Thomas Daveluy - Blog

Le blog de Thomas Daveluy, artiste plasticien, vidéo et nouveaux médias.

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Vidéo réalisée dans le cadre d'une résidence menée en 2025 à la Galerie du Dourven et en collaboration avec Guillaume Lepoix.

Combinaison de photographies, films et scans 3D, cette vidéo propose de voyager à travers un espace unique mais capturé sur deux temporalités différentes.
Le film confronte deux états du même paysage : celui du désordre et celui de la restauration. Entre les deux, une mémoire s’obstine, non dans le récit, mais dans la déformation de l’image.
Les volumes des arbres tombés, invisibles au spectateur, continuent de modeler le présent du paysage photographique. Le numérique devient le lieu d’un relief disparu : l’image vacille entre restitution et hantise.


À l'instar de Dioramas, cette vidéo est le résultat du travail réalisé lors d'une résidence à la Galerie du Dourven. Elle témoigne d'un double paysage : celui découvert durant deux jours en septembre 2024, où nous avons eu la chance de pouvoir parcourir le parc ravagé par la tempête (et fermé au grand public), ainsi que celui re-découvert l'année suivante, après la restauration. Le contraste saisissant entre le fatras sauvage et la restauration, rendant le parc quasi vide, nous a saisi. Le Dourven réhabilité témoigne malgré tout de l'événement par la multitude de souches encore présentes : la vue dégagée, permettant de voir la mer (chose presque impossible avant la tempête), ne cache pas les grandes lignes de vent qui ont ravagé la forêt.

Photo en septembre 2024 Photo en septembre 2025 Photo en septembre 2024 Photo en septembre 2025 Photo en septembre 2024
Photo en septembre 2025 Photo en septembre 2024 Photo en septembre 2025 Photo en septembre 2024 Photo en septembre 2025

C'est la nature à la fois contrastée et marquée de ce nouveau paysage qui nous a poussé à réaliser cette vidéo : témoigner de cette cicatrice qui restera à jamais visible. L'idée est donc de superposer les images actuelles de la pointe du Dourven aux volumes que formaient les arbres tombées après la tempête. Pour ce travail, ce sont les milliers de photos qui ont été prises lors de notre premier séjour (en septembre 2024) qui ont servi à réaliser des photogrammétries (photographies 3D). Le principe est simple : en photographiant un objet sous toutes ses coutures, il est possible d'en retrouver les volumes virtuels grâce à des logiciels.

Les nombreuses photos prises lors de la première visite Résultat de la photogrammétrie Zoom sur une des photos Résultat de cette image dans la photogrammétrie Résultat de cette image dans la photogrammétrie Rendu 3D sans textures Les différentes strates de rendu : maillage, volume, texture Photogrammétrie du même espace en septembre 2025

Une fois cette scène obtenue, nous sommes retournés sur place l'année suivante (à l'endroit exact du scan 3D) afin d'y réaliser de nouvelles photos, cette fois-ci avec ce paysage du parc réhabilité. En prenant des repères lors de la prise de vue, il est alors possible de les re-positionner très précisément dans la scène 3D originale. Dès lors, nous avions un environnement virtuel combinant les deux paysages : les volumes des arbres tombés en septembre 2024 et les photos de la même zone en septembre 2025.

Par projection, il est possible de diffuser chacune de ces photos à même l'espace virtuel, créant une anamorphose. En se plaçant à l'endroit exact de la prise de vue, c'est l'image originale que l'on voit, mais dès lors que l'on s'en éloigne, les volumes des arbres tombés déforment l'image et recréent un nouveau paysage. Pour la vidéo ce sont 7 images qui ont été sélectionnées, puis anamorphosées avant d'être assemblées.

Projecteur et image sélectionnée dans l'environnement 3D Résultat de la projection, vue de dessus Visualisation du projecteur dans l'espace 3D Résultat de la projection en N&B Résultat de la projection avec l'image anamorphosée

La vidéo témoigne d'une marche humaine dans cet espace. Celle-ci, ainsi que le son, ont été reconstitués pour suivre au plus près la première prise de vue photo, recréant ainsi le parcours que j'ai effectué en septembre 2024, escaladant les arbres, descendant dans les trous et avançant avec lenteur parmi les branches et la végétation.


