Thomas Daveluy - Blog

Le blog de Thomas Daveluy, artiste plasticien, vidéo et nouveaux médias.

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Explications sur la vidéo :

Comme son nom l'indique, cette vidéo aborde la notion de frontières.
Aujourd'hui, avec l'espace Schengen tout citoyen européen est censé pouvoir circuler librement dans l'espace européen. Cependant, il suffit de regarder l'exemple des Roms ou même des SDF que l'on "escorte gentiment" à l'extérieur des villes au printemps pour voir que cette belle vérité n'est pas la même pour tous. Pourtant les frontières ne sont -en principe- que de simples traits sur une carte qui dans le monde réel ne sont pas visibles (sauf si on met un mur en béton de 5m de haut comme en palestine).

Dans la vidéo, le personnage vient d'ailleurs. Un ailleurs inconnu, la première image le montre venant de la mer, de l'horizon. On ne sait pas d'où il est issu, ce qui motive son voyage où même s'il y a un but à son périple. Les plans suivants apportent un élément extérieur, fictif : le bloc noir. Toutes les images (ou presque) sont entachées de cette présence inquiétante et massive qui surplombe les immeubles. Pourtant, apparemment, les habitants ne semblent pas y prêter attention, on ne sait même pas s'ils le voient ou s'ils en ont même conscience.
Le personnage, lui, a conscience de cette frontière, il la voit (il s'arrête même à plusieurs reprises pour la regarder) et c'est peut-être ce qui va l'empêcher de passer. Pour une raison totalement inconnue, le mur va l'empêcher de continuer plus loin. Comme pour les immigrés clandestins qui rêvent d'un eldorado en traversant la méditerranée en bateaux-poubelles et qui découvrent des barreaux de prison (s'ils arrivent en vie), le personnage du film voit son périple s'arrêter à l'instant même où il se cogne contre le mur.
Le dézoom de la fin apporte plusieurs éléments.

Tout d'abord, il donne un sens à ce bloc noir : le nom de la ville sur la carte qui prend forme dans la réalité.

Par la suite, il permet de métaphoriser le mur: ce n'est pas tant un espace physique qu'une barrière mentale. Le personnage est dans la ville (car après tout il est quand même bien rentré dans Lorient) mais son intégration se heurte à une barrière. Il ne pourra jamais être comme les autres (les habitants qui traversent le mur) même s'il est parmi eux. Le mur devient alors une barrière culturelle, ou linguistique (car le mur est un ensemble de lettres).

Il y a un second point de vue qui rejoint les autres pièces que j'ai pu faire ces dernières années, celui de la limite entre réalité et fiction (monde virtuel et réel). Le monde des cartes est un monde virtuel qui n'est pas visible en apparence. Pourtant, aujourd'hui, avec l'apparition de nouvelles technologies, cette frontière tend à s'effacer. Aujourd'hui il suffit de prendre une photo d'un objet avec son portable et google nous renvoie un ensemble de résultats en lien avec l'objet. Demain, il sera possible de consulter en direct les informations sur les objets nous entourant (principe de réalité augmentée). A l'instar d'un film comme District9 ou de la BD Philémon et le naufargé du A, un élément de fiction vient s'insérer dans le réel et provoque un décalage. Le plan dans la voiture est un bel exemple de ce que je voulais montrer sur l'effet que va créer cette fuite dans le monde virtuel.

En espérant que ces précisions puissent être utiles...

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Ça faisait un moment que je n'avais pas posté de nouveau billet avec des boulots. Je me rattrape en en mettant plein d'un coup:

Vidéo : Escalier

Une vidéo qui normalement est censé être posée au sol.
Par un simple jeu d'inversion (de cadre et de temps) le spectateur ne sait plus correctement se repérer dans l'espace. Le premier réflexe est de se fier aux gouttes d'eau qui "tombent" et de déduire que la caméra est en plongée totale. Pourtant de nombreuses incompatibilité apparaissent. Tout d'abord le fond qui est éclairé, qui laisse présumer que le sol ne s'y trouve pas, ensuite le son des gouttes qui induit l'inversion temporelle.

