Thomas Daveluy - Blog

Le blog de Thomas Daveluy, artiste plasticien, vidéo et nouveaux médias.

Expositions

Logo Noir Statues

Concert-performance de Noir Statues au Manoir de Saint-Urchaud à Pont-Scorff.

21h30

Samedi 13 juillet 2013

Gratuit - durée approx. 45 min - Saint-Urchaud, Pont-Scorff 56620 (Plan du site)

Genre : electro / primitive bass music - David Bideau / Thomas Daveluy

Plus de détails :
L'art Chemin faisant : art-chemin-faisant.tumblr.com
On en parle sur multi-prises (et organisation d'un co-voiturage) : multi-prises.fr/concert-noir-statues

Expositions

Höller est une installation que j'ai réalisé dans le cadre de l'exposition au lieu de du 6 au 16 avril 2013 à la Ville en Bois (21 rue de la Ville en Bois, Nantes).

Le lieu d'exposition est une ancienne usine d'où provient aussi la machine qui a été fabriquée en 1938 et qui a fonctionné jusqu'en 2005 (soit 67 années de bons et loyaux services !).
L'installation présente un cercle de lumière qui découpe l'ombre de la machine (la mettant en avant par l'éclairage).
De temps en temps, une ombre supplémentaire vient s'ajouter et révèle des travailleurs affairés. Sortes de fantômes, ils témoignent silencieusement d'une époque révolue et d'une machine qui a vu plusieurs générations défiler jusqu'au déménagement de l'usine.

Les spectateurs peuvent intégrer l'installation