Thomas Daveluy - Blog

Le blog de Thomas Daveluy, artiste plasticien, vidéo et nouveaux médias.

Expositions

Expositions

À travers cette exposition, Guillaume Lepoix et Thomas Daveluy engagent une pratique qui met un lieu à l’épreuve de sa propre image. En découvrant le Dourven pour la première fois, ravagé par la tempête, ils ont été marqués par ce fatras sauvage.
Dans ce parc, longtemps entretenu puis brusquement défait, les artistes cherchent ce point de bascule où le contrôle cède et où la matière reprend l’initiative. Le numérique (scan, photogrammétrie, projection) devient ici un dispositif d’écoute plutôt qu’un instrument de maîtrise : les manques, les glissements et les fantômes y sont accueillis comme les indices d’une mémoire matérielle. Leur démarche ne vise pas à réparer mais à rendre perceptible la résistance du réel à sa représentation, à ouvrir un territoire où chaque œuvre agit comme une strate de fouille plutôt qu’un résultat.
Leur méthode procède du protocole vers le geste. Les vidéos font trébucher le présent sur les volumes du passé ; les dioramas laissent la projection se briser sur les troncs et les pierres ; la sculpture conserve un fragment non pour le sanctifier mais pour loger le lieu en lui-même. La peinture, enfin, n’efface pas le numérique : elle le saisit, l’absorbe, le réincarne.
Dans une démarche ni nostalgique ni démonstrative, leur intention demeure celle du témoignage d’un paysage fracassé qui donne lieu à un sublime désordre.

Découvrez l'exposition, compte-rendu de la résidence de Guillaume Lepoix et Thomas Daveluy, du 28 mars au 21 juin 2026 à la Galerie du Dourven (Côtes d'Armor, 22).


La résidence

Fruit d'une résidence de 5 semaines, répartie sur trois temps forts (septembre 2024, septembre 2025 et mars 2026), le résultat du travail est issu de techniques diverses : textes, photographie, photogrammétrie, impression, vidéo, sculpture et même peinture. Cet ensemble de créations résulte de la découverte du parc en septembre 2024, alors encore marqué par les ravages de la tempête Ciaràn. Inaccessible au public à ce moment là, la Galerie du Dourven nous a offert l'opportunité de s'y immerger le temps d'un week-end. Cette courte immersion a donné lieu à des milliers de prises de vues photographiques et scans 3d.

Arrivée de nuit sur le parc en septembre 2024 Visite du Dourven ravagé par la tempête en septembre 2024 Visite du Dourven ravagé par la tempête en septembre 2024 Visite du Dourven ravagé par la tempête en septembre 2024 Visite du Dourven ravagé par la tempête en septembre 2024 Visite du Dourven ravagé par la tempête en septembre 2024

Le cœur du travail de résidence a eu lieu l'année suivante (après la restauration du parc) où nous avons redécouvert la pointe du Dourven réhabilitée : arbres évacués, chemins restaurés, etc. Ce contraste saisissant, entre une nature réensauvagée et sa re-domestication nous a donné l'image d'un paysage remis en cage. Bien que nécessaire, la restauration a gardé les stigmates de la tempête, ce qui a été le moteur du travail que nous avons mené : la réappropriation de la mémoire ainsi que la thématique d'une nature qui ne s'apprivoise pas tant que ça.

Travail de déambulation et de prises de vues dans le parc du Dourven Travail de déambulation et de prises de vues dans le parc du Dourven Déambulation et de prises de vues dans le parc (©Léa Molinier) Déambulation et de prises de vues dans le parc (©Léa Molinier) Déambulation et de prises de vues dans le parc (©Léa Molinier)
Installation pour la projection nocturne Installation pour la projection nocturne Projection nocturne pour réaliser « Dioramas » Projection nocturne pour réaliser « Dioramas » Travail numérique dans le logement Travail numérique dans le logement (©Léa Molinier)
Travail de peinture dans l'atelier Travail de peinture dans l'atelier Travail de peinture dans l'atelier Travail de peinture dans l'atelier Travail de peinture et numérique dans l'atelier Installation de l'exposition (©Léa Molinier)
Collage des lettrages sur les vitres (©Léa Molinier) Collage des lettrages sur les vitres (©Léa Molinier) Installation de l'exposition (©Léa Molinier) Installation de l'exposition (©Léa Molinier) Installation de l'exposition (©Léa Molinier)


L'exposition

Le résultat de notre travail a donné lieu à la réalisation de 9 œuvres mêlant de nombreuses techniques dans un aller retour entre travail numérique et pratique plastique physique. Volontairement scindée en deux espaces, l'exposition propose au spectateur de commencer par la partie "Seuil", sorte de compte-rendu de nos premières impressions dans le parc, avant d'entrer dans une section plus sombre, la parie "Critique", qui regroupe les œuvres issues d'un travail ultérieur et réalisé au long-cours.

Entrée de la Galerie du Dourven ©Yoan Brière Entrée de l'exposition ©Yoan Brière Plan de l'exposition Vue de l'entrée de l'exposition (avec le panorama sur le paysage du parc du Dourven) Vue de la première salle (partie « Seuil »)
Public dans la première partie de l'exposition ©Yoan Brière Public dans la première partie de l'exposition ©Yoan Brière Une des phrases à trouver dans l'exposition Les vitres de la verrière panoramique servent de support à un texte ©Yoan Brière Vue de la seconde salle de l'exposition (partie « Critique ») ©Yoan Brière
Visiteur découvrant la pièce « Herbier » ©Yoan Brière Visiteurs regardant la vidéo « Dioramas » ©Yoan Brière Projection vidéo « Dioramas » Vue du public dans le fond de la seconde salle de l'exposition (« Derniers reliefs » à droite et « Reliquaire » à gauche) ©Yoan Brière Le « Reliquaire » placé sur socle et sous le regard curieux des visiteurs ©Yoan Brière Vue globale de la seconde partie de l'exposition (partie « Critique »)

L'exposition est ouverte jusqu'au 21 juin 2026, du mercredi au dimanche, de 14h à 18h30.


Les œuvres

Partie Seuil

Topographie

« Topographie » présenté sur un écran TV à l'entrée (©Yoan Brière)Vidéo en boucle. Déambulation chronologique des artistes dans le parc durant toute la durée de la résidence. Comme un dessin sur une feuille vierge, les tracés noirs créent des lignes qui, à l’instar du corps des artistes, explorent, arpentent, contournent, zigzaguent et traversent le paysage.
Peu à peu, une cartographie se construit par accumulation de ces déplacements, révélant progressivement toutes les zones explorées au Dourven.

Vidéo complète ici

Dialogue

Adhésifs collés sur les vitres de la galerie. Réflexion lyrique sur la découverte et le ressenti des artistes vis-à-vis du lieu, ce dialogue s’inspire de leurs références (Guillevic, Herzog, Cocteau, …) Présentés sous forme de sous-titres collés à même les vitres, ces textes transforment
chaque fenêtre de la galerie en un écran qui dévoile un paysage cinématographique.

« Dialogue » présenté sur les vitres de la galerie « Dialogue » présenté sur les vitres de la galerie « Dialogue » présenté sur les vitres de la galerie « Dialogue » présenté sur les vitres de la galerie « Dialogue » présenté sur les vitres de la galerie Textes affichés sur les vitres de la galerie pour l'installation « Dialogue »

Contre-études

Impressions jet-d’encre sur bois peint. Issues de photogrammétries (photographie en 3D), ces impressions sont obtenues par des recadrages sur les arrière plans et le paysage environnant, évacuant ainsi le sujet original. Le photo-réalisme vacille, le numérique glisse
alors vers une matière qui évoque la technique picturale : aplats incertains, contours vibrants, textures qui hésitent entre le pixel et la touche.
Les supports, simples plaques de bois peintes, sèment le doute entre images numériques et techniques traditionnelles. Cette série propose une représentation de paysages qui s’auto-recomposent à travers leurs propres accidents. Un fil fragile les traverse : une oscillation entre une nature contrôlée et son propre réensauvagement.

« Contre études », 9 impressions sur bois peint « Contre études », 9 impressions sur bois peint « Contre études », 9 impressions sur bois peint « Contre études », 9 impressions sur bois peint « Contre études », 9 impressions sur bois peint « Contre études », 9 impressions sur bois peint

Catastase

Impressions jet d’encre sur dibond. Les deux artistes font de ces images le point de départ de leurs expérimentations. Ce sont elles qui décrivent le mieux l’état dans lequel ils ont trouvé le parc suite à la tempête. Obtenues via des captures d’écran, ces photos sont issues de photogrammétries réalisées dans le domaine. L’espace virtuel de ces paysages numérisés permet de libérer le point de vue des contraintes physiques du photographe (voir à travers le sol, l’eau ou depuis les airs).
Cette démarche révèle un relief qui semble vouloir résister au numérique. Le paysage retrouve ici une forme presque organique, voire picturale. La nature n’est pas reconstituée mais recomposée : chaque fragment numérique devient un geste de reprise, une forme d’esquisse du réel.

« Catastase », 3 impressions sur dibond « Catastase », 3 impressions sur dibond « Catastase », impression jet d'encre sur Hahnemühle contre-collée sur dibond, 160x90 cm « Catastase », deux impressions jet d'encre sur Hahnemühle contre-collées sur dibond, 65x37 cm « Catastase », gros plan sur les impressions « Catastase », gros plan sur les impressions « Catastase », gros plan sur les impressions

Partie Critique

Le réel se souvient mal

« Le réel se souvient mal » vidéo projetée sur un des murs de l'expositionTechniques mixtes (vidéo), boucle. Combinaison de photographies, films et scans 3D, cette vidéo propose de voyager à travers un espace unique mais capturé sur deux temporalités différentes. Le film confronte deux états du même paysage : celui du désordre et celui de la restauration. Entre les deux, une mémoire s’obstine, non dans le récit, mais dans la déformation de l’image. Les volumes des arbres tombés, invisibles au spectateur, continuent de modeler le présent du paysage photographique. Le numérique devient le lieu d’un relief disparu : l’image vacille entre restitution et hantise.

Vidéo complète et plus de détails ici

Herbier

Impressions sur plexiglas. Anamorphoses des photos utilisées pour réaliser la vidéo « Le réel se souvient mal ». Chaque image, photographiée juste après la restauration du parc, se voit ainsi reprojetée dans son espace mais déformée par les volumes encore présents des arbres tombés. À l’image d’un herbier ou d’une boîte à insectes, ces échantillons se retrouvent écrasés dans leur paroi de verre, comme trace d’un prélèvement scientifique.

« Herbier », 24 impressions sur plexiglass « Herbier », 24 impressions sur plexiglass « Herbier », zoom sur les impressions « Herbier », zoom sur les impressions « Herbier », gros plan sur une des impression « Herbier », gros plan sur une des impression

Dioramas

« Dioramas » vidéo présentée dans l'alcôve de la galeriePerformances filmées, boucle. Dans cette performance filmée, les artistes s’insèrent à la lisière d’un double paysage : celui du parc actuel (tangible, qui sert d’écran) et celui de la mémoire de la tempête (fantomatique, via des projections photographiques). Cette mise en scène leur permet alors de se réinscrire au sein de leurs propres souvenirs, comme s’ils souhaitaient s’y replonger. Mais cette volonté intime, presque romantique, bute sur le réel : le lieu, devenu support de projection, dissout l’image dès que le point de vue bascule. Le passé se déchire ainsi sur le relief du présent.
La figure humaine devient témoin, silhouette de passage entre deux états du réel. Immobile, elle ne domine pas la scène : elle en fait partie, absorbée dans la texture du monde.

Vidéo complète et plus de détails ici

Reliquaire

Sculpture, impression 3D et feuilles d’or. Une boîte en or représentant la pointe du Dourven abrite en son sein la réplique réduite d’un arbre tombé. Le lieu se conserve lui-même, entre relique et maquette, mémoire et simulacre.
Objet de culte ou d’archéologie, cette boîte contient le souvenir matériel d’un effondrement. Le Dourven y devient le fossile d’un paysage miniature.

« Reliquaire », vue d'ensemble de la sculpture « Reliquaire », sculpture présentée sous cloche sur son socle ne bois massif « Reliquaire », gros plan sur la sculpture : impression 3D et feuille d'or « Reliquaire », gros plan sur la sculpture « Reliquaire », très gros plan où l'on peut voir le bâtiment de la galerie « Reliquaire », très gros plan où l'on peut voir le bâtiment de la galerie

Derniers reliefs

Huile sur toile. Cette peinture referme le cycle de création des artistes, non comme le désir d’un retour à des techniques traditionnelles, mais dans l’optique de se confronter à une nouvelle physicalité. Le pinceau reprend là où la vidéo, la photographie et la photogrammétrie s’arrêtent. Ce dernier geste, lent et manuel, n’efface pas le numérique : il le digère et le poursuit.

« Derniers reliefs », huile sur toile, vue d'ensemble « Derniers reliefs », huile sur toile, vue d'ensemble « Derniers reliefs », huile sur toile, vue d'ensemble « Derniers reliefs », huile sur toile, vue zoomée « Derniers reliefs », huile sur toile, gros plan


Crédits photos :

Expositions

Seuil Critique - affiche

Fruit d'une résidence de 6 semaines à la Galerie du Dourven (Trédrez-Locquémeau) et en collaboration avec Guillaume Lepoix, l'exposition Seuil Critique sera ouverte du 28 mars au 21 juin 2026.
Vous y décrouvrirez 9 créations originales (photo, vidéo, sculpture et même peinture), réalisées sur place entre septembre 2025 et mars 2026.

Quand Guillaume Lepoix et Thomas Daveluy découvrent le Dourven pour la première fois en septembre 2024, le site est ravagé par la tempête. Ce fatras sauvage est le point de départ de leur recherche plastique.
À travers l'exposition "Seuil critique", ils engagent une pratique qui met un lieu à l’épreuve de sa propre image.
Par le prisme du numérique (scan, photogrammétrie, projection), ils nous plongent dans un environnement en transition où les manques, les glissements et les fantômes du paysage du passé peuplent le présent, et sont accueillis comme les indices d’une mémoire matérielle.
Dans une démarche ni nostalgique ni démonstrative, leur intention demeure celle du témoignage d’un paysage fracassé qui donne lieu à un sublime désordre.

Découverte du parc après la tempête Découverte du parc après la tempête Peinture... Peinture... Peinture...
Peinture et travail numérique... Travail in situ... Travail in situ... Travail in situ...
Travail in situ... Travail in situ... Déplacement des artistes dans le parc pour la résidence

Infos pratiques :

Samedi 28 mars à 11h

Ouverture de l’exposition et vernissage en présence des artistes

Dimanche 29 mars à 15h

Visite accompagnée des artistes, temps de rencontre et d'échange

Samedi 25 avril à 11h

Visite en breton, avec Ti ar Vro
Gratuit sur réservation au 02.96.05.92.52 ou par mail à dourven@lannion-tregor.com

Mercredi 6 mai à 18h

Conférence "L’Image et l’Art à l’aube de l’IA"
avec Guillaume Lepoix et Thomas Daveluy
Espace Sainte-Anne, Médiathèque de Lannion, gratuit


Galerie du Dourven

Allée du Dourven, 22300 Trédrez-Locquémeau
dourven@lannion-tregor.com
02.96.05.92.52

Expositions

Affiche de l'expo - ©Ronan Pincemin

Après la belle exposition Bistrot et cartes postales, le musée a souhaité ouvrir plus largement ses collections « hors Bretagne ». Cette année c’est un Tour du monde en 80 cartes postales que nous vous proposons. Aux commandes Thomas Daveluy, pilote artistique, vous fera traverser continents et cultures au fil d’images et de récits venant de différents coins du monde.

Clin d’œil affectueux à Jules Verne et Nellie Bly, journaliste du début du XXe siècle, cette installation immersive vous invite à suivre l’exploratrice baldivienne Rozenn Le Louarn lors de son incroyable voyage entre 1900 et 1901, en Asie, en Amérique, en Europe et en Afrique, mais aussi dans l’Atlantide… et jusqu’à la Lune !

Êtes-vous prêts pour embarquer ?


Deuxième commande du Musée de la carte Postale de Baud, cette fois-ci sur le thème du tour du monde en 1900. Cette exposition prend le contrepied de la précédente avec une scénographie volontairement minimaliste : 80 cartes postales apposées sur les murs blancs de la galerie. Un écran interactif, situé au centre de la pièce, permet d'accéder à une carte du monde où il est possible de déplacer le personnage de ce tour du monde, parmi sept continents (Europe, Afrique, Amérique, Océanie, Asie, Atlantide et... la Lune !). Une fois le choix réalisé, un vidéoprojecteur, situé au plafond, pivote afin de s'orienter vers le bon continent et de projeter une image qui intègre parfaitement les cartes postales.

Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026
Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026
Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026
Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026 Vue de l'exposition « Le tour du monde en 80 cartes » à Baud - 2026

Chaque carte, issue de la collection du musée, est alors mise en valeur à travers une correspondance imaginaire : Rozenn Le Louarn, personnage fictif, y raconte comment, en 1900, elle a traversé ces sept continents et réalisé chacune de ces images. À cheval entre les récits de Jules Verne et de Méliès et s'inspirant du véritable tour du monde de Nellie Bly, cette fiction invente un périple haut en couleurs, surprises et découvertes.

L'exposition en vidéo


Le vernissage

Vernissage : accueil du public Vernissage : accueil du public Vernissage : accueil du public Vernissage : accueil du public Vernissage : accueil du public
Vernissage de l'exposition Vernissage : arrivée de Rozenn (Carolie Bonis) Vernissage : arrivée de Rozenn (Carolie Bonis) Vernissage : Rozenn (Caroline Bonis) avec moi


Le off

Bien que minimaliste en apparence, cette nouvelle exposition s'est avérée plus complexe que la précédente. Avec l'aide de David Le Maréchal, il a fallu réaliser un dispositif capable de faire pivoter un projecteur et de synchroniser l'orientation et les images projetées en temps réel. Le planisphère interactif au centre de la pièce et constitué d'une gigantesque TV tactile qui cache un logiciel programmé pour gérer les interactions des visiteurs et la diffusion des récits de Rozenn. Presque 20 jours ont été nécessaires pour installer le dispositif, incluant l'accrochage, les calages et les différentes mises à jour logicielles pour faire fonctionner l'ensemble.

Préparation du moteur pour la rotation Fixation du projecteur au moteur Programmation du moteur pour la rotation Programmation du moteur pour la rotation
Calage image sur le mur Calage image sur le mur Calage image sur le mur Calage image sur le mur

En amont de l'accrochage, ce travail a nécessité plusieurs mois de travail. Le point de départ a consisté en une sélection des 80 cartes postales (réparties sur 7 continents) afin de pouvoir créer un récit cohérent avec un tour du monde en 1900 (avec évidemment des largesses et anachronismes volontaires au service de la fiction, surtout pour le voyage sur la lune). Une fois le récit écrit, une session d'enregistrement audio avec une comédienne professionnelle (Caroline Bonis) a permis de donner une voix et un visage à Rozenn Le Louarn. Par la suite il a fallu réaliser les visuels : fonds de cartes animés, illustrations des continents, des véhicules, etc... La réalisation du logiciel, permettant de réunir les éléments narratifs (images, sons et vidéos) et de piloter le dispositif technique (écran tactile, projecteur, moteur, etc), s'est faite à l'aide de Unity et Pure Data.

Projection sur les cartes d'Europe Projection sur les cartes d'Afrique Projection sur les cartes d'Atlantide Projection sur les cartes d'Amérique Projection sur les cartes d'Océanie Projection sur les cartes d'Asie Projection sur les cartes de la Lune
Carte du voyage de Rozenn en Europe Carte du voyage de Rozenn en Asie Carte du voyage de Rozenn en Atlantide Carte du voyage de Rozenn sur la Lune

L'exposition « Le tour du monde en 80 cartes postales » sera visible du 3 février 2026 au 3 janvier 2027. Plus d'informations sur le site du Quatro.

