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Une nouvelle version publique pour Naufrage (Alpha 2)

Dévoilée en décembre dernier la première Alpha de Naufrage présentait les bases du jeu et le début de l'aventure pour les curieux. Avec un stade de développement très limité, cette première version publique ne possédait pas de son ni d'importants éléments de gameplay. Aujourd'hui, après 4 mois de travail supplémentaire, une seconde Alpha voit le jour avec de nombreux changements...

 

Des graphismes améliorés

Un travail sur les textures, l'éclairage et les effets a été apporté pour donner un aspect plus détaillé et chaleureux à l'ensemble du jeu. En plus d'une optimisation (pour les performances), c'est l'ambiance du jeu qui profite le plus de ces améliorations :
 

Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1 Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1
Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1 Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1 Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1
Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1 Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1 Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1
Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1 Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1

 

Du son

Partie cruellement manquante dans l'Alpha 1, des bruitages et de la musique ont enfin été ajoutés. Entre les bruits de pas, de l'océan ou les musiques envoutantes réalisées par le musicien David Bideau, le jeu prend vie par son ambiance sonore et dévoile des moments de contemplation pure par le biais de monolithes répartis sur l'île :
 


 

Un scénario qui progresse...

Les textes des personnages ont été entièrement réécrits par Delphine Balligand. Même s'il reste encore de grosses surprises à venir pour la prochaine version, le jeu présente un scénario plus compréhensible et cohérent. L'Alpha 2 propose même d'aller plus loin dans la progression de l'aventure...

 

Une compatibilité avec les casques de réalité virtuelle

Initialement la deuxième Alpha devait sortir début avril. Le prêt d'un Oculus Rift par un développeur (Manuel Masiello, merci à lui), m'a permis de découvrir que la réalité virtuelle collait parfaitement à l'ambiance du jeu. L'expérience se prête totalement à un jeu contemplatif comme Naufrage. La compatibilité avec la VR nécessitant quelques changements, la sortie de cette deuxième mouture a été décalée d'un mois. Même si la compatibilité avec d'autres casques que l'Oculus Rift n'est pas assurée, elle est tout à fait possible et ne devrait pas poser de soucis.
 

Naufrage sur Oculus Rift  Naufrage sur Oculus Rift

 

Vous pouvez télécharger cette nouvelle version via le formulaire sur la page dédiée ou en m'envoyant un email directement.

Naufrage - 12/04/2016 - état d'avancement

Troisième monolithe...

Naufrage - 03/04/2016 - état d'avancement

Deuxième animation...

Naufrage - 01/04/2016 - état d'avancement

Une petite vidéo de présentation d'une des animations du jeu :

Je commence à mettre du son et a créer des petites animations qui se déclenchent lorsqu'on croise un des monolithes répartis sur l'île.
D'une durée de 2 à 4 minutes, chaque des 5 statues aura sa propre animation avec sa propre musique...

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Cela fait maintenant plus de 6 mois que je travaille sur un projet qui vient enfin de voir le jour.

Ce projet est à l'initiative d'un séminaire de recherche sur l'auto archivage comme œuvre d'art mis en place par un de mes anciens profs à l'EESAB de Lorient : Julie Morel. L'intitulé du projet était simple : devant la frénésie d'archivage dans laquelle notre société s'est engagée et la multitude d'outils existants pour y parvenir, comment un travail artistique peut-il s'en emparer et questionner cette pratique ? Je cite Julie Morel sur son blog : « [...] il ne s’agit pas ici de lister un nombre d’expérimentations ou d’espaces d’archivages d’artistes dont le contenu serait intéressant, mais bien de s’emparer de ces outils et les transformer en matière à pratiquer une recherche jusqu’à en faire œuvre, tout en y portant un regard critique. »

Ce séminaire, en plus de faire appel à des artistes, écrivains et critiques, a laissé la possibilité à plusieurs étudiants en art de s'y intéresser et de proposer une réflexion plastique, dont moi même (j'étais encore étudiant à l'époque).

J'ai donc rejoint le groupe en proposant mon projet (développé sur une idée commune avec Guillaume Lepoix) : display:none; dont voici le rendu (j'explique ma démarche et mes intentions en dessous).