Vidéo : Tunnel

Vidéo pas vraiment réussie, je la trouve trop longue, le principe met trop de temps à se mettre en place et le son n'est pas tout à fait comme je le voulais. Je serai sans doute amené à la refaire.
La piètre qualité de la vidéo à fait disparaître le grain. Normalement il y a un grain très prononcé dans le blanc.
Je cherche souvent, dans mes vidéos, à côtoyer la limite entre la représentation du monde réel et la fiction. Ici j'ai essayé de partir sur le cliché de "la lumière au bout du tunnel" en filmant un long plan séquence dans un passage sous-terrain.
Passage. La caméra adapte sa sensibilité pour capter la pénombre du lieu. Le bout du tunnel est surexposé. On entre progressivement dans la lumière, jusqu'à ne plus rien voir d'autre que le grain et n'entendre que le souffle du micro. Le monde a disparu. Bruit de mobylette, la caméra adapte de nouveau sa sensibilité, retour dans le monde réel.

Photos : "Serial Killer"

Dans la rue :

Kill 1 Kill 2 Kill 3
Kill 4 Kill 5

Première série de photos dans la rue, idéalement imprimées en grand pour voir les détails.
Photos des gens dans la rue supprimés grâce à l'outil "correcteur de tons direct basé sur le contenu" de Photoshop. Cet outil permet normalement de supprimer les défauts dans les images. Ici je supprime les gens, selon un "rituel" particulier: toujours avec le même outil et en un seul clic (je ne reprend jamais l'image obtenue).
Les photos sont alors altérées, affichant des "cicatrices" dans les zones où les gens ont été supprimés.

Journée d'un inconnu

8h00 : lever 8h15 : douche 8h15 : douche 8h30 : toilettes 8h40 : s'habiller
8h40 : petit déjeuner 8h40 : petit déjeuner 8h40 : 9h00 : regarder la télé 12h00 : faire à manger 12h00 : faire à manger 14h00 : sortir

Même principe que la série précédente, sauf qu'elle s'applique à un individu en particulier.

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Un p'tit tour de Kart...

Un tour de circuit en Kart filmé avec les moyens du bord. Par la suite, j'ai tenté de recréer l'espace du circuit en replaçant les images les unes à la suite des autres.
Pour expliquer rapidement le procédé, j'ai utilisé un logiciel de stabilisation d'images (Deshaker) afin de récupérer les coordonnées spatiales de chaque image (comme le ferait un logiciel de motion capture). Évidemment le procédé est imparfait et provoque pas mal de bugs.

Le titre de la vidéo est une référence au film homonyme des frères Wachowski (que je conseille à tous d'ailleurs). Je trouve le procédé de cette vidéo pas si éloigné de leur travail (qui est tout de même un peu mieux que le mien hein !), dans le sens où je tente d'exploiter la vidéo dans ce qu'elle est en tant que surface: un plan. L'assemblage des plans au sein d'un faux espace 3D (nommé 2,5D) permet le déplacement de la caméra dans un univers totalement propre à la vidéo.

Retrouvez cette vidéo dans ma série photogrammes

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Nouvelle vidéo, tournée au port de pêche de Lorient (pas encore trouvé de titre)

La musique est une composition sonore réalisée à partir de prises de son de la zone industrielle du port. L'image peut paraître un peu floue parfois, c'est à cause des tremblements de la caméra lorsque la voiture passait sur des bosses.

Retrouvez la vidéo sur mon portfolio : À l'ouest des rails

Je suis actuellement en train de refaire mon portfolio, donc il n'y a que la partie vidéo qui est accessible pour l'instant.

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Nouvelle vidéo, tournée chez moi

Retrouvez la vidéo sur mon portfolio : Itinéraire Bis

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Nouvelle vidéo, tournée derrière l'école: