,4.jpgVery Bad Trip
    Todd Phillips
J'ai trouvé très mauvais :
  • Watchmen - Zack Snyder - Sans commentaire...
  • Dragonball Evolution - James Wong - Haha, c'était une blague non?
  • Transformers la revanche - Michael Bay - Un des meilleurs films de Michael Bay...
  • Inglourious Basterds - Quentin Tarentino - Grosse déception
  • Thirst - Park Chan Wook - Zut, sa filmographie était un sans faute jusque-là
  • 2012 - Rolland Emmerich - On en reparle en 2013
  • L'Imaginarium du docteur Parnassus - Terry Gilliam - Bof, c'est quoi le but là ?
  • Le vilain - Albert Dupontel - Ouille, c'est mauvais...
  • Paranormal Activity - Oren Peli - Je donne 10€ à celui qui s'endort pas devant
  • La route - John Hillcoat - Très bonne idée... malheureusement gâchée
  • Avatar - James Cameron - Tout le monde l'a vu, pas besoin de me justifier
  • Rec² - Jaume Balaguero - Du sous-sous-sous Blair Witch

2008 :

Le film coup de cœur : Speed Racer

J'ai aimé
  • 130213-b-rumba.jpgRumba
    Dominique Abel
  • 2149281933_3.jpgLe bon, la brute et le cinglé
    Kim Jee Woon
  • 50503_10604219307_7274473_n.jpgJCVD
    Mabrouk El Mechri
  • 57549-b-speed-racer.jpgSpeed Racer
    Andy et Larry Wachowski
  • 59316194.jpgValse avec Bachir
    Ari Folman
  • 71039_8907712172_7893264_n.jpgInto The Wild
    Sean Penn
  • affiche-iron-man.jpgIron Man
    John Favreau
  • affiche.jpgTonnerre sous les tropiques
    Ben Stiller
  • bons_baisers_de_bruges,0.jpgBons Baisers de Bruges
    Martin McDonagh
  • Cloverfield.jpgCloverfield
    Matt Reeves
  • deux-jours-a-tuer-30-04-2008-1-g.jpgDeux Jours à tuer
    Jean Becker
  • gomorra,0.jpgGomorra
    Matteo Garrone
  • hunger.jpgHunger
    Steeve McQueen
  • no_country_for_old_men-affiche.jpgNo country for old men
    Joël et Ethan Coen
  • post-513-1272488662.jpgSéraphine
    Martin Provost
  • Rocknrolla-locandina.jpgRock'n'Rolla
    Guy Richie
  • The-Mist-movie-poster.jpgThe Mist
    Franck Darabon
  • tokyo--affiche.jpgTokyo!
    Leos Carax, Bong Joon-ho, Michel Gondry
  • win0814poster.jpgThe Dark Knight
    Christopher Nolan
J'ai trouvé très mauvais :
  • Sweeney Todd - Tim Burton - Pitié, pas une chanson, noooooooon !
  • Soyez sympas, rembobinez - Michel Gondry
  • MR 73 - Olivier Marchal - Et surtout n'oubliez pas de voter FN après avoir vu le film
  • Indiana Jones 4 - Steven Spielberg - C'était quoi ça ?
  • Phénomènes - M. Night Shyamalan - Il a déjà fait un bon film lui ?
  • Diairy of the dead - Georges A Romero - C'était tellement mieux "zombies"
  • Babylon AD - Mathieu Kassowich - Kassovitch est parti pendant le tournage... ça en dit long
  • Le jour où la terre s'arrêta - Scott Derrickson - Mauvais remake
  • Burn after reading - Jeël et Ethan Coen - Quelqu'un a ri ?

2007 :

Le film coup de cœur : Sunshine

J'ai aimé
  • 115029-b-retribution.jpgRétribution
    Kyoshi Kurosawa
  • 127944-b-4-mois-3-semaines-2-jours.jpg4 mois, 3 semaines, 2 jours
    Cristian Mungiu
  • 18736402_w434_h_q80.jpgContre enquête
    Franck Mancuso
  • 20080422221757.jpgParanoid Park
    Gus Van Sant
  • 205vgwbl.jpgLettres d'Iwo Jima
    Clint Eastwood
  • 222509.jpgSunshine
    Dany Boyle
  • 5471.jpgJoyeuses Funérailles
    Franck Oz
  • 61320-b-shoot-em-up.jpgShoot'em up
    Michael davis
  • 74126_b11302a05284ad610d16a291bf417096.jpgJe suis un cyborg
    Park Chan Wook
  • affiche-Le-Fils-de-l-epicier-2007-1.jpgLe fils de l'épicier
    Eric Guirado
  • affiche_planet_terror.jpgPlanète terreur
    Robert Rodriguez
  • amer_beton,0.jpgAmer Béton
    Michael Arias
  • edenlog.jpgEden Log
    Franck Vestiel
  • Le_dernier_roi_d_ecosse_grande_cine.jpgLe dernier roi d’Écosse
    Kevin Macdonald
  • p010.jpgPersépolis
    Marjane Satrapi
J'ai trouvé très mauvais :
  • Apocalypto - Mel Gibson - Gibson en plein trip aux extas
  • L'Illusionniste- Neil Burger - Très très mauvais
  • Inland Empire - David Lynch - Long...
  • 300 - Zack Snyder - Subtil et harmonieux
  • Les Contes de Terremer - Goro Miyazaki - Pas bon le fils à papa
  • Spider man 3 - Sam raimi - Vive l'amérique
  • Boulevard de la mort - Quentin Tarentino - bof bof
  • Transformers - Michael Bay en force
  • 28 Semaines plus tard - Bouh que c'est mauvais
  • Je suis une légende - Une très très mauvaise adaptation

Depth Affect visual show

Concert de Depth Affect mercredi 9/11 au Trampolino à Nantes (44).

L'occasion de tester les nouveaux visuels sur lesquels on bossait depuis plusieurs mois : 10 thèmes (9 sont visibles sur la vidéo) sont ressortis de ce travail que j'ai entrepris en collaboration avec Xavier Brunet (chacun a fait la moitié des thèmes à peu près, certains ont été mélangés et remaniés).

L'idée de départ était de projeter les visuels sur le groupe (pour ce concert là ça n'a pas été possible techniquement). Nous voulions aussi que la musique influence la teinte de la projection, mais après réflexion le côté noir et blanc nous a paru plus radical et donc plus intéressant. Au final on a beaucoup travaillé sur des formes géométriques, des aplats, des motifs et des textures de bruit. Certains ont peut-être d'ailleurs reconnu la couverture de mon mémoire sur le 2ème thème (j'aimais bien ce motif donc je m'en suis servi pour la couverture).

Les thèmes

01-tramages.jpg
Tramages (non présent sur la vidéo)

Plusieurs motifs de trames qui se déplacent lentement et révèlent des formes
- Thomas
 
02-morellet.jpg
Morellet

Des barres lumineuses qui s'entrecroisent
- Xavier
 
03-cubeverre.jpg
Cube verre

Des cubes de verre créés en 3d dans lesquels se déplacent des lumières
- Thomas
 
04-graingeo.jpg
Grain geo

Des formes géométriques simples texturées avec du grain
- Xavier
 
05-debrits-triangles.jpg
Débris + triangle

Un motif en pixels (issu d'une vidéo où je casse des bouteilles en verre) sur lequel des aplats géométriques viennent se superposer en négatif
- Thomas + Xavier
 
06-facettes.jpg
Facettes

Des motifs qui se déplacent dans des centaines de facettes
- Xavier
 
07-explosions.jpg
Explosions

Des cubes en 3d filaire qui explosent en des milliers d'autres cubes
- Thomas
 
08-eventail.jpg
Eventail

Des lignes en éventail qui apparaissent et disparaissent lentement
- Xavier
 
09-trames.jpg
Trames

Des formes géométriques révélées par des trames qui se superposent
- Xavier
 
10-cube_balleaction.jpg
Cube2 + ballaction

Des formes géométriques en 3d (cube, exagones, etc...) qui tournent sur un motif de bruit
- Thomas + Xavier
 

Melancholia de Lars Von Trier

affiche-Melancholia-2010-4.jpgJe suis allé voir jeudi dernier Melancholia de LVT, ce film fait partie des meilleurs que j'ai pu voir cette année.

Au début le film commence un peu comme Tree Of Life (un film qui prétend montrer la beauté du monde sur fond d'écran Apple), j'avoue que j'ai eu un peu peur. Sauf que Lars Von Trier ce n'est pas Terrence Mallick et qu'il ne s'embourbe pas dans un discours niaiseux en filmant le soleil dans les arbres (quoi qu'il s'embourbe avec son discours sur le nazisme, mais c'est pas le propos du film). Les deux films sont assez similaires en apparence, mais leurs intentions divergent.

