Parallèles

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Bientôt...

Gros projet à venir...

Fini la 3D, place au métal et aux vraies TV cathodiques.
Réalisation : mi-novembre.

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Noir Statues - Primitive Bass Music

Noir Statues Logo

Cela fait plusieurs mois que je travaille avec David Bideau sur l'émergence d'une collaboration entre musique et images. Nous avions déjà fait une première démonstration lors d'une soirée privée en décembre, mais nous n'avions alors pas encore défini un projet clair (même le nom du groupe n'était pas fixé).

Aujourd'hui, le projet est devenu plus mature, avec de nouvelles musiques, évoluant dans un univers différent (mélange de sonorités primitives et d'instruments électroniques basiques) et sous un nouveau nom : Noir Statues.

Nous avons convenu d'axer d'avantage notre travail sur des formes basiques, issues de références primitives (art africain, sud américain) ainsi que sur l'art minimaliste et conceptuel (entre autres Sol LeWitt). Voici quelques visuels ainsi que les différentes références qui ont pu nous aider dans cette recherche :

Quelques sources d'inspiration :

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Sol LeWitt

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Bernard Venet (Source)

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Chris Marker Les Statues meurent aussi (Source)

Logo :

Logo Noir Statues Fil Logo Noir Statues Fil complet Logo Noir Statues monochrome Logo Noir Statues

Visuels :

cube verre, noir statues cube verre arche, noir statues arche, noir statues forêt forêt forêt forêt forêt bruit éventail éventail éventail wbmp cube fil explosions explosions explosions

Si vous voulez écouter la musique de Noir Statues, je vous invite à aller faire un tour sur le nouveau site web : http://noirstatues.fr/ , ou vous trouverez 6 morceaux complets ainsi qu'une vidéo de démo qui évoluera (celle-ci utilise encore d'anciens visuels que nous allons progressivement abandonner ou faire évoluer).

Nous publierons rapidement une autre vidéo de démo avec les nouveaux visuels.

Quel est votre avis ? Ce nouveau son vous plait-il ?

42 minutes

42 minutes c'est le temps que met l'eau qui provient de l'ancien moulin à l'abandon à atteindre le jardin collectif du village de Saumède.

Ce petit cours d'eau est extrêmement précieux puisqu'il fournit la seule source d'eau du jardin qui permet aux résidents de se nourrir à peu de frais.
En plus des débris (branches, glands, herbes) qui bouchent le canal et réduisent le débit de l'eau, le village doit partager cette eau avec différents habitants des environs certains jours. Au final, le jardin de Saumède n'a accès à l'eau que 4 jours sur 7 grâce à ce petit canal dont l'existence est fragile et le débit très variable.

Cette vidéo retrace donc le cheminement de l'eau le long de ces quelques kilomètres, tout en jouant sur un rapport d'échelle et de déformation du aux gouttes d'eau collées à l'objectif.

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Quelques éléments de travail, les deux bateaux qui ont servi pour faire flotter la caméra :

Première version du bateau Première version du bateau Première version du bateau : gros plan sur la caméra miniature
Deuxième version du bateau : plus légère et plus naviguable Deuxième version du bateau Deuxième version du bateau

Avatar, complexe archaique fécond

(projet en commun de Guillaume Lepoix et Thomas Daveluy)

Bachelard, reprenant les théories de Jung, évoque la notion de complexe archaïque fécond[1]. Il théorise le fait que la destruction (notamment par le feu) est le moment d'existence ultime de l'objet.
Ce complexe est archaïque, puisqu'il date du début de la civilisation humaine.

Ce passage par la destruction apporte une preuve tangible de l'existence de l'objet en tant qu'élément réel (comment détruire quelque chose qui n'existe pas ?).

Par ailleurs, le feu est un élément hautement symbolique. Vénéré par toutes les civilisations, c'est en effet un objet de fascination, vital, mais destructeur. Il est l'élément d'un passage, d'une transition vers un autre état (purification en général), créant une ambivalence entre quelque chose qui disparaît et un nouvel élément qui apparaît. En Amérique latine on brule des épouvantails lors du nouvel an (del año viejo - le bonhomme de la vieille année) afin de mettre fin aux vieilles rancœurs de l'année passée, ce qui permet de recommencer une nouvelle année sereine. Le feu n'est donc pas une fin en soi, c'est bel et bien un élément transitoire.

Dans cette vidéo, le but initial était bien de tenter d'apporter cette preuve de l'existence de l'objet virtuel. Le personnage qui brûle (que je nommerai l'avatar) est une modélisation en 3D de la personne qui fait l'action sur la vidéo (que je nommerai le référent). Cet avatar a volontairement été conçu avec très peu de polygones (à peu près le même nombre que ceux qui composent le personnage de Lara Croft dans Tomb Raider). Sorte d'archétype des jeux vidéos des années 90, ce personnage, de part la manière dont il est construit, renvoie immédiatement au monde virtuel duquel il est issu.

Volontairement plus grand que le modèle original, il fallait pour nous que cet avatar prenne une dimension légèrement plus importante que son référent. L'avatar dans le jeu vidéo est un personnage auquel le joueur apporte beaucoup d'importance (bien plus qu'à sa propre image parfois). L'avatar permet de se construire, ou plutôt de se reconstruire une identité idéale, ou du moins améliorée.

Lorsque la vidéo commence on peut se demander si cet objet est issu de l'espace réellement filmé ou s'il a été ajouté par la suite (auquel cas il ferait partie du monde virtuel). L'incertitude persiste jusqu'au moment où l'avatar commence à brûler (il est réel puisqu'il se détruit). En brûlant son propre avatar, le référent affirme alors l'existence réelle de son modèle tout en induisant une volonté d'en finir avec lui, sans doute pour passer à autre chose (avec la même facilité avec laquelle on supprime son profil dans un jeu ou sur un site).

Lorsque l'avatar commence à tomber, son référent le soutient, presque s'il l'assistait dans sa propre mort. Puis, une fois à terre, la destruction étant désormais inéluctable, le référent s'en va.

Au final que reste t-il ? Une tête, immobile, impassible, presque pitoyable. Ce regard plongé dans le vide, rappelant celui d'un cadavre, ne vient-il pas confirmer la dualité existentielle de cet archétype en carton (un peu comme un marionnettiste fait prendre "vie" à quelques bouts de tissus) ? Si le dernier plan fait appel à l'image d'un mort, cela n'induit-il pas qu'il y a eu un vivant auparavant ?

L'avatar est-il une entité si fictive ? Si dématérialisée, si irréelle ?

[1] - Gaston Bachelard, la psychanalise du feu - folio essais

Depth Affect visual show

Concert de Depth Affect mercredi 9/11 au Trampolino à Nantes (44).

L'occasion de tester les nouveaux visuels sur lesquels on bossait depuis plusieurs mois : 10 thèmes (9 sont visibles sur la vidéo) sont ressortis de ce travail que j'ai entrepris en collaboration avec Xavier Brunet (chacun a fait la moitié des thèmes à peu près, certains ont été mélangés et remaniés).

L'idée de départ était de projeter les visuels sur le groupe (pour ce concert là ça n'a pas été possible techniquement). Nous voulions aussi que la musique influence la teinte de la projection, mais après réflexion le côté noir et blanc nous a paru plus radical et donc plus intéressant. Au final on a beaucoup travaillé sur des formes géométriques, des aplats, des motifs et des textures de bruit. Certains ont peut-être d'ailleurs reconnu la couverture de mon mémoire sur le 2ème thème (j'aimais bien ce motif donc je m'en suis servi pour la couverture).

Les thèmes

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Tramages (non présent sur la vidéo)

Plusieurs motifs de trames qui se déplacent lentement et révèlent des formes
- Thomas
 
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Morellet

Des barres lumineuses qui s'entrecroisent
- Xavier
 
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Cube verre

Des cubes de verre créés en 3d dans lesquels se déplacent des lumières
- Thomas
 
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Grain geo

Des formes géométriques simples texturées avec du grain
- Xavier
 
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Débris + triangle

Un motif en pixels (issu d'une vidéo où je casse des bouteilles en verre) sur lequel des aplats géométriques viennent se superposer en négatif
- Thomas + Xavier
 
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Facettes

Des motifs qui se déplacent dans des centaines de facettes
- Xavier
 
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Explosions

Des cubes en 3d filaire qui explosent en des milliers d'autres cubes
- Thomas
 
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Eventail

Des lignes en éventail qui apparaissent et disparaissent lentement
- Xavier
 
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Trames

Des formes géométriques révélées par des trames qui se superposent
- Xavier
 
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Cube2 + ballaction

Des formes géométriques en 3d (cube, exagones, etc...) qui tournent sur un motif de bruit
- Thomas + Xavier
 

Résultats de mon DNSEP

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Et voilà, après 5 années passées aux Beaux Arts de Lorient, mon parcours s'achève ici avec l'obtention du DNSEP. C'est aussi l'achèvement de mes études puisque j'ai décidé de continuer ma pratique artistique et de me lancer dans le monde du travail[1] (faisant de moi un polemplouiste).

L'examen final du DNSEP session 2010-2011 s'est déroulé du 22 au 24 Juin. Le jury était composé de Philippe Frank (Président du Jury), Céline Roux (Directrice du mémoire), Didier Trenet, Pauline Julier et accompagné par notre prof Christophe Desforges.  Je finis malheureusement sur une note pas très positive puisque le verdict du Jury a été assez salé, me donnant mon diplôme de justesse en l'accompagnant de remarques peu encourageantes. Je relativise quand même quant à la subjectivité de ce genre de remarques, surtout quand un président du Jury s'octroie le privilège de s'éclipser pendant le passage des étudiants (il devait avoir une toute petite vessie sans doute pour s'échapper un diplôme sur deux en moyenne)...

Bref, ce n'est surement pas ce genre de remarques qui vont m'arrêter, les projets reprenant de plus belle et l'envie de continuer étant toujours là. Ils n'ont pas réussi à me décourager et c'est tant mieux !!!

Je met donc ci-dessous les photos de mon accrochage avec des petites explications concernant chaque pièce. J'ai respecté l'ordre dans lequel je présentais les pièces :

L'intégralité de mon DNSEP tient dans un landau[2], j'ai nommé : le petit kit spécial DNSEP 2011

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1. Les oiseaux

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dnsep-1-oiseaux2.jpg les oiseaux

Petit à petit, les oiseaux cisaillent le ciel tels des barbelés ou des rails. En seulement 3 minutes les volatiles arrivent à remplir l’espace du ciel en le noircissant. Ici, plus rien de naturel, le côté industriel ou mécanique que provoque cette surimpression d’images supplante de manière inquiétante la prétendue beauté du vol des oiseaux. Il y a là un rapport au dessin ou à la peinture avec la notion de trace (Giacomo Balla, Le vol des hirondelles). Les oiseaux «peignent» ou «dessinent» des figures dans ce bout de ciel. C’est une pièce assez ancienne qui marque un départ dans mon travail (comme d’autres pièces que je n’ai pas présenté). Elle m’a permis de souligner et de me rendre compte de la spécificité du support vidéo : un médium où je peux manipuler temps et espace pour (re)créer du sens et une ouverture sur un imaginaire. L’idée d’une captation d’image qui fige un temps et un espace disparaît dès lors, puisque je peux (re)créer à l’infini. Cela fait partie des différences qui existent à mon avis entre cinéma et vidéo (j’en montrerai d’autres), là où l’image cinématographique propose une suite d’images fixes qui se chassent les unes-les autres, en vidéo il est possible de revenir, stopper, accélérer, superposer les images, pour recréer une narration. Je pensais pour la peine au travail de Kentridge qui est le premier à créer des films à partir d’une seule image qu’il va modifier au fur-et-à-mesure de l’animation. >> Voir la vidéo

2. Itinéraire Bis

dnsep-2-passage2.jpg Itinéraire bis

Cette vidéo propose une sorte de confusion dans l’espace de la rue. Ici je propose une image banale issue de la vie quotidienne (presque celles que l’on peut voir avec les caméras de surveillance) pour y apporter un moment de flottement. Alors que l’on s’attend à assister à un accident (comme on a malheureusement tous pu en faire l’expérience), il se produit un choc, mais pas celui de la voiture et du piéton, celui d’une image totalement imprévue, surréaliste. Il y a eu un mélange de différents temps bien distincts au sein de l’espace de cette vidéo. Il se produit un paradoxe dans l’image, que l’on peut retrouver dans mon travail : je cherche à remettre la prétendue réalité de l’image en cause, à essayer de la déstructurer. C’est un peu l’illustration du crime parfait de Baudriard : le meurtre de la prétendue réalité se produit lorsque le choc entre le piéton et la voiture n’a pas lieu. Ce qui est violent dans cette image, c’est justement l’absence de choc. Dès que la crédibilité de la scène disparaît, c’est toute l’image vidéo qui est remise en cause, cette scène banale d’une rue quelconque devient illogique et l’illusion de départ disparaît : ce n’est qu’une vidéo, ce n’est pas la réalité. >> Voir la vidéo

3. Port

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Cette vidéo propose une image flottante, stabilisée à outrance, presque désincarnée (un peu comme s’il n’y avait pas eu de cameraman). Le son est une composition d’échantillons sonores prélevés sur le lieu mais lorsque il était en activité (la vidéo est filmée dans la soirée, lorsque plus personne ne travaille). La combinaison du son et de l’image flottante crée ici aussi une inquiétante étrangeté : ces bâtiments sont-ils réels ? Que se passe t-il dans ce lieu ? On entend des machines et des bruits sans jamais pouvoir localiser sur l’image leur provenance. Les tremblements de l’image arrivent sans presque aucune raison, et au final il ne se passe rien. Ce travelling est un moment de doute (je pense que c’est une bonne chose de le voir après Itinéraire bis), où l’on s’attend à quelque chose, où l’on ne comprend pas très bien à quoi l’on a affaire. J’essaye d’interroger la limite entre images de fiction et documentaires, ici, cette frontière est floue, presque imperceptible. Distinguer le vrai du faux n’est pas possible dans ces images, c’est un pur moment de flottement sans réponses. >> Voir la vidéo

4. Les effacés

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Certaines images sont presque normales, il faut bien s’en approcher pour constater les incohérences. En gros, cette série ne donne pas tout de suite les clefs des images. J’ai essayé de faire en sorte qu’un moment de flottement se crée lorsque le spectateur les regarde. Je voudrais dans l’idéal qu’il se pose un certain nombre de questions autour de l’étrangeté de ces images : «mais que se passe t-il/que s’est-il passé dans ces photos ?» On est face à des images presque banales, quotidiennes, mais des images désincarnées et altérées. Les traces laissées par la retouche numérique créent une sorte de cicatrice de l’image, la suppression de l’humain ne s’est pas faite sans mal. Il y a là un questionnement sur ce que la société fait de l’image aujourd’hui. Dans la publicité, on efface les imperfections, les rides, les personnes en marge, les vieux, les gens tristes, etc... Mais qu’obtient-on au final lorsqu’on regarde ces images ? Ici, qu’est-ce que je supprime ? Les gens dans leur quotidien. Des images banales avec des gens ordinaires. Ces gens-là ne sont jamais représentés dans la pub, ce sont toujours des acteurs ultra souriants. L’acte d’effacer est très fort, très violent. Il y a dans cette pièce une critique de l’utilisation de l’outil : j’ai utilisé un outil proposé sur la dernière version de Photoshop, un outil qui sert, je cite «à supprimer les éléments indésirables d’une image». Dès lors, l’acte de suppression des gens dans la rue fait-il d’eux des éléments indésirables ? Parallèlement, si on regarde plastiquement ce que ces suppressions créent -ces «cicatrices»-, on a un rapport à la peinture, une ouverture sur une forme plastique de (re)composition. L’outil à recréé quelque chose à la place des effacés. >> Voir la série

5. Escalier

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Par un simple jeu d’inversion (de cadre et de temps) le spectateur ne sait plus correctement se repérer dans l’espace. Le premier réflexe est de se fier aux gouttes d’eau qui «tombent» et de déduire que la caméra est en plongée totale. Pourtant de nombreuses incompatibilité apparaissent. Tout d’abord le fond qui est éclairé, qui laisse présumer que le sol ne s’y trouve pas, ensuite le son des gouttes qui induit l’inversion temporelle. Cette vidéo tente de mettre en jeu un rapport qui peut exister entre le temps et l’espace en vidéo. L’inversion du temps retourne l’espace de cette scène en inversant la gravité et par conséquent la place du sol et du plafond. La projection dans la boîte correspond à une volonté de proposer l’image vidéo autrement. Le spectateur doit se pencher dans la boîte, comme une sorte de puits. Ici je renverse le temps et l’image, dans cette volonté de manipuler la vidéo non plus dans sa forme mais dans sa présentation. >> Voir la vidéo

6. Echo

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A l’instar du phénomène acoustique où dans un même lieu, le son émis revient de manière régulière et de moins en moins fort, ces images reviennent et se superposent sur l’image de départ. L’ensemble du déplacement est compressé dans l’espace d’une seule image, créant ainsi le portrait d’un intervalle de temps. L’image obtenue apparaît décomposée, dégradée, presque cassée dans sa structure même. Le lieu choisi pour filmer ces images prend alors tout son sens, puisque lui aussi se retrouve dans une sorte d’altération due au temps : le lieu et l’image affichent tous deux une altération due au passage du temps. Sur ces grands formats, il se crée un rapport à la peinture assez frappant. Les couleurs du lieu (notamment les graffitis) viennent s’étaler et repeindre de nouvelles formes. Je peux citer le travail de Philipe Cognée qui recompose ses tableaux à partir des images de lieux qu’il a filmé. J’aime à voir dans ces tableaux une sorte de portraits d’un intervalle de temps, ce n’est pas un photogramme de ces 20 secondes de film, mais bien toutes les images superposées les unes aux autres. >> Plus de détails (vidéo et série complète)

7. Girouette

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Cette girouette est installée dans l’espace public. Les passants sont libres de prendre en photo les petits codes barres révélés par la direction du vent. Une image apparaît alors sur l’écran. Mais ce n’est pas n’importe quelle image, il s’agit en fait de la toute dernière image postée sur google maps dans la direction vers laquelle pointe la girouette. Le vent qui souffle dans une certaine direction permet de re-situer ces images dans leur lieu d’origine, comme une sorte de longue-vue qui ferait un tour d’horizon en temps réel de notre planète. J’aime beaucoup l’idée que ce soit le vent qui décide de la direction des images à choisir. Le mélange entre la technologie (le flux d’images numériques, les codes, l’utilisation d’un smartphone) et un principe presque archaïque (la girouette) apporte une certaine générosité au projet : je crée l’objet mais je le laisse fonctionner sans moi. Il y a aussi un côté magique lorsque les images s’affichent sur le téléphone, on ne connaît presque rien sur ces photos, hormis qu’elles viennent juste d’êtres mises en ligne et qu’elles proviennent du nord/sud/est/ouest. En se laissant prendre au jeu, on peut rester un bon moment à regarder ces images, à chercher un indice pouvant nous aider sur leur origine exacte. Il y a là aussi la volonté de superposer plusieurs espaces, celui du monde virtuel dessiné sur internet et celui du monde réel. Quelque part, la girouette permet de redonner un espace concret à ces images qui s’affichent, une sorte d’ouverture sur le monde réel : «voilà ce qui se passe là-bas». >> Plus de détails (autres girouettes et atelier)