Explications :

display:none; est une carte.
Une carte interactive regroupant l'ensemble des pages d'un ou plusieurs sites web et qui se reconfigure en permanence. Chaque fois qu'une nouvelle entrée (billet, page, post, etc...) apparaît sur un site, la carte se recentre sur celle-ci et se reforme de telle sorte qu'elle n'affiche que des entrées ayant des points communs avec la première.

display:none; exploite la notion de flux, notion intrinsèque au web d'aujourd'hui (web 2.0).

Aujourd'hui, encore plus qu'avant l'Internet est devenu un vaste flux d'informations en perpétuel mouvement, instable et presque infini. Toute tentative de représentation de ce qu'est Internet (en terme de contenu et de lien) ne peut être que forcément subjective et simplifiée. IBM prédisait en 2006 que la masse d’informations dans le monde doublerait toutes les 11 heures en 2010 [1]. Selon une estimation il y aurait en 2011 1.8 zetaoctets de données dans le monde (soit 1.8 milliards de Téraoctets ou 1800 milliards de Gigaoctets)[2]. Ces chiffres amènent à un simple constat : Internet est un océan de données en perpétuel croissance dont l'ampleur est devenue incompréhensible et inimaginable pour l'être humain.

display:none; part de ce constat pour tenter de le représenter en plongeant l'utilisateur directement au sein de ce flux d'informations. La radicalité du projet consiste à n'afficher qu'une image par entrée (prélevée au sein de chaque page correspondante), ce qui la décontextualise, la rendant même parfois totalement incompréhensible. Ainsi, même si chaque entrée correspond bien à une vraie page présente sur le web (il est d'ailleurs possible de s'y rendre), le visiteur ne possède aucune information (du moins textuelle) sur la nature de cette entrée tant qu'il ne l'a pas visitée.

L'utilisateur de display:none; peut naviguer au sein de ce flot d'informations en y voyageant sans véritable direction, avec pour unique repère visuel des images totalement décontextualisées. Sans repère, sans même savoir quelle est la nature des liens entre les images, le visteur se retrouve à faire un voyage au sein d'un objet graphique à part entière.

A propos du nom :

display:none; est une propriété CSS (c'est un bout de code qui permet de mettre en page un document web).
En l’occurrence display:none; permet de supprimer totalement un bloc (si j'applique cette propriété au titre de mon billet par exemple il va totalement disparaître de l'écran). C'est sans doute une des propriétés de mise en page les plus radicale. J'ai donc choisi de nommer ainsi ce projet pour le point commun qu'il partage sur le traitement qu'il fait au texte : le supprimer totalement.

display:none; est aussi un outil libre de droits

Quitte à développer et à programmer un outil tel que displaynone;, je me suis dit qu'il valait mieux en faire profiter d'autres. display:none; est donc téléchargeable gratuitement et sous licence libre de droits (GPLv2). Il est possible de l'installer sur n'importe quel serveur disposant d'une base de données MySQL. Pour plus de détails, j'ai une page réservée au projet sur mon site :

Je remercie une fois encore Julie Morel (sans qui ce projet n'aurait jamais émergé) et Guillaume Lepoix (pour ses nombreux conseils sur les directions à prendre).

[1] Wikipedia : stockage d'informations - problématiques du stockage
[2] Actualité : 1,8 zetaoctets de données dans le monde - Clubic

Dotclear 2.4 et nouvelles icônes

Les utilisateurs de Dotclear (plateforme française de blog) ont pu voir récemment une notification leur précisant que la version 2.4 de leur plateforme préférée était disponible. Au menu, de nouvelle fonctionnalités, corrections de bugs et de failles de sécurité, mais aussi un nouveau jeu d'icônes.

En mai dernier, lors de la sortie de la version 2.3, l'équipe de Dotclear faisait part de son souci de licence avec les icônes précédentes. En effet les icônes n'étaient pas sous licence libre, élément un peu problématique pour une plateforme qui se veut, elle, libre. J'ai donc proposé à l'équipe de travailler sur un set d'icônes qui serait placé sous licence libre. J'ai été essentiellement en contact avec Kozlika mais le reste de l'équipe a donné son avis à plusieurs reprises sur le travail.

Pour conclure j'ai vraiment apprécié de travailler avec l'équipe et je suis content du résultat obtenu. Si vous aussi vous voulez participer au développement (plugins, corrections de bugs, propositions, etc...), n'hésitez surtout pas et allez vous faire connaitre sur le forum.

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Les icônes sont placées sous licence libre (GPLv2) et accessibles en téléchargement ici