Tree Of Life propose de belles images pour nous faire croire que le monde est beau (n'est-ce pas un non-sens de montrer un monde esthétisé pour témoigner de sa beauté ?). Mallick nous montre alors une belle pub Areva comme il l'avait déjà fait avec Nouveau Monde (avec de belles phrases "Dieu, tu m'a tendu les bras", ressemblant trait pour trait aux slogans EDF "On vous doit plus que la lumière"). J'ai trouvé ce film moralisateur, peu subtil (balancer Lacrimosa après la mort d'un enfant c'est très très fin...), séduisant et esthétisant, bref extrêmement prétentieux.

Melancolia est à l'opposé une œuvre beaucoup plus noire. D'abord, les "belles" images sont très différentes, puisqu'elles sonnent plus comme des tableaux représentant les derniers moments de vie des personnages que comme une prétendue représentation du monde (d'ailleurs un des tableaux est issu directement du rêve d'un des personnages). Le côté romantique prend alors tout son sens et finit par se diriger, lentement, vers une mélancolie totale (le film est tout autant mélancolique que le personnage principal). Ensuite, le film se contente de témoigner de la fin du monde uniquement à travers 2 personnages (3 avec l'enfant). Melancholia part donc du petit pour aller vers le grand, à l'inverse de Tree Of Life (où le début du film nous dresse une carte de l'infiniment grand à l'infiniment petit en s'étalant sur une période allant de la préhistoire à nos jours, rien que ça!). C'est donc une œuvre qui, bien que traitant d'un sujet aussi lourd que la mélancolie, ne se perd pas dans un récit trop vaste en se concentrant sur l'essentiel : l'acceptation de la fatalité. En bref, un véritable remède pour ceux qui, comme moi, ont du mal à se remettre du film de Mallick.

110706_Melancholia.jpg

Si vous n'avez pas vu le film, je vous conseille de vous arrêter là, ça va pas mal spoiler.

L'histoire est volontairement simple : une planète du nom de Melancholia surgit de derrière le soleil et se dirige vers la terre, signant irrémédiablement la fin du monde. Pourtant, l'histoire ne se concentre que sur les deux sœurs, Justine (Kirsten Dunst) et Claire (Charlotte Gainsbourg), aux caractères (et aux physiques*) fondamentalement opposés : l'une sombre dans une mélancolie totale et accepte la fatalité comme une sorte de délivrance tandis que l'autre se bat contre un sort pourtant inévitable (la séquence où Claire tente de fuir la fin du monde avec une voiturette de Golf est des plus ridicule).

L'analogie entre les deux planètes qui se confrontent et les deux sœurs est d'ailleurs étonnante. La Terre, étonnamment petite face à Melancholia, serait Claire (très maigre) face à Justine (très plantureuse). Le destin des deux sœurs est scellé à l'instar de celui des deux planètes qui vont se heurter. Si je vais plus loin, je pourrai même dire que Claire a tout à perdre (elle a un enfant qu'elle veut protéger à tout prix), comme la Terre qui abrite la vie, alors que Justine, qui vient de massacrer sa carrière et son mariage (on pense d'ailleurs à Festen de Vinterberg pour la séquence du mariage) est comme Melancholia : un corps céleste sans vie (dans sa phase la plus basse Justine ne trouve même plus la force de marcher) qui précipite le monde dans sa propre chute.

Melancholia_-_14.jpg

Pour mettre un terme à tout espoir, LVT décide, dans une séquence très bien emmenée, de déclarer et de prouver qu'il n'existe pas de vie ailleurs. La collision des deux planètes signe donc l'anéantissement total de la vie dans l'univers. Et Trier décidera justement de terminer son film lors de la collision, comme si la disparition de la vie entrainait logiquement la disparition du film : il n'y a plus rien après.

La fin du film est d'ailleurs sublime : après avoir dressé un beau pied de nez à tous les films de catastrophe hollywoodiens (Claire propose d’assister à la fin du monde avec un verre de vin, très cliché, et se fait remballer par Justine qui lui propose plutôt "d'attendre dans les chiottes") Trier nous dresse une dernière image choc : les personnages, réunis dans une "cabane magique" assistent à l'arrivée fulgurante de l'immense planète qui remplit le ciel. La fragilité et la puérilité de la cabane (c'est l'enfant qui demande à ce qu'on la construise) entre en contraste direct avec cet immense corps qui fonce à une vitesse folle et dont le gigantisme dépasse l'entendement. Cette séquence sonne presque comme l'image même de l'inéluctabilité.

*D'ailleurs c'est moi ou Kirsten Dunst s'est fait refaire les seins ?