Expositions

Dans le cadre des Journées du Patrimoine 2025 et pour fêter les 10 ans du pôle culturel le Quatro à Baud, une soirée événementielle, réunissant concerts, spectacles et projections, s'est déroulée le 20 septembre au soir.

C'est dans ce cadre que Mathurine, la tenancière fictive du bistrot implanté au musée de la carte Postale, s'est "déplacée" sur les murs du bâtiment afin d'y raconter deux histoires : l'Histoire des festivités ainsi que la transmission culturelle en Bretagne. Projetée en grand sur la façade sud-est du Quatro, Mathurine s'est servi de tableaux, documents et de nombre de cartes postales afin de leur donner vie et d'illustrer ses histoires.

Journées du Patrimoine 2025 à Baud - Projection Journées du Patrimoine 2025 à Baud - Projection du film de Mathurine Journées du Patrimoine 2025 à Baud - Projection du film de Mathurine Journées du Patrimoine 2025 à Baud - Projection du film de Mathurine

Pour rappel, Mathurine est le personnage fictif de l'exposition Bistrot & Cartes Postales qui accueille les visiteurs au sein de son bistrot et leur raconte histoires et anecdotes à partir d'anciennes cartes postales. Celles-ci prennent vie quelques secondes grâce à l'utilisation de l'Intelligence Artificielle. Elle convoque le même dispositif dans ce film, afin d'y présenter de nouvelles cartes postales.

Un extrait ci-dessous

Expositions

Nouvelle création personnelle pour la saison 2025 au musée de la carte postale de Baud.

Bistrot et Cartes Postales - Exposition au musée de la carte postale de Baud - du 4 février 2025 au 4 janvier 2026 - par Thomas Daveluy

Cette année, l'exposition « Bistrot et cartes postales » vise à recréer l’ambiance d’un bistrot des années 1930 dans lequel une tenancière, Mathurine, accueille le spectateur et lui raconte anecdotes et histoires de cartes postales d'époques. Pour cette installation, j'ai réalisé plusieurs films issus de cartes du musée, d'anecdotes et de faits divers d'époque. La tenancière du bistrot, un mannequin sur lequel est projeté un visage animé, se charge de diffuser et raconter ces films dès que le spectateur la sollicite (via une sonnette ou un tableau épinglant des cartes).

La carte postale et le bistrot sont-ils si éloignés ? En apparence bien différents, ils partagent des fonctions essentielles, celles de la transmission et de liens entre les gens. Ils sont des moyens de partager avec d’autres des informations, des émotions : une mémoire personnelle et collective.

Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud
Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud
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Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud Bistrot et cartes postales - musée de la carte postale, Baud

Il existe trois types d'interactions :

  • Les anecdotes : accessibles sur simple appui sur une sonnette présente sur les tables du bistrot, la tenancière va raconter des histoires collectées auprès d'anciens de la région. Illustrées par la diffusion de cartes postales issues de la collection du musée, ces anecdotes sont racontées par la tenancière qui ne manque pas de personnalité et donne son avis afin de faire le lien entre les histoires anciennes et les actualités d'aujourd'hui.
  • Les cartes postales : un tableau épingle 7 cartes postales sur lequel le visiteur est invité à appuyer. Cela lance alors un film qui met en mouvement les images issues de ces cartes, grâce aux outils d'Intelligence Artificielle et à des photomontages animés, ces photographies d'époque prennent vie pendant que la tenancière racontre transcriptions et informations de l'époque.
  • Les films des enfants : suite à un travail en milieu scolaire, des films d'animations réalisés par des élèves de CM1 et reprenant des anecdotes récoltées dans les familles, sont diffusées par la tenancière depuis un tableau d'ardoise.

L'installation Bistrot et cartes postales se tient au sein du Musée de La Carte Postale de Baud (56) du 4 février 2025 au 4 janvier 2026.

Expositions

Résultat d’une résidence en milieu scolaire entre avril et juin 2024, et réalisée dans le cadre du premier Micro Festival organisé par la Micro Folie de Scaër, « Les Chimères en folie » propose une création de 13 créatures imaginées par 26 élèves de CM1.

Présenté sous forme d'exposition interactive, ce travail collectif donne la part belle à l'imagination au travers d'images, sculptures, vidéos et sons, le tout diffusé sur le multiples supports. Une encyclopédie et 13 mini-films sont aussi disponibles :


La réalisation

La première étape du projet a été de faire créer des animaux imaginaires aux élèves de CM1. D'abord par le texte (descriptions, histoires), puis par le dessin, les 26 élèves ont du chacun réaliser une créature fantastique selon leurs goûts. Regroupés par binômes, ils ont ensuite du recréer une chimère en papiers découpés en mélangeant des parties de chacune de leurs créatures d'origine.

Les dessins des enfants Le Fury Gentil Le Toroex Star Le Rockyjazz

La deuxième partie consistait à faire découvrir aux enfants l'animation image par image (ou Stop Motion) afin de faire prendre vie à leurs animaux. Image après image ils ont réalisé de petits courts-métrages mettant en scène leurs créations. Les films ont été agrémentés d'une bande son avec leurs propres voix et bruitages à la bouche et les fonds ont été générés par l'Intelligence Artificielle à partir des photos des chimères.

Prises de vues pour le Stop Motion Prises de vues pour le Stop Motion Prises de vues pour le Stop Motion
Fond de mer généré via IA à partir des chimères des enfants Fond de forêt généré via IA à partir des chimères des enfants Fond de désert généré via IA à partir des chimères des enfants Fond de montagne généré via IA à partir des chimères des enfants

Pour faire honneur à chacune de ces créations, une encyclopédie est alors réalisée avec une double page pour chaque chimère.

Page de garde de l'encyclopédie Encyclopédie, double page : le Lionzio Encyclopédie, double page : le Trompapique Encyclopédie, double page : le mini-jeu
Encyclopédie, double page : crédits de fin La couverture en cuir Présentation et relecture de l'encyclopédie L'encyclopédie imprimée

En parallèle, un groupe de l’Espace Jeunes de Scaër s'est emparé des dessins des enfants pour tenter de recréer, grandeur nature, trois de ces chimères. Avec du grillage, du papier journal et de la peinture, ils ont réalisé de grandes sculptures mesurant jusqu'à 1m20 de haut !

Création des chimères en papier + grillage Création des chimères en papier + grillage Création des chimères en papier + grillage
Le Lionzio en volume Le Fury Gentil en volume Le Chapoiseau du feu en volume

Enfin, la finalité du projet prend lieu dans une exposition qui présente l'ensemble de ce travail au sein d'une scénographie spécialement concue pour l'événement. Une borne interactive permet de diffuser chaque film dans une sorte de théâtre coloré et fleuri, les sculptures sont présentées et mises en scène et l'encyclopédie est exposée et consultable. Unne imprimante 3D imprime même en direct des versions miniatures des chimères en volume (qui ont été scannées en 3D pour l'occasion).

Vernissage de l'exposition Vernissage de l'exposition Vernissage de l'exposition Vernissage de l'exposition Vernissage de l'exposition
Vernissage de l'exposition La borne interactive La borne interactive Le théatre-cinéma
Les fonds générés par IA Impression 3D Impression 3D Impression 3D


Remerciements

La Micro Folie souhaite remercier toutes et tous celles et ceux qui ont participé et aidé à la réalisation de cette exposition :

Merci à l’équipe des Micro Festivals, Vincent Penru, responsable de programmation Micro Festivals, et Sarah Delbos, chargée de production Micro-Folies,

Merci à Jade Karquel, Responsable du réseau micro folie Bretagne,

Merci à Mme Quillec et à ses élèves de CM1, Yalita, Mila, Mia, Aidan, Léo, Jonathan, Cassandre, Nolan, Noah, Kyanne, Lilou, Eva, Mia, Méloé, Korantyn, Matthias, Isaac, Lewyn, Leïla, Shanna, Daphné, Ethan, Iwann, Tristan, Diego et Noam.

Merci à Erwan, et aux participants de l’Espace Jeunes, Kaliyah, Louna-Swan, Jules, Axel, Raphaël, Mathis, Samuel et Esteban.

Merci à l’Association Lire à Scaër,

Merci aux Services Techniques de la commune et aux agents qui ont aidé à la bonne réalisation et à l’installation de cette exposition.

Expositions

Retours d'exposition sur « Sauvage Manière » à la Galerie du Faouëdic à Lorient du 20 janvier au 14 avril 2024.

Affichage public Sauvage Manière Lorient

Une exposition de Thomas Daveluy et Guillaume Lepoix sur le thème de la représentation du paysage à l'heure du numérique.
Une installation immersive en 5 œuvres adaptées ou créées spécialement pour la Galerie du Faouëdic.
Téléchargez le livret de visite

Affichage public Sauvage Manière Lorient Affichage à l'entrée de la Galerie Texte de présentation Livrets de visite Vernissage Sauvage Manière Lorient 2024


Pin des Landes

Installation - Composition numérique et impression sur adhésifs. Première salle du rez-de-chaussée

Le territoire des Landes, connu pour sa monoculture de pins offrant un paysage massivement vertical, était il y a encore un siècle une immense lande à l'horizon infini. Plantés sous Napoléon III, les pins ont alors bouleversés la culture mais aussi toute la région, comme en atteste le travail de Félix Arnaudin, photographe local et récemment redécouvert.

L’installation « Pin des Landes » vise à interroger la manière dont la plantation d’un arbre peut transformer un espace. À la manière d’une explosion spontanée ou d’un envahissement par croissance lente, les murs et reliefs de la galerie sont recouverts d’une photographie panoramique du territoire landais de nos jours. Ces images se retrouvent déformées par les outils numériques et les contraintes du lieu : la texture s’étire, le feuillage se mélange, les pixels se révèlent et des bugs de synchronisation entre les photos se dévoilent

Pin des Landes - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix - Lorient 2024 Pin des Landes - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix - Lorient 2024 Pin des Landes - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix - Lorient 2024 Pin des Landes - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix - Lorient 2024
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Forêt Primaire

Installation numérique interactive - Guillaume Lepoix. Deuxième salle du rez-de-chaussée

Guillaume Lepoix a collecté, pendant 5 ans, des dessins d'arbres créés par plus de 600 écoliers, collégiens et lycéens, dans toute la France. Le spectateur/joueur est invité à explorer cette étrange jungle et à admirer les différents dessins réalisés. L’œuvre a l’allure d’un jeu vidéo, mais il n’y a ici aucun score à atteindre, aucun ennemi à abattre, ni énigme à résoudre et aucun but réellement explicité sinon celui de la libre déambulation, de l’exploration et de la contemplation.

Forêt primaire - Sauvage Manière - © Guillaume Lepoix - Lorient 2024 Forêt primaire - Sauvage Manière - © Guillaume Lepoix - Lorient 2024 Forêt primaire - Sauvage Manière - © Guillaume Lepoix - Lorient 2024 Forêt primaire - Sauvage Manière - © Guillaume Lepoix - Lorient 2024
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Terrarium

Installation vidéo. Troisième salle (grande salle) du rez-de-chaussée

Installation sur 3 écrans synchronisés de Terrarium, œuvre interactive et immersive créée en 2018 avec Guillaume Lepoix.
L'installation propose de projeter l'œuvre sur tous les murs de la Grande Salle de la Galerie du Faouëdic. Des transats sont mis à disposition pour que les spectateurs puissent s'installer et profiter de l'immersion dans les meilleurs conditions.
Plus de détails sur la pièce ici.

Terrarium - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix - Lorient 2024 Terrarium - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix - Lorient 2024 Terrarium - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix - Lorient 2024
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ZeroDimension

Installation numérique interactive. Salle vidéo (étage). Musique composée par David Bideau.

Cette installation propose de voyager à travers un univers bugué, où la perception de l’espace est inversée : les objets proches sont masqués par ceux situés au loin par un jeu de perspective renversée. Arrière-plan et premier plan sont ainsi intervertis tandis que les repères habituels (haut, bas, horizon, distances) deviennent flous.
Il s'agit d'une évolution (retravail graphique, techique et du dispositif) de l'œuvre originale réalisée en 2016 et constituant la fin du jeu vidéo Naufrage

L'installation propose un dispositif composé d'une manette et de deux boutons pour se diriger et prendre des photos de son exploration. Un écran tactile permet de visualiser les photos et de se les envoyer par mail.
Plus de détails sur l'œuvre originale ici.

ZeroDimension - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy - Lorient 2024 ZeroDimension - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy - Lorient 2024 ZeroDimension - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy - Lorient 2024
ZeroDimension - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy - Lorient 2024 ZeroDimension - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy - Lorient 2024 ZeroDimension - Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy - Lorient 2024


Sauvage Manière

Impression jet d’encre - 120 x 120cm. Affiche et œuvre exposée en mezzanine, au 1er étage

À l'origine cette œuvre ne devait pas être présentée et devait uniquement constituer l'affiche de l'exposition.
Réalisée à l'aide d'outils d'Intelligence Artificielle, l'image ici obtenue est le résultat de la combinaison de 4 images, chacune représentant une des 4 œuvres présentées dans la galerie. La réinvention et le mélange des images originales a donné lieu à de nombreuses propositions fournies par l'IA. Par un long travail de sélection et de négociation textuelle (les images obtenues par IA peuvent être retravaillées par le texte), Thomas et Guillaume ont réussi à obtenir un visuel qui arrive à faire référence tout à la fois aux 4 œuvres originales, mais aussi à leurs propres références (peinture impressioniste, jeu vidéo, dessin, etc...).

Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy - Lorient 2024 Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy - Lorient 2024 Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy - Lorient 2024 Sauvage Manière - ©Thomas Daveluy - Lorient 2024

Expositions

Comment traiter le paysage, genre classique de l’histoire de l’Art, à travers les outils techniques contemporains ?
Thomas Daveluy et Guillaume Lepoix explorent les possibilités – et les défaillances – des nouveaux médias, pour (ré)interroger la représentation du monde qui nous entoure. Ils invitent les visiteurs à déambuler au travers d’oeuvres expérimentales et poétiques.

Vernissage de l'exposition

Sauvage Manière

par Thomas Daveluy et Guillaume Lepoix
le vendredi 19 janvier 2024 à 18h30
à la Galerie du Faouëdic à Lorient

Exposition présentée du 20 janvier au 14 avril 2024. Visite commentée de l’exposition par les artistes, samedi 20 janvier à 14h30

Vous y retrouverez une sélection de 5 œuvres, dont deux originales, réalisées autour du thème de l'évocation du paysage à l'heure du numérique. L'installation immersive et interactive, donne un panel, non exhaustif, des expérimentation des deux artistes au travers des outils de création contemporains.

Quelques images...

Sauvage Manière - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix, 2024 Forêt primaire - Guillaume Lepoix, 2019 ZeroDimension - Thomas Daveluy, 2016-2024 Terrarium - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix, 2018-2024 Pin des Landes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix, 2024

Expositions

Du 4 mars au 31 décembre 2022, venez découvrir Orée, par Thomas Daveluy et Guillaume Lepoix à La Cohue, Musée des Beaux arts de Vannes

La Cohue, Musée des Beaux Arts de VannesOrée
DU 4 MARS AU 31 DÉCEMBRE 2022

L'exposition propose une approche sensible autour de la notion de paysage et la représentation du réel. À cheval entre art, science et technologies, les deux artistes, Thomas Daveluy et Guillaume Lepoix, construisent un ensemble de trois œuvres où la technologie numérique leur sert de moyen de reproduction du paysage, tout en interrogeant notre manière de percevoir le tangible. Conçue pour le passage central du musée des beaux-arts, l'installation se veut immersive et contextuelle : ce lieu si particulier et riche en Histoire interroge la manière de représenter le monde à travers les époques. Les deux artistes creusent l'image pour en extraire sa matière constitutive (textures, pixels, couleurs) et la livrer sous forme brute, comme des reliques d'un monde caché au sein des images numériques.


Installée au sein du passage central, l'exposition propose 3 œuvres spécialement conçues pour le lieu :

AtlasAtlas

Sculpture monumentale de 6m de haut composée de 4 pans de velours représentant une carte de l'ascension du mon Atlas par les deux artistes au Maroc. Cette œuvre interroge sur la notion de représentation et joue avec l'imagerie numérique tout en faisant référence à l'iconographie du moyen-âge. Le spectateur est invité à faire l'expérience de l'œuvre en venant s'y placer au centre et en se perdant au milieu des milliers de fragments du voyage.

Atlas - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Atlas - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Atlas - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Atlas - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Atlas - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix

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TerrariumTerrarium

Déambulation dans une forêt numérique issue d’une composition de photogrammétries (scan 3D). Ce paysage, luxuriant et sauvage, se découvre lentement, par le biais d’un mouvement de caméra uniforme et mécanique. Basculant régulièrement de l'hyperréalisme à l'abstraction pure, Terrarium propose une composition picturale qui interroge notre perception du monde au travers d'une démarche impressionniste.

Terrarium - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Terrarium - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Terrarium - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Terrarium - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Terrarium - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix

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ReliquatReliquat

Structure de tissu suspendue qui offre une vue en contre-plongée (un feu de camp autour duquel se trouvent trois protagonistes), Reliquat renverse le réel et le retourne comme un simple morceau de tissu. Le public se tient en dessous de la scène, comme s’il la contemplait du point de vue de l’intérieur de la Terre, du point de vue de Gaïa.

Reliquat - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Reliquat - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Reliquat - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Reliquat - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix Reliquat - Installation à La Cohue Vannes - Thomas Daveluy, Guillaume Lepoix

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Expositions

La Terre-Mère des anciens est presque toujours désignée sous les noms de Gaïa chez les Grecs anciens. Ils l’ont quelquefois représenté sous les deux aspects de la nature : capable de créer la beauté harmonieuse mais également capable de faire resurgir le chaos originel.

C’est cette ambivalence que l’on retrouve dans Reliquat : une structure de tissu suspendue qui offre un point de vue en contre-plongée. En examinant la pièce, le spectateur peut discerner un feu de camp autour duquel se trouvent trois protagonistes. Le public se tient donc en dessous de la scène, comme s’il la contemplait du point de vue de l’intérieur de la Terre, du point de vue de Gaïa.

Couture des pans de tissus Couture des pans de tissus Couture des pans de tissus Couture des pans de tissus

Cette installation donne ainsi à voir un monde impossible à appréhender sans l’outil numérique : l’idée de passer à travers le sol. Reliquat intervertit le réel et retourne les volumes comme si le monde qui nous entourait n’était composé que d’une fine couche de tissus réversible. Chacun peut ainsi faire l’expérience d’une plongée sous la surface.

Le choix du sujet (le feu de camp) permet d’ancrer la scène dans un moment suspendu et intemporel. Celui du bivouac, du refuge, du repos et de la rêverie.

Installation à La Cohue Installation à La Cohue Installation à La Cohue Installation à La Cohue
Installation à La Cohue Installation à La Cohue Installation à La Cohue Installation à La Cohue Installation à La Cohue

Les formes polygonales permettent de souligner l’origine numérique de cette installation. Issue d’un scan 3d, sa fabrication et sa mise en œuvre offrent un glissement vers le concret : le tissu ainsi tendu rappelle autant la toile de tente que celle du tableau. Le support ainsi que les textures volontairement baveuses, sont autant de clins d’œil à la peinture impressionniste qui cherchait à saisir l’instant et à reproduire le réel sans une volonté d’exactitude.

Reliquat protège et menace. Sa conception, qui reprend les structures des tentes, crée un dôme sous lequel le spectateur peut s’abriter, mais sa grande taille et ses formes parfois saillantes et rigides sonnent comme un rappel du poids du monde qui nous pèse et nous surpasse souvent.

Installation à La Cohue Installation à La Cohue Installation à La Cohue
Installation à La Cohue Installation à La Cohue Installation à La Cohue Installation à La Cohue

Dans cette pièce les artistes renouvellent leur volonté d’utiliser les outils numériques pour métamorphoser le réel. Issu d’un vrai campement, celui-ci se retrouve numérisé, puis réinséré dans le monde concret. La succession de manipulations transforme lentement la scène originale, étape après étape jusqu’à donner un hybride qui devient le reliquat des altérations techniques subies.

Reliquat Reliquat Reliquat Reliquat

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