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Retours du concert de Noir Statues en images

Manoir de St Urchaut Instruments Début du concert Projections et ombres sur le mur
Explosions de cubes 3D sur la musique The Answer was'nt here Plan large sur la projection sur le manoir Formes géométriques sur Who Rotel Formes géométriques sur Who Rotel
Visuels pour 'Jeunes Rythmes' Visuels pour 'Jeunes Rythmes' Visuels pour 'Jeunes Rythmes'
Visuels pour 'Les régions tropicales de la vie' Visuels pour 'Les régions tropicales de la vie' Visuels pour 'Les régions tropicales de la vie' Visuels pour 'Les régions tropicales de la vie'
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Concert de Noir Statues Samedi 13 juillet à Pont-Scorff (56)

Logo Noir Statues

Concert-performance de Noir Statues au Manoir de Saint-Urchaud à Pont-Scorff.

21h30

Samedi 13 juillet 2013

Gratuit - durée approx. 45 min - Saint-Urchaud, Pont-Scorff 56620 (Plan du site)

Genre : electro / primitive bass music - David Bideau / Thomas Daveluy

Plus de détails :
L'art Chemin faisant : art-chemin-faisant.tumblr.com
Le site officiel de Noir Statues : noirstatues.fr
On en parle sur multi-prises (et organisation d'un co-voiturage) : multi-prises.fr/concert-noir-statues

Noir Statues - Primitive Bass Music

Noir Statues Logo

Cela fait plusieurs mois que je travaille avec David Bideau sur l'émergence d'une collaboration entre musique et images. Nous avions déjà fait une première démonstration lors d'une soirée privée en décembre, mais nous n'avions alors pas encore défini un projet clair (même le nom du groupe n'était pas fixé).

Aujourd'hui, le projet est devenu plus mature, avec de nouvelles musiques, évoluant dans un univers différent (mélange de sonorités primitives et d'instruments électroniques basiques) et sous un nouveau nom : Noir Statues.

Nous avons convenu d'axer d'avantage notre travail sur des formes basiques, issues de références primitives (art africain, sud américain) ainsi que sur l'art minimaliste et conceptuel (entre autres Sol LeWitt). Voici quelques visuels ainsi que les différentes références qui ont pu nous aider dans cette recherche :

Quelques sources d'inspiration :

sollewitt001.jpg sol-lewitt-wall-drawing-481-2.jpg
Sol LeWitt

15488-16703.main_p.jpg
Bernard Venet (Source)

cmarker01.jpg cmarker02.jpg cmarker03.jpg cmarker04.jpg
Chris Marker Les Statues meurent aussi (Source)

Logo :

Logo Noir Statues Fil Logo Noir Statues Fil complet Logo Noir Statues monochrome Logo Noir Statues

Visuels :

cube verre, noir statues cube verre arche, noir statues arche, noir statues forêt forêt forêt forêt forêt bruit éventail éventail éventail wbmp cube fil explosions explosions explosions

Si vous voulez écouter la musique de Noir Statues, je vous invite à aller faire un tour sur le nouveau site web : http://noirstatues.fr/ , ou vous trouverez 6 morceaux complets ainsi qu'une vidéo de démo qui évoluera (celle-ci utilise encore d'anciens visuels que nous allons progressivement abandonner ou faire évoluer).

Nous publierons rapidement une autre vidéo de démo avec les nouveaux visuels.

Quel est votre avis ? Ce nouveau son vous plait-il ?

Avatar, complexe archaique fécond

(projet en commun de Guillaume Lepoix et Thomas Daveluy)

Bachelard, reprenant les théories de Jung, évoque la notion de complexe archaïque fécond[1]. Il théorise le fait que la destruction (notamment par le feu) est le moment d'existence ultime de l'objet.
Ce complexe est archaïque, puisqu'il date du début de la civilisation humaine.

Ce passage par la destruction apporte une preuve tangible de l'existence de l'objet en tant qu'élément réel (comment détruire quelque chose qui n'existe pas ?).

Par ailleurs, le feu est un élément hautement symbolique. Vénéré par toutes les civilisations, c'est en effet un objet de fascination, vital, mais destructeur. Il est l'élément d'un passage, d'une transition vers un autre état (purification en général), créant une ambivalence entre quelque chose qui disparaît et un nouvel élément qui apparaît. En Amérique latine on brule des épouvantails lors du nouvel an (del año viejo - le bonhomme de la vieille année) afin de mettre fin aux vieilles rancœurs de l'année passée, ce qui permet de recommencer une nouvelle année sereine. Le feu n'est donc pas une fin en soi, c'est bel et bien un élément transitoire.

Dans cette vidéo, le but initial était bien de tenter d'apporter cette preuve de l'existence de l'objet virtuel. Le personnage qui brûle (que je nommerai l'avatar) est une modélisation en 3D de la personne qui fait l'action sur la vidéo (que je nommerai le référent). Cet avatar a volontairement été conçu avec très peu de polygones (à peu près le même nombre que ceux qui composent le personnage de Lara Croft dans Tomb Raider). Sorte d'archétype des jeux vidéos des années 90, ce personnage, de part la manière dont il est construit, renvoie immédiatement au monde virtuel duquel il est issu.

Volontairement plus grand que le modèle original, il fallait pour nous que cet avatar prenne une dimension légèrement plus importante que son référent. L'avatar dans le jeu vidéo est un personnage auquel le joueur apporte beaucoup d'importance (bien plus qu'à sa propre image parfois). L'avatar permet de se construire, ou plutôt de se reconstruire une identité idéale, ou du moins améliorée.

Lorsque la vidéo commence on peut se demander si cet objet est issu de l'espace réellement filmé ou s'il a été ajouté par la suite (auquel cas il ferait partie du monde virtuel). L'incertitude persiste jusqu'au moment où l'avatar commence à brûler (il est réel puisqu'il se détruit). En brûlant son propre avatar, le référent affirme alors l'existence réelle de son modèle tout en induisant une volonté d'en finir avec lui, sans doute pour passer à autre chose (avec la même facilité avec laquelle on supprime son profil dans un jeu ou sur un site).

Lorsque l'avatar commence à tomber, son référent le soutient, presque s'il l'assistait dans sa propre mort. Puis, une fois à terre, la destruction étant désormais inéluctable, le référent s'en va.

Au final que reste t-il ? Une tête, immobile, impassible, presque pitoyable. Ce regard plongé dans le vide, rappelant celui d'un cadavre, ne vient-il pas confirmer la dualité existentielle de cet archétype en carton (un peu comme un marionnettiste fait prendre "vie" à quelques bouts de tissus) ? Si le dernier plan fait appel à l'image d'un mort, cela n'induit-il pas qu'il y a eu un vivant auparavant ?

L'avatar est-il une entité si fictive ? Si dématérialisée, si irréelle ?

[1] - Gaston Bachelard, la psychanalise du feu - folio essais