8. Recherches

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Pour voir quelques photos des DNSEP des autres étudiants de ma promo, c'est par ici

[1] - Je pense irrémédiablement à la chanson d'Henry Salvador : "Moi le travail me court après, il est pas près de me rattraper..."
[2] - Hormis la TV et un Vidéoprojecteur

Première édition du Festival Oodaaq

logofestival1.jpgLa première édition du festival d'images vidéo poétiques Oodaaq se tiendra à Rennes du 5 au 14 mai 2011. Ce festival a pour but de faire découvrir des créations vidéographiques et photographiques originales de jeunes artistes.

De nombreux événements sont prévus durant le festival : expositions, soirées de projections, vitrines, performances et rencontres en tout genre. Le public rennais est invité à découvrir les différentes manifestations disséminées dans la ville.

>>Plus d'infos sur le festival sur le site de l'Oeil d'Oodaaq

 

Petit rappel du programme:

  • Vendredi 6 Mai : Carte blanche K BARRE (18h30 - 7 rue de Penhouët)
  • Lundi 9 Mai : Soirée Scandinave (21h - Le gazoline, 24 rue Nantaise)
  • Mardi 10 Mai : Carte blanche VIDEOHOLICA (21h - Cité D'Ys, 31 Rue Vasselot)
  • Mercredi 11 Mai : Projections sur le mur de la cité (21h30 - Bar de la cité, 7 rue St Louis)
  • Vendredi 13 Mai : Décharges vidéo (21h30 - Vidéobus, Place des Lices)

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Nouvelle vidéo : Echo

Les ruines (plus particulièrement les anciens espaces industriels ou blockhaus à l'abandon) sont pour moi un véritable objet de fascination depuis des années.

Ils représentent un "après", ce qu'est devenu un lieu lorsque l'homme en a terminé avec lui. Ils sont aussi le reflet d'un temps passé, derniers témoins que quelque chose s'est passé là. Sortes de cadavres en putréfaction, ces lieux auparavant artificiels retournent à un état naturel. Les ronces s'entremêlent avec les armatures métalliques, la mousse recouvre les toits, le métal devient de la rouille et s’effeuille comme une écorce d'arbre, les dalles en béton explosent comme des plaques terrestres.

Echo est un travail qui a très mal démarré. Je suis allé dans une ancienne zone industrielle que je connais bien (c'est là bas que j'ai filmé la vidéo Escaliers) avec ma caméra dans le but de rapporter des longues séquences faisant état de ce lieu. Je sais par expérience que travailler avec seule base la fascination est généralement synonyme de ratage. Ce qui s'est d'ailleurs produit. Ensuite, je sais aussi que vouloir "rapporter" quelque chose en le filmant ou en le prenant en photographie ne mène qu'à la déception (rien ne peut remplacer un moment vécu). Partant de ce constat j'ai tout de même insisté (car après tout je suis têtu) et j'ai filmé une vingtaine de minutes dans ce lieu. J'avais pour vague espoir d'arriver à réaliser des travellings dans lesquels je supprimerais tout tremblement d'image (comme dans Port) et par extension toute trace de l'existence du caméraman. Je voulais ainsi proposer une vidéo "morte" où la présence humaine serait totalement supprimée.

Le résultat ne s'est pas fait attendre : aucun plan ne pouvait être suffisamment stabilisé pour supprimer le fait que les mouvements de la caméra étaient induits par le relief du sol (et par extension qu'il y avait bien un gugusse qui tenait l'appareil). En plus les travellings n'étaient pas très longs puisque assez limités par la végétation (2m de ronces ça dissuade de continuer à avancer).

Cédant à la déprime, j'ai rangé ces images dans un dossier bien au fond d'un autre dossier.

C'est alors que le Pr. VonDavel s'est empressé de rouvrir ces fichiers. Sans vraiment m'avertir il a opéré sur ces images une batterie de tests. Tout d'abord, il a utilisé un de ses outils de prédilection ces dernières années : Deshaker (une démo de ce que peut faire ce logiciel de stabilisation d'images ici). Cet outil permet de capter les mouvements de la caméra sur une séquence vidéo, puis de restabiliser l'image. VonDavel a donc réglé sa machine pour que les images du film se replacent dans la même position que la caméra, puis il les a superposées. J'ai réussi à récupérer certaines de ses images de travail :

lanester0116.jpg lanester0296.jpg _trav1.jpg _trav2.jpg _trav3.jpg _trav4.jpg _trav5.jpg _trav6.jpg _trav7.jpg

*** Parallèlement ***

A l'instar du phénomène acoustique où dans un même lieu, le son émis revient de manière régulière et de moins en moins fort, ces images reviennent et se superposent sur l'image de départ. L'ensemble du déplacement est compressé dans l'espace d'une seule image, créant ainsi le portrait d'un intervalle de temps. Une fois encore, les temps et les espaces se mélangent au sein des images.

L'image obtenue apparaît décomposée, dégradée, presque cassée dans sa structure même. Le lieu choisi pour filmer ces images prend alors tout son sens, puisque lui aussi se retrouve dans une sorte d'altération due au temps. Mise en abyme : le lieu et l'image qui en témoigne subissent tous deux le passage du temps.

Frontières [vidéo]

Explications sur la vidéo :

Comme son nom l'indique, cette vidéo aborde la notion de frontières.
Aujourd'hui, avec l'espace Schengen tout citoyen européen est censé pouvoir circuler librement dans l'espace européen. Cependant, il suffit de regarder l'exemple des Roms ou même des SDF que l'on "escorte gentiment" à l'extérieur des villes au printemps pour voir que cette belle vérité n'est pas la même pour tous. Pourtant les frontières ne sont -en principe- que de simples traits sur une carte qui dans le monde réel ne sont pas visibles (sauf si on met un mur en béton de 5m de haut comme en palestine).

Dans la vidéo, le personnage vient d'ailleurs. Un ailleurs inconnu, la première image le montre venant de la mer, de l'horizon. On ne sait pas d'où il est issu, ce qui motive son voyage où même s'il y a un but à son périple. Les plans suivants apportent un élément extérieur, fictif : le bloc noir. Toutes les images (ou presque) sont entachées de cette présence inquiétante et massive qui surplombe les immeubles. Pourtant, apparemment, les habitants ne semblent pas y prêter attention, on ne sait même pas s'ils le voient ou s'ils en ont même conscience.
Le personnage, lui, a conscience de cette frontière, il la voit (il s'arrête même à plusieurs reprises pour la regarder) et c'est peut-être ce qui va l'empêcher de passer. Pour une raison totalement inconnue, le mur va l'empêcher de continuer plus loin. Comme pour les immigrés clandestins qui rêvent d'un eldorado en traversant la méditerranée en bateaux-poubelles et qui découvrent des barreaux de prison (s'ils arrivent en vie), le personnage du film voit son périple s'arrêter à l'instant même où il se cogne contre le mur.
Le dézoom de la fin apporte plusieurs éléments.

Tout d'abord, il donne un sens à ce bloc noir : le nom de la ville sur la carte qui prend forme dans la réalité.

Par la suite, il permet de métaphoriser le mur: ce n'est pas tant un espace physique qu'une barrière mentale. Le personnage est dans la ville (car après tout il est quand même bien rentré dans Lorient) mais son intégration se heurte à une barrière. Il ne pourra jamais être comme les autres (les habitants qui traversent le mur) même s'il est parmi eux. Le mur devient alors une barrière culturelle, ou linguistique (car le mur est un ensemble de lettres).

Il y a un second point de vue qui rejoint les autres pièces que j'ai pu faire ces dernières années, celui de la limite entre réalité et fiction (monde virtuel et réel). Le monde des cartes est un monde virtuel qui n'est pas visible en apparence. Pourtant, aujourd'hui, avec l'apparition de nouvelles technologies, cette frontière tend à s'effacer. Aujourd'hui il suffit de prendre une photo d'un objet avec son portable et google nous renvoie un ensemble de résultats en lien avec l'objet. Demain, il sera possible de consulter en direct les informations sur les objets nous entourant (principe de réalité augmentée). A l'instar d'un film comme District9 ou de la BD Philémon et le naufargé du A, un élément de fiction vient s'insérer dans le réel et provoque un décalage. Le plan dans la voiture est un bel exemple de ce que je voulais montrer sur l'effet que va créer cette fuite dans le monde virtuel.

En espérant que ces précisions puissent être utiles...

L'œil d'Oodaaq

L'oeil d'oodaaqL'œil d'Oodaq est une association rennaise créée en 2008 par des anciens étudiants en art. Elle propose aux jeunes artistes d'exposer certains de leurs travaux dans des expositions choisies au préalable. Pour ce faire il suffit simplement d'envoyer un de vos travaux vidéo (ou plusieurs) qui sera l'objet d'une sélection.

L'association a mis en place depuis le mois de Décembre une web-télé qui propose tous les mois une compilation de 5 vidéos des artistes sélectionnés. Les vidéos sont visibles en ligne ainsi que dans la vitrine de la librairie planète IO (7 rue saint Louis), à Rennes.

Je vous invite à visiter leur site web et à encourager ce genre de projet en en parlant autour de vous !

[EDIT : appel à projets de l'œil d'Oodaaq]

Appel à projets

Festival Oodaaq, images poétiques 2011

La première édition du festival Oodaaq consacré aux images poétiques de tous horizons, se déroulera du 9 au 14 Mai à Rennes. Il a pour intention principale de faire découvrir des créations vidéographiques et photographiques originales de jeunes artistes (régionales, nationales, internationales).
Pour cela plusieurs soirées de projections, des expositions dans des lieux culturels, et l’investissement d’appartements sont proposés.

    Afin de participer, nous invitons les artistes à envoyer un dossier sur leur pratique. Ce dossier devra contenir, une présentation de la démarche (textes et visuels sur support papier ou DVD), une présentation de l’artiste ( coordonnées, site internet, etc.). Et, éventuellement quelque chose de plus précis sur leur(s) envie(s)  pour cet événement (synopsis, descriptifs, budget, etc.)

    Réception des dossiers jusqu’au 14 Mars 2011.
    Par mail : loeildoodaaq@gmail.com
    Par courrier : l’œil d’oodaaq – 6 cours des Alliés – 35000 Rennes

Dans le cadre de cette chasse aux trésors, l’équipage se réserve le droit de sélection.

Pour plus d’information rendez-vous sur le site Web de l’association, ou sur le blog du collectif, mais aussi lors de nos soirées sur l’île organisées une fois par mois dans les locaux du jardin modernes (11 Rue du Manoir de Sévigné -35000 Rennes), (prochaines soirées les 12 janvier, 1 février, 1 mars 2011)

Merci de faire suivre ce mail autour de vous dans vos contacts.
A très bientôt.

-L'équipe de L'Œil d'Oodaaq-

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