12avr.2016
Troisième monolithe...
Le blog de Thomas Daveluy, artiste plasticien, vidéo et nouveaux médias.
1avr.2016
Une petite vidéo de présentation d'une des animations du jeu :
Je commence à mettre du son et a créer des petites animations qui se déclenchent lorsqu'on croise un des monolithes répartis sur l'île.
D'une durée de 2 à 4 minutes, chaque des 5 statues aura sa propre animation avec sa propre musique...
10janv.2016
Débuté en septembre 2015, Naufrage est un projet de jeu vidéo expérimental et indépendant réalisé sous Unity. L'histoire propose au joueur d'atterrir (ou de s'échouer) sur une vaste île remplie de secrets. Surveillé par des observateurs très critiques, le joueur devra découvrir l'univers d'un jeu par le biais de l'exploration, mais surtout de la contemplation. Entre expérimentation technique, graphique et sonore, Naufrage propose un univers onirique dans lequel le joueur pourra se faire son propre voyage, au grès de son envie de découverte.
Première approche de la discipline pour moi, c'est l'occasion de découvrir un nouvel univers de création où le champ des possibles s'avère aussi vaste que celui des défis techniques qu'il présente. Comme toujours dans mon travail, je cherche avant tout l'expérimentation, mais le média vidéoludique me permet d'en faire profiter le joueur/spectateur. De cette manière, chaque découverte que j'ai pu faire, chaque surprise (bonne ou mauvaise) prend sa place à un moment ou à un autre dans le jeu. Par exemple, une grotte permet d'accéder à une galerie qui dévoile toutes les textures du jeu sous forme de tableau. Sorte de mise en abyme, Naufrage parle aussi de ce qui le constitue, en allant jusqu'à basculer entre les modes de représentation : d'abord en 3D, le jeu va petit à petit perdre ses textures, puis la troisième dimension et ainsi de suite...
Une page dédiée, avec la possibilité de demander une verson de test (beta) est accessible ici : naufrage-thegame.com
10juin2014
[2014] Echo² par I7b
Echo² est la poursuite du travail de superposition et de compression de l'espace vidéo déjà entamé entre autres dans Echo (2011).
Voilà déjà plusieurs années maintenant que je poursuis ce travail, presque politique, sur l'envie de contredire l'idée reçue que le numérique est quelque chose d’immatériel, de flottant. Je n'ai que trop souvent entendu dire (même lors de mon diplôme) que mon travail, de part le fait qu'il se fait sur des supports numériques, était très éloigné du travail manuel collé à l'artiste, avec cette vieille définition du XIXème de l'artiste virtuose faisant de l'or avec ses mains. Aujourd'hui, même si cette définition correspond plus à l'artisanat, on entend encore de vieux réflexes archaïques : "Oui, mais vous ne touchez pas de vos mains". Le débat est stérile mais les clichés ont la vie dure et c'est aussi pour cette raison que je continue, avec acharnement, à réaliser ces vidéos mélangeant un travail très technique et une ouverture sur un rendu plus poétique.
Dans la précédente version de 2011, je me contentais de remettre chaque image en fonction de sa position par rapport à la précédente. La séquence révélait alors chaque image du film (chaque ligne correspondant à une image, 25 lignes représentent 1 seconde de film) mettant en avant la composante première de la vidéo : une suite d'images fixes.
Cette fois-ci la technique va plus loin, en replaçant de manière beaucoup plus précise chaque image du film à l'endroit exact où elle a été filmée. Comme pour Echo (premier du nom), il se dessine une sorte de couloir, correspondant à un portrait de la séquence vidéo. Ici j'ai usé de techniques de motion capture, avec des outils que l'on retrouve dans le cinéma, afin d'obtenir un couloir qui dessine exactement le trajet que j'ai parcouru lorsque j'ai filmé. De cette manière j'obtiens un couloir en 3D devant lequel je place une caméra fixe qui observe ainsi le film partir à l'horizon.
Au final le rendu s'avère très différent de la première version, puisque l'espace vidéo est beaucoup plus discernable. Chose étrange, il y a presque deux parties qui se dessinent : la partie haute, qui s'ouvre sur un univers très pictural, non sans rappeler les reflets des arbres dans les peintures de Monet. On retrouve un amalgame que j'avais déjà souligné dans d'autres de mes vidéos où la matière numérique, composée de pixels se rapproche énormément du pointillisme.
A cette partie, très liquide, vient se heurter la seconde moitié de l'image, avec des éléments plus grossiers, mais plus discernables (je veux dire par là moins abstraits). On retrouve ici une des composante de la matière vidéo/numérique : les pixels. J'aime faire le parallèle avec Tomb Raider (plusieurs personnes me l'ont aussi indiqué spontanément, donc je ne pense pas me tromper) ou tout autre jeu datant de cette époque du tournant de la 3D avec un affichage très flottant et pixelisé (j'en parle d'ailleurs ici dans mon article sur Standalone Post).
Au final, le but premier de l'ensemble de mon travail me semble atteint : montrer les spécificité de cette matière numérique, présenter son ouverture sur un univers vaste et infini tout en insistant que le numérique EST matériel, puisqu'il est manipulable, transformable et que ses enjeux plastiques peuvent être transposables à d'autres types d'art.
Allée du Jardin de Giverny, 1901, Claude Monet
9avr.2014
16nov.2013
Je viens de terminer de réaliser Les Oiseaux - variation #1.
Ce fut difficile, contraignant et réellement fatiguant de réaliser cette pièce en seulement 3 mois. J'ai bien failli tout arrêter bien des fois, mais, grâce à ceux qui m'ont soutenu, aidé, remonté le moral durant les moments de doute, j'ai pu aboutir à ce résultat à la hauteur de mes attentes. A tous je vous dis merci :
22oct.2013
Entamé il y a 3 ans par Julie Morel, le projet de recherche sur l'autoarchivage immédiat comme œuvre d'art se termine par la publication d'un livre, compte-rendu des expérimentations et réflexions menées par des artistes, critiques et étudiants en art.
Auto-archivage immédiat comme œuvre, ed. EESAB, 160 pages, 18€
Julie parle longuement de ce projet sur son blog, je vous incite vivement à aller y faire un tour.
Pour ma part, c'est à cette occasion que j'ai réalisé le projet display:none; une mosaïque autonome et interactive qui dresse le portrait d'un ou plusieurs sites. Le visiteur est alors amené à voyager dans un flot d'images décontextualisées mais liées entre elles par leur contenu respectif.
19sept.2013
11mars2013
Cela fait plusieurs mois que je travaille avec David Bideau sur l'émergence d'une collaboration entre musique et images. Nous avions déjà fait une première démonstration lors d'une soirée privée en décembre, mais nous n'avions alors pas encore défini un projet clair (même le nom du groupe n'était pas fixé).
Aujourd'hui, le projet est devenu plus mature, avec de nouvelles musiques, évoluant dans un univers différent (mélange de sonorités primitives et d'instruments électroniques basiques) et sous un nouveau nom : Noir Statues.
Nous avons convenu d'axer d'avantage notre travail sur des formes basiques, issues de références primitives (art africain, sud américain) ainsi que sur l'art minimaliste et conceptuel (entre autres Sol LeWitt). Voici quelques visuels ainsi que les différentes références qui ont pu nous aider dans cette recherche :
Bernard Venet (Source)
Chris Marker Les Statues meurent aussi (Source)
Nous publierons rapidement une autre vidéo de démo avec les nouveaux visuels.
Quel est votre avis ? Ce nouveau son vous plait-il ?