Herbier

« Herbier », vue dans l'exposition « Herbier », vue dans l'exposition « Herbier », vue sur un des échantillons « Herbier », vue rapprochée « Herbier », vue rapprochée « Herbier », vue rapprochée

Anamorphoses des photos utilisées pour réaliser la vidéo « Le réel se souvient mal ». Chaque image, photographiée juste après la restauration du parc, se voit ainsi reprojetée dans son espace mais déformée par les volumes encore présents des arbres tombés. À l’image d’un herbier ou d’une boîte à insectes, ces échantillons se retrouvent écrasés dans leur paroi de verre, comme trace d’un prélèvement scientifique.

Dans l'exposition où la vidéo a été présentée, il est aussi possible de découvrir, sur un mur attenant, 24 impressions sur plexiglas. Celles-ci sont la suite directe de la vidéo : on peut y voir chacune des 7 images anamorphosées sous différents angles, puis imprimées seules sur les plaques. L'utilisation d'un fond blanc sélectif (technique d'impression qui rend certaines parties opaques et d'autres transparentes) permet de souligner les zones hors champ des photographies. Nommée "Herbier", cette installation se veut représenter chacune de ces images comme des sortes de prélèvement naturalistes de cet espace.

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Vidéo réalisée dans le cadre d'une résidence menée en 2025 à la Galerie du Dourven et en collaboration avec Guillaume Lepoix.


Dans cette performance filmée, les artistes s’insèrent à la lisière d’un double paysage : celui du parc actuel (tangible, qui sert d’écran) et celui de la mémoire de la tempête (fantomatique, via des projections photographiques).
Cette mise en scène leur permet alors de se réinscrire au sein de leurs propres souvenirs, comme s’ils souhaitaient s’y replonger. Mais cette volonté intime, presque romantique, bute sur le réel : le lieu, devenu support de projection, dissout l’image dès que le point de vue bascule. Le passé se déchire ainsi sur le relief du présent.
La figure humaine devient témoin, silhouette de passage entre deux états du réel. Immobile, elle ne domine pas la scène : elle en fait partie, absorbée dans la texture du monde.

Le point de départ de la réalisation de cette vidéo vient d'une envie de combiner deux paysages (avant et après la restauration de la pointe du Dourven) et de le réincarner. Après un court séjour de deux jours en septembre 2024, où nous avons pu découvrir le parc ravagé par la tempête Ciaràn (fermé au grand public), le contraste saisissant d'un parc "nettoyé" lors de notre retour en septembre 2025 nous a fortement marqué. Comme une sorte d'animal sauvage remis en cage, le paysage restauré témoigne à la fois d'une volonté très humaine de modeler la nature à son image, mais aussi d'une impossibilité de totalement la dompter : les souches, arbres cassés et dégâts collatéraux étant encore très visibles.

Arrivée au Dourven après la tempête Arrivée au Dourven après la tempête Arrivée au Dourven après la tempête Arrivée au Dourven après la tempête Arrivée au Dourven après la tempête
Arrivée au Dourven après la tempête Le Dourven restauré en 2025 Le Dourven restauré en 2025 Le Dourven restauré en 2025

Lors de nos recherches de création dans le parc, nous avons testé la projection de photos de nuit, à même le paysage. L'anamorphose produite nous a tout de suite parlé : c'est une technique avec laquelle je travaille déjà beaucoup, mais ici la projection (et non le recouvrement de textures) se surimprime sur le paysage, elle le complète et ne la remplace pas. Habituellement les anamorphoses avec lesquelles je travaille sont essentiellement numériques (projections 3D, photogrammétrie, etc), mais ici la simplicité du dispositif et la précision absolue des détails nous emmène dans autre chose.

Essais de projections Essais de projections Essais de projections Essais de projections
Installation au soleil couchant Installation au soleil couchant Installation au soleil couchant Installation au soleil couchant Installation de nuit Installation de nuit

Ceci dit, il était important pour nous d'assumer l'approche numérique et d'y refaire référence, d'où l'idée de filmer avec une stabilisation maximale. L'utilisation d'un stabilisateur mécanique et d'un protocole de prises de vues très contraint permet de supprimer l'approche "artisanale" de la démarche et de brouiller les pistes auprès du spectateur : est-ce un rendu 3D ou un "vrai" film ? La nature brouillée de ces images nous intéressait : à cheval entre une plastique scientifique, une sculpture et un film, l'image paraît figée au premier abord, mais le mouvement des herbes, le passage d'insectes et les clignement des yeux du personnage trahit la nature concrète de la source originale.

Voyageur contemplant une mer de nuages, Gaspard Friedrich Projections « Dioramas » Projections « Dioramas » Projections « Dioramas » Projections « Dioramas »

L'apparition humaine a été un réel sujet de discussions lors de nos premiers tests. Il fallait à la fois assumer l'approche romantique (souvenir nostalgique d'un paysage magnifié et volonté de modeler la nature à l'image de l'homme) et ramener ce travail à son envie première : nous réincarner dans nos souvenirs. Le tableau de Friedrich « Le Voyageur contemplant une mer de nuages » était une référence incontournable pour nous. Cette volonté de mettre la figure humaine (assez nouvelle dans nos travaux respectifs avec Guillaume) nous a premis d'expérimenter cette volonté de se réincarner dans ces images : alternant entre caméraman et acteur, nous avons été à la fois sujet et acteur de cette image. Les logues sessions de prises de vues (plusieurs heures sont nécessaires pour chaque prise de vue) étaient aussi l'occasion de s'immerger dans le paysage (celui de l'image et celui du parc) dans une sorte de méditation contemplative.

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Résidence en milieu scolaire au Lycée Victor Hugo à Hennebont (56) du 15 septembre au 28 novembre 2025 en partenariat avec l'Artothèque d'Hennebont.

À l'instar de la pièce Pin des Landes (2024), l'espace du lycée devient le nouveau support de la projection d'un paysage de forêt.
Les captures photographiques ont été réalisées dans le parc attenant au lycée et sont le résultat de la photogrammétrie (scan 3D) d'un arbre et son environnement direct.

Grâce à la technique du remplacement de volume (déjà utilisée en 2024), c'est l'architecture d'un des halls du lycée qui devient le nouveau volume de cet arbre.
Les textures s'appliquent au mieux, subissant déformations, étirement et anamorphoses. Un des piliers du hall fait office de tronc, tandis que les escaliers découpent et morcellent les bosquets situés sur les pourtours du scan.

En résulte une installation immersive et monumentale, faite de photographies combinées et collées directement sur les murs. Les élèves peuvent librement marcher dessus, réinvestissant et s'appropriant ainsi l'espace de l'œuvre et de l'image.

Le titre « Fungus Coloniæ » (trad. le champignon de la colonie) est un néologisme latin qui part de l'idée d'une nature qui recolonise les espaces artificiels et architecturaux d'un lieu. À l'instar d'un champignon qui pousse lentement le long des murs, l'image se glisse le long des surfaces et finit par envahir l'espace pour ouvrir vers un paysage naturel mais déformé par les volumes encore bien présents.

Fungus Coloniæ - Installation au Lycée Victor Hugo, Hennebont - par Thomas Daveluy Fungus Coloniæ - Installation au Lycée Victor Hugo, Hennebont - par Thomas Daveluy Fungus Coloniæ - Installation au Lycée Victor Hugo, Hennebont - par Thomas Daveluy Fungus Coloniæ - Installation au Lycée Victor Hugo, Hennebont - par Thomas Daveluy
Fungus Coloniæ - Installation au Lycée Victor Hugo, Hennebont - par Thomas Daveluy Fungus Coloniæ - Installation au Lycée Victor Hugo, Hennebont - par Thomas Daveluy Fungus Coloniæ - Installation au Lycée Victor Hugo, Hennebont - par Thomas Daveluy Fungus Coloniæ - Installation au Lycée Victor Hugo, Hennebont - par Thomas Daveluy Fungus Coloniæ - Installation au Lycée Victor Hugo, Hennebont - par Thomas Daveluy


Étapes de réalisation

Comme pour Pin des Landes, une série d'étapes a été nécessaire pour réaliser cette pièce, combinant photographies, photogrammétrie, manipulation 3D, découpage de textures, impressions et collages.

Étape 1 : scan 3D du lycée Étape 1 : scan 3D du lycée Étape 1 : scan 3D du lycée

Afin de récupérer un modèle 3D fidèle et précis du hall du lycée, il a fallu réaliser une photogrammétrie des lieux. Les scotchs bleus servent de repères pour les zones unies et lisses qui sont souvent mal comprises par le logiciel.
Une étape manuelle de mesures et d'annotations a aussi été nécessaire pour pouvoir conserver une échelle fiable et précise.

Étape 2 : scan 3D de la végétation Étape 2 : scan 3D de la végétation Étape 2 : scan 3D de la végétation

Partant des spécificités architecturales du hall du lycée, une longue étape de déambulation et d'observation en forêt a été menée afin de trouver des correspondances topographiques. Il fallait trouver un arbre et des éléments de végétation qui semblaient correspondre, peu ou prou, aux piliers, escaliers et murs du lycée. Une dizaine de scans ont été effectués, essayés afin de sélectionner celui qui donnait le rendu graphique le plus abouti.

Étape 3 : remplacement de volume/photos Étape 3 : remplacement de volume/photos et découpe graphique Étape 3 : remplacement de volume/photos et découpe graphique

Une fois les correspondances trouvées, le volume 3D de l'arbre a été remplacé par celui du lycée, donnant une vision globale de l'ensemble des murs texturés par la végétation. Par la suite, une étape de découpe a été réalisée afin de donner à la fois un aspect plus graphique (effet de"colonisation" ou "d'explosion") et de permettre de pouvoir réaliser les collages sans contraintes techniques pour les étapes suivantes.

Étape 4 : mise à plat et découpe pour l'impression Étape 4 : mise à plat et découpe pour l'impression Étape 4 : mise à plat et découpe pour l'impression

Grâce à la combinaison de plusieurs logiciels, des découpes techniques et une mise à plat des volumes a été effectuée. On obtient ainsi des pans de papier de 120 cm de large (la largeur maximale des laizes de l'imprimeur) sur plusieurs dizaines de mètres de longueur. Une fois l'impression terminée, l'imprimeur livre les adhésifs en rouleau, prêts à poser.

Étape 5 : collages sur place Étape 5 : collages sur place Étape 5 : collages sur place Étape 5 : collages sur place
Étape 5 : collages sur place Étape 5 : collages sur place Étape 5 : collages sur place Étape 5 : collages sur place

Une longue procédure de collage, pan par pan s'est déroulée sur deux jours avec l'assistance de l'imprimeur.

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Travail entamé en début d'année, « Mon cher Gustave » est une chorale réunissant 158 jeunes (du CM1 à la 3ème) mise en scène autour d'un spectacle initié par la Maison de la Radio et la maîtrise de Radio France. Fruit de la collaboration de Nathalie Praz, Laurent Morellec et Fabienne Dumont-Colin, ces trois enseignants-musiciens ont fait appel à mes services pour réaliser la mise en scène du spectacle.

La scénographie était constituée d'une maquette de 5m de haut, dont la forme rappelait la tour Eiffel, sur laquelle était projetée des films créés pour chacun des 13 morceaux du concert. Entre chaque chanson, le spectacle prévoyait des saynètes jouées sur scène , mais le nombre de choristes (158) ne permettant pas un déplacement aisé, nous avons réalisé à la place des films avec les enfants qui ont été projetés sur un second écran, au dessus de la maquette.

Joué à la salle Océanis à Plœmeur (56) le 11 juin 2024, le spectacle d'une durée d'une heure environ, a attiré plus de 600 personnes qui ont été bluffés du travail de mise en scène et de la qualité musicale de l'interprétation des enfants.


Le travail de mise en scène

Ce spectacle a nécessité un long travail de mise en scène divisé en trois parties :

La création des décors

Partant d'un budget assez réduit, après un long travail préparatif (mesures de la scène et création de plans millimétrés) nous avons réalisé les structures avec du carton et un châssis en bois de récupération. Un groupe d'élèves du collège Jules Ferry de Quimperlé a participé à cette élaboration en découpant, collant et assemblant toutes les parties, m'aidant ainsi à mettre en œuvre ce chantier.

Fabrication de la structure Fabrication de la structure Fabrication du châssis Fabrication du châssis Assemblage, collage des cartons Assemblage, collage des cartons Contre-collage du papier blanc Contre-collage du papier blanc
Contre-collage du papier blanc Contre-collage du papier blanc Assemblage Assemblage Assemblage Installation à l'Océanis
Installation à l'Océanis Installation à l'Océanis Installation à l'Océanis Installation à l'Océanis Installation à l'Océanis

La réalisation des films

Les clips diffusés entre chaque chanson ont été réalisés en deux jours seulement avec les élèves de CM1 et CM2 de l'école du Ménez à Larmor-Plage. La première journée a consisté à transformer la salle polyvalente de l'école en un véritable plateau de tournage et a réaliser des décors plus vrais que nature. L'ensemble des scènes ont été tournées le lendemain. La performance exceptionnelle des enfants/acteurs a été un vrai plus dans l'aboutissement de cette partie.

