Thomas Daveluy - Blog

Le blog de Thomas Daveluy, artiste plasticien, vidéo et nouveaux médias.

Expositions

Dans le cadre d'une approche plus expérimentale pour notre groupe Noir Statues, nous avons décidé d'abandonner l'ordinateur (pour l'instant) pour nous consacrer exclusivement à des outils analogiques. C'est dans cette optique que j'ai décidé de réaliser mon propre modulaire vidéo analogique.

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3Trins RGB - Assemblage 3Trins RGB - Assemblage 3Trins RGB - Assemblage 3Trins RGB - Assemblage 3Trins RGB - Assemblage

Le principe de fonctionnement de l'appareil est assez simple et le schéma de fabrication peut être trouvé sur Internet (comptez environ 150-200€ de composants). Il est aussi possible d'en acheter un déjà assemblé mais c'est nettement moins amusant (et bien plus cher). J'en ai profité pour fabriquer mon propre boitier personnalisé avec des matériaux de récupération. Quelques soudures, des leds pour le rétro-éclairage et le tour est joué...

3Trins RGB - Boitier custom 3Trins RGB - Boitier custom 3Trins RGB - Boitier custom
3Trins RGB - Boitier custom 3Trins RGB - Boitier custom 3Trins RGB - Boitier custom

Au final cet appareil me permet de récupérer directement le son issu des appareils de David qui travaille sa musique avec un synthétiseur modulaire. De cette manière là, les images affichées à l'écran dépendent directement du son qui est joué : rythme, volume, variations sont autant de paramètres qui font varier les images générées par le modulaire vidéo.

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Pour conclure cette période de recherches, nous faisons un concert le 8 août à 21h au manoir de Saint Urchaut à Pont-Scorff :

« Retrouvez dans un décor majestueux et déglingué, un set improvisé de musiques électroniques et de vidéos analogiques, entre techno, noise et spasmes cathodiques en lien direct avec la thématique de l'Art Chemin Faisant : Le Dessin. »
 

Infos :

Noir Statues - Concert Gratuit
Durée approx. 45 minutes
Lieu : manoir de Saint Urchaut - Pont-Scorff
Date : Samedi 8 août - 21h
Plus de détails : 02.97.32.42.13 / communication@atelier-estienne.fr

Expositions

Dans le cadre de l'exposition collective Hospitalités au site abbatial de Saint Maurice à Clohars-Carnoët, j'ai été amené à réaliser un ensemble de sculptures nommé Soustractions.

Cette pièce prend la forme de 6 cubes en bitume noir de 35 x 35 cm, répartis dans tout le parc du site ababtial. Les cubes sont insérés dans un mur, un arbre, de la terre ou encore une souche. Parallèlement un des bâtiments du site abbatial accueille 6 autres cubes reprenant le contenu des cubes noirs. Ainsi, on peut retrouver les 6 contenus alignés dans l'espace d'exposition.

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Comme une sorte de carottage (technique de prélèvement scientifique) cette pièce présente alors 6 soustractions réunies dans l'exposition et symbolisées dans le parc par les blocs en bitume noir.

En marge de l'exposition, un catalogue a été édité, laissant la place aux explications de chaque artiste à propos de se pièce. Voici mon texte :

Soustractions est un symptôme. Symptôme de la manière dont l’être humain tente désespérément de collecter la nature ou de la maîtriser. Dans son ignorance ou son émerveillement pour elle, il l’abîme, sans même parfois en prendre conscience. De manière presque parodique, cette pièce reproduit une technique scientifique (le carottage) afin de présenter des échantillons du site abbatial de Saint-Maurice. Mais ces prélèvements laissent derrière eux des traces indélébiles. Sortes de cicatrices créées par l’Homme, elles interrogent la confrontation entre la nature et les matériaux artificiels.

Nous voulons protéger, préserver, conserver la nature parce que nous la trouvons belle. Alors nous la transformons, nous manipulons son ADN, nous l’ajustons à nos propres valeurs, nous créons des jardins artificiels : les plantes sont modifiées pour correspondre au mieux à nos règles abstraites. Le jardinier qui déverse du RoundUp dans son jardin se rend-il seulement compte de la violence de son acte envers la faune et la flore ? Il s’agit d’un amour vache, un amour à sens unique : la nature est étrangère aux notions d’esthétique.

Autant admiratif que curieux, l’humain ne sait jamais comment réagir face à des phénomènes naturels qu’il ne comprend pas. Alors, à la manière d’un collectionneur il prélève, récupère, emprunte, parfois en déséquilibrant l’écosystème, mais ne s’en rend pas compte. Si tenté qu’il y ait un sens (spirituel ou technique) au phénomène de la vie sur Terre, il est à parier que l’être humain aura bien des difficultés à le comprendre un jour. Mais il le cherche continuellement et c’est cela qui rend la science aussi fascinante.

Fascinants, c’est ce que sont les cubes de Soustraction. Le bitume crée une profondeur infinie dans sa couleur mate. Comme un trou noir, comme une pupille qui semble nous observer, chaque cube qui vient soustraire un pan de la nature crée quelque chose d’énigmatique. Comme le monolithe de 2001, il questionne autant qu’il inquiète. La forme cubique, aboutissement de la géométrie humaine, finit d’installer le contraste avec l’environnement : Dieu ne trace pas de lignes droites.

Multilocalisée, Soustraction s’appréhende en deux temps : par le cheminement du spectateur, sa confrontation à des pansements du sol, du végétal et du bâti mais également dans un autre lieu, avec l’exposé des extractions, comme une tentative maladroite de démonstration de ce que l’homme désire préserver. Il ne s’agit donc pas une pièce scientifique mais d’une œuvre de science-fiction : elle interroge le rapport entre l’homme et la nature en insérant un élément fictif. Le sens de cette pièce ne réside pas dans ce qu’elle est, mais dans ce qu’elle projette, ce qu’elle chuchote implicitement. Soustraction pose la question, sans fournir de réponse, de la curiosité humaine et de ses conséquences.

Expositions

Un projet de maping vidéo réalisé en collaboration avec Guillaume Lepoix dans la ville King's Lynn (Norfolk, Angleterre). Suite à une résidence de 4 jours sur place, dans le cadre du programme Interreg, nous avons réalisé cette vidéo qui sera diffusée régulièrement durant deux ans à cet endroit. Intitulée Ecosystème / Ecosystem, elle propose de créer un cyle où la banque tombe en ruine et renait de ses cendres en repoussant.

 

Expositions

C'est dans le cadre des Nuits de Lucie à Pont-Scorff, que notre association a obtenu une carte blanche pour réaliser un ensemble d’œuvres sur le thème « La société des lumières » dans 3 chapelles de la commune.

 

pre01.jpg Parmi les différentes chapelles, j'ai particulièrement été attiré par l'une d'entre elles : la chapelle de Lesbin et ses deux ex-voto relativement impressionnants. Si la pratique de l'ex-voto marin n'est pas spécifique à la Bretagne, c'est malgré tout une région qui compte un nombre très important de sculptures de bateaux installées dans des églises ou chapelles. Les bretons sont des voyageurs et des marins, c'est donc relativement normal que leurs icônes se tournent vers la mémoire de marins ou bateaux disparus en mer.
S'il n'était donc pas surprenant de trouver ainsi deux bateaux dans une chapelle, leur taille mais surtout leur emplacement (alignés mais placés juste à l'entrée) suggéraient la possibilité d'en accrocher un troisième. Il me fallait donc en ajouter un autre...

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L'année 2014 a été une année passionnante pour la conquête spatiale. Des évènements majeurs comme l'odyssée de Rosetta et l'atterrissage de Philae, les découvertes surprenantes de Curiosity sur Mars ou encore l'arrivée de projets ambitieux de colonisations de la planète rouge (Mars One entre autres) ont réveillé de nouveau l'intérêt du grand public pour le(s) monde(s) au dessus de nos têtes. C'est l'émergence du projet Mars One qui a sans doute été le plus intriguant pour moi, imaginez : un projet de voyage sur Mars pour l'homme en 2025, avec un aller simple seulement. L'impossibilité de revenir sur Terre pour ces nouveaux colons n'a pas empêché 200 000 personnes de se porter candidates à ce projet.

Projet Mars One

 

Elon Musk Elon Musk, le célèbre entrepreneur et PDG de Space X, commentait cette mission de la manière suivante : « Il s'agit de prendre tout l'argent que vous avez et vendre tout ce que vous possédez, comme l'ont fait les premiers pionniers des colonies américaines ». Les premiers colons d'Amérique avaient tout quitté et traversaient l'océan avec pratiquement rien pour se retrouver sur un continent dont ils ne connaissaient que peu de choses. Le parallèle avec notre époque est évident : les nouveaux conquérants, ce sont les astronautes, à la recherche d'un El-dorado dont on sait que l'existence est utopique.

 

MIR 
La station MIR (paix ou monde en russe) était l'icône idéale pour compléter le panel d'ex-voto de la chapelle : initialement mise en orbite pour une durée de 5 ans, elle aura tourné autour de la Terre durant 15 années avant d'être précipitée dans l'atmosphère en 2001. Sorte de bateau qui aurait sombré, MIR reste aujourd'hui encore la station qui aura démarré la présence permanente de l'homme dans l'espace (la Station Spatiale Internationale a pris le relais depuis).

 

Réalisée en bois de Tilleul, le plus gros de la structure de l'ex-voto a été tournée avec l'aide de Cédric Guillermo, artiste plasticien. Les modules ont été réalisés pour s'emboiter de telle sorte que l'ensemble de la station peut être démonté ou ré-assemblé en quelques minutes. Pour l'exposition, la chapelle baignait dans une ambiance lumineuse de lumière noire (lumière violette qui fait ressortir certains éléments fluorescents ou blancs). La station a donc été peinte avec une peinture invisible mais qui réagit à la lumière noire.

Section de tilleul Section de tilleul Découpe et collage des éléments Découpe et collage des éléments
Découpe et collage des éléments Découpe et collage des éléments Découpe et collage des éléments Tournage du bois Tournage du bois
Tournage du bois Tournage du bois Fabrication des éléments Fabrication des éléments
Assemblage des sections La station terminée La station terminée
La station terminée La station terminée La station terminée
Peinture de la station à la bombe lumière noire Peinture de la station à la bombe lumière noire Peinture de la station à la bombe lumière noire

 

essai-install.jpg Au départ, la station devait être accompagnée d'une projection au plafond. L'image diffusée correspondait à une carte du réseau Internet, représenté par toutes les connexions entre chaque ordinateur. Sorte de constellation, elle remettait d'avantage en situation l'ex-voto, tout en soulignant un autre univers dont l'exploration a décuplé ces dernières années : le partage de la connaissance et l'accès à l'information de manière permanente et immédiate.
Pour des raisons techniques (pollution lumineuse et surtout la projection révélait le plafond, cassant l'immersion dans la chapelle noire), cette installation a été écartée au tout dernier moment (deux jours avant le vernissage de l'exposition).
C'est un aspect important mais difficile dans ce genre de travail : remettre en cause certains aspects d'un projet demande parfois de faire deuil d'une partie entière de ce dernier.

 

Au final, installée dans la chapelle, mise en lumière et au milieu des pièces réalisées par les autres artistes, la sculpture prend tout son sens et s'intègre dans le prolongement des deux autres ex-voto.

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Pour terminer, je tiens tout particulier à remercier deux personnes sans qui je n'aurais jamais pu réaliser ce projet. Jonas Delhaye pour avoir su me motiver à réaliser cet ex-voto dans les meilleures conditions et Cédric Guillermo pour le tournage sur bois des sections.

Expositions

Les 12, 13, 14 et 19, 20, 21 décembre 2014, le centre d'art l'Atelier d'Estienne invite l'association Multi-Prises pour une carte blanche dans le cadre de le fête des lumières !

 

Intitulée "La société des lumières", cette exposition collective se déroulera dans 3 chapelles de Pont-Scorff dès la nuit tombée.

la-societe-des-lumieres.jpg.

Pour plus de détails et la programmation exacte, rendez-vous sur le site de l'atelier d'Estienne.

Expositions

Noir Statues s'est produit à l'Octopus à Lorient samedi 13/09. Une centaine de personne s'est déplacée pour assister à l'événement.
Le concert a duré 45 minutes et était rediffusé en direct sur une télévision pour les autres salles du bar.

Noir Statues à l'Octopus 2014 Noir Statues à l'Octopus 2014 Noir Statues à l'Octopus 2014 Noir Statues à l'Octopus 2014 Noir Statues à l'Octopus 2014

Le concert en vidéo (45 minutes) :

Ateliers

J'ai été invité par le FRAC Bretagne, les Champs Libres et le Musée de Bretagne à réaliser et à animer des stages vidéos avec des jeunes (14 à 17 ans).

Voici leur film :


Filmez court, cadrez serré ! from Frac Bretagne on Vimeo.

Un projet ambitieux

Dans le cadre d'un projet national (les portes du temps), cet atelier faisait découvrir aux jeunes l'espace du musée, une introduction à l'art en général, le tout en les faisant participer à la réalisation de leur propre film.

D'une durée de 4 jours par stage, les jeunes devaient ainsi visiter l'exposition du lieu dans lequel ils travaillaient (exposition de Raymond Hains au FRAC, L'instant de voir aux Champs Libres, Quand l'habit fait le moine au Musée de Bretagne), puis commencer à réaliser un scénario, des décors et des histoires en prélevant des éléments dans l'espace d'exposition.

Filmez-court, cadrez serré Stage 2 Stage 2 Stage 3 Stage 2 Stage 2 Stage 2 Stage 2
Stage 2 Stage 2 Stage 2 Stage 2 Stage 1 Stage 1 Stage 1 Stage 1
Stage 1 Stage 3 Stage 3 Stage 1

Le résultat donne un unique film en trois actes d'une très grande qualité. Les jeunes ont véritablement saisi le défi à bras le corps et ont dépassé nos espérances.
Nous nous attendions à un résultat de 3-4 minutes par stage. La créativité débordante des jeunes nous a littéralement submergé en offrant un film de plus de 20 minutes (soit environ 8 minutes par atelier).

Au final, les jeunes ont assisté à la projection de leur film le 16 septembre dernier aux Champs Libres, puis sont repartis avec leur film en DVD et avec des images plein la tête.

Si vous voulez plus de détails, n'hésitez pas à faire un tour sur le blog spécialement consacré au projet : filmez-court, cadrez serré.

Expositions

Noir Statues s'est produit en concert samedi 30 août au festival Zoophoniq !

Retrouvez notre groupe dans la compilation du festival Zoophoniq, avec plein d'artistes de talent à découvrir.

Expositions

A fleur de peau est une installation vidéo réalisée lors de l'exposition l'Âge de Faire à l’Écurie (Saint Jean Brévelay).


[2014] A fleur de peau par I7b

L'installation est composée d'un plancher sur lequel est reprojeté sa propre image, contrastée et saturée.
Lentement, au rythme d'une respiration, l'image alterne entre grands aplats blancs et la texture exagérée. De cette manière, se crée un rythme qui oscille entre une décomposition, comme si le plancher vieillissait et se faisait dévorer par de la moisissure et un état de rajeunissement, où le blanc vient lisser les planches de ce sol déjà hors d'âge.

Le principe de cette projection repose une fois encore sur la notion de texture, déjà présente dans Echo² ou dans d'autres pièces que j'ai pu réaliser en installation. Le plancher, en devenant le support de sa propre image, met en lumière ses spécificités. Les nervures du bois, les imperfections, les zones teintées différemment, sont alors soulignées par la vidéoprojection.

A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014 A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014 A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014
A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014 A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014
A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014 A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014

Art


[2014] Echo² par I7b

Echo² est la poursuite du travail de superposition et de compression de l'espace vidéo déjà entamé entre autres dans Echo (2011).

Voilà déjà plusieurs années maintenant que je poursuis ce travail, presque politique, sur l'envie de contredire l'idée reçue que le numérique est quelque chose d’immatériel, de flottant. Je n'ai que trop souvent entendu dire (même lors de mon diplôme) que mon travail, de part le fait qu'il se fait sur des supports numériques, était très éloigné du travail manuel collé à l'artiste, avec cette vieille définition du XIXème de l'artiste virtuose faisant de l'or avec ses mains. Aujourd'hui, même si cette définition correspond plus à l'artisanat, on entend encore de vieux réflexes archaïques : "Oui, mais vous ne touchez pas de vos mains". Le débat est stérile mais les clichés ont la vie dure et c'est aussi pour cette raison que je continue, avec acharnement, à réaliser ces vidéos mélangeant un travail très technique et une ouverture sur un rendu plus poétique.

Dans la précédente version de 2011, je me contentais de remettre chaque image en fonction de sa position par rapport à la précédente. La séquence révélait alors chaque image du film (chaque ligne correspondant à une image, 25 lignes représentent 1 seconde de film) mettant en avant la composante première de la vidéo : une suite d'images fixes.

Cette fois-ci la technique va plus loin, en replaçant de manière beaucoup plus précise chaque image du film à l'endroit exact où elle a été filmée. Comme pour Echo (premier du nom), il se dessine une sorte de couloir, correspondant à un portrait de la séquence vidéo. Ici j'ai usé de techniques de motion capture, avec des outils que l'on retrouve dans le cinéma, afin d'obtenir un couloir qui dessine exactement le trajet que j'ai parcouru lorsque j'ai filmé. De cette manière j'obtiens un couloir en 3D devant lequel je place une caméra fixe qui observe ainsi le film partir à l'horizon.

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Au final le rendu s'avère très différent de la première version, puisque l'espace vidéo est beaucoup plus discernable. Chose étrange, il y a presque deux parties qui se dessinent : la partie haute, qui s'ouvre sur un univers très pictural, non sans rappeler les reflets des arbres dans les peintures de Monet. On retrouve un amalgame que j'avais déjà souligné dans d'autres de mes vidéos où la matière numérique, composée de pixels se rapproche énormément du pointillisme.

TombRaider1.jpgA cette partie, très liquide, vient se heurter la seconde moitié de l'image, avec des éléments plus grossiers, mais plus discernables (je veux dire par là moins abstraits). On retrouve ici une des composante de la matière vidéo/numérique : les pixels. J'aime faire le parallèle avec Tomb Raider (plusieurs personnes me l'ont aussi indiqué spontanément, donc je ne pense pas me tromper) ou tout autre jeu datant de cette époque du tournant de la 3D avec un affichage très flottant et pixelisé (j'en parle d'ailleurs ici dans mon article sur Standalone Post).

Au final, le but premier de l'ensemble de mon travail me semble atteint : montrer les spécificité de cette matière numérique, présenter son ouverture sur un univers vaste et infini tout en insistant que le numérique EST matériel, puisqu'il est manipulable, transformable et que ses enjeux plastiques peuvent être transposables à d'autres types d'art.

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Allée du Jardin de Giverny, 1901, Claude Monet