Jour 1 : Collage des cartons aux murs Jour 1 : Collage des cartons aux murs Jour 1 : Collage des cartons aux murs Jour 1 : Pose du papier peint Jour 1 : Pose du papier peint
Jour 1 : Pose du papier peint Jour 1 : Installation du plateau Jour 1 : Installation du plateau Jour 1 : Installation du plateau Jour 1 : Installation du plateau Jour 1 : Installation du plateau
Sadi Carnot Ouvrier du chantier Charles Nepveu Ouvrier du chantier Sarah Bernhardt Claire Eiffel
Les maquilleuses Jour 2 : Tournage du film Jour 2 : Tournage du film Jour 2 : Tournage du film Jour 2 : Tournage du film Jour 2 : Tournage du film
Thomas à la direction plateau Hugo à la direction et derrière la caméra Gustave Eiffel et Thomas Edison

Voir la playlist complète des films sur Youtube

La réalisation des clips

Long travail de composition (plusieurs mois), chaque morceau a bénéficié de sa propre création visuelle qui devait s'adapter parfaitement au format de la structure. L'idée de ces clips était de mettre en avant les chansons sans prendre le dessus sur la performance des choristes.

Eh oh, Éole Plus haut, plus léger, plus solide Chère maman Des ponts, des ponts !
D'une rive à l'autre Je suis la fille d'un magicien La tour Eiffel Vous n'y pensez pas Deux millions cinq cent mille rivets
Duo de dames Hommes de science Amis d'un autre millénaire

Voir la playlist complète sur Youtube

Plus de détails sur la page dédiée au projet ici.

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Depuis 2019, la Compagnie la Bande Passante a initié un cycle de création consacré à l’adolescence intitulé Devenir(s).

Ce cycle a débuté par un appel à témoignages, qui a permis de collecter plus de 8000 pages qui ont été lues, triées, répertoriées, et dont ont été extrait des centaines de citations. Ce sont aussi des résidences en milieu scolaire dans les collèges et les lycées qui ont encore enrichi cette collecte. Une correspondance de plus de 60 lettres a aussi été mise en place entre des adultes de Forbach et des jeunes de Vandœuvre et a donné lieu à un film et un spectacle issu de ces écrits.

Devenirs, Journaux Intimes, juil. 2023


Devant plus d'une centaine de témoignages, la Compagnie a décidé de réaliser un portail web afin de pouvoir accéder à l'ensemble de ces récits : https://devenir-ciebandepassante.fr/

Le site se présente en plusieurs parties : une axée archives, où l'on retrouve l'ensemble des récits avec une fonction de recherche, une autre cartographique, où l'on accède à une carte où sont situés toutes les collectes et une dernière partie plus expérimentale nommée « Voyager ».

Devenir(s) - Voyager : interface de navigation
Devenir(s) - Voyager : textes Devenir(s) - Voyager : sons Devenir(s) - Voyager : images Devenir(s) - Voyager : vidéos

C'est sur cette partie que la Compagnie a fait appel à moi : conçue sur-mesure pour le projet, elle ambitionne de faire voyager le visiteur à travers ces souvenirs avec l'idée de s'y perdre. Chaque témoignage est ainsi présenté sous la forme d'une bulle et est lié à d'autres par une mécanique de pertinence basée sur le contenu. Les bulles sont plus ou moins éloignées en fonction de la force de leurs liens. Lorsque l'on passe de témoignage en témoignage, on navigue alors à travers l'ensemble des souvenirs collectés depuis toutes ces années. Un clic sur la bulle centrale permet de lire le témoignage. Textes, sons, dessins, vidéos, tout est ici rassemblé et lié, comme une sorte de rhyzome infini et en perpétuel changement. La banque de données est sans cesse enrichie de nouveaux souvenirs au fil du temps.

Accédez au projet et voyagez ici

Sons : Benoît Faivre (cie La Bande Passante) - Identité graphique en collaboration avec Camille Baroux.

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Crise du COVID-19 oblige, l'exposition s'est tenue à huis-clos et le public n'a pas pu accéder à l'œuvre... Il en reste malgré tout cette série de photos et cette belle installation qui conclut ce travail de recherche autour de Echo.

 

Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec
Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec
Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec
Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec
Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec Echo 3 - Thomas Daveluy - Domaine de Kerguéhennec

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Travail entamé il y a déjà plusieurs années, Echo a connu plusieurs itérations au fil de mes recherches.

 

Echo - 2011 - Thomas Daveluy

Une première phase : Echo - 2011 (Voir la vidéo sur mon portfolio)

Celle-ci a permis de mettre en place le processus de superpositions d'images. En cherchant la position de chaque image d'un film par rapport à sa précédente, le résultat obtenu donnait une sorte de peinture disloquée témoignant d'une avancée dans le temps et dans l'espace.

 

Echo2 - 2014 - Thomas Daveluy

Une approche plus technique : Echo² - 2014 (Voir la vidéo sur mon portfolio)

Dans cette deuxième itération, l'utilisation d'un logiciel de motion capture a permis de replacer très exactement chaque image du film à l'endroit exact où elle a été enregistrée. En résulte une sorte de couloir dessinant le portrait d'un intervalle de temps.

 

La phase finale : Echo 3 - 2019 (Voir les photos d'expo sur mon portfolio)

La finalité de ce travail est d'arriver à extraire l'architecture dessiné par Echo² et à la réaliser en volume. Reprenant les captures réalisées dans le film précédent, j'ai réussi récupérer et à remodéliser le couloir en 3D. Une fois le modèle tridimensionnel obtenu, il ne me restait plus qu'à l'imprimer à plat, puis à l'assembler.

Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy
Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy
Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy
Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy
Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy
Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy

En résulte deux formes : une série de portraits représentant chaque couloir en vue 3D (constitué de toutes les images du film sous forme de plans), ainsi qu'une sculpture de 2,15 mètres de long et rétro-éclairée.

 

Les impressions

Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy
Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy

 

La sculpture

Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy Echo 3 - 2019 - Thomas Daveluy

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Artefacts est une vidéo issue d'un protocole de retouche de vidéo extrême. En utilisant les outils de retouche d'image dits « intelligents », j'ai supprimé toute trace humaine dans l'ensemble des plans de la vidéo.
Cela se traduit par la présence, parfois subtile, parfois extrêmement visible, de sortes de cicatrices en perpétuel mouvement. À cheval entre une vibration et une recomposition désorganisée et aléatoire, les stigmates laissés sur l'image témoignent de la violence de l'acte de suppression de l'humain et des limites des outils numériques lorsqu'il s'agit de recomposer des images.

La définition technique de l'outil utilisé est « suppression des éléments indésirables basée sur le contenu ». En réalité, une cascade d’algorithmes s'enchaine pour recomposer des éléments effacés (au préalable) en se basant sur les éléments restants tout autour sur l'image. Le logiciel cherche à boucher les trous de la manière la plus propre possible en analysant l'image et son contexte. Si cela fonctionne sur certains plans, lorsque le décor est simple ou que la suppression humaine laisse peu de trous, cette technique donne un tout autre résultat lorsqu'elle se retrouve obligée de recomposer des pans entiers de l'image avec peu ou pas assez d'éléments à copier.

J'ai toujours été attiré par les moments où le numérique entre en conflit avec son usage premier mais continue à fonctionner. C'est le cas de Terrarium où la photogrammétrie est utilisée pour scanner des arbres (techniquement impossible), ou encore dans Zero Dimension où j'exploite les bugs du moteur de rendu 3D pour donner forme à une nouvelle perspective. Ici, c'est la volonté acharnée du logiciel à recomposer l'image qui me plaît. Si le geste est éminemment violent (la retouche photo pour la suppression de personnages a été le grand outil des régimes totalitaires), le résultat ouvre sur une forme que je trouve poétique, à la fois par la démarche absurde de l'outil mais aussi par l'ouverture erratique dans la géométrie initiale de l'image.

Le travail dans une école donne une portée complémentaire : c'est un haut lieu de l'identification humaine. C'est là que nous nous forgeons, à la fois intellectuellement mais aussi socialement. Mais ces bâtiments sont aussi souvent impersonnels, tellement axés sur la praticité qu'ils en deviennent parfois déconnectés de l'humain. Le collège de Sainte Marie a l'avantage d'être un mix d'architectures différentes, le neuf et l'ancien s'y côtoient, ce qui offre un grand territoire d'expérimentations.

Voir la vidéo sur mon portfolio

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Cette vidéo a été réalisée dans le cadre de ma résidence en milieu scolaire au collège de Sarzeau et soutenu par le département du Morbihan.

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Autoportrait Thomas Daveluy

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Conçue spécialement par David Bideau pour le jeu, la musique de Naufrage vient de faire l'objet d'une édition numérique spécialement retravaillée.

Vous pouvez la télécharger gratuitement à l'adresse habituelle : thomasda.itch.io/naufrage

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Retrouvez 12 morceaux masterisés pour 45 minutes d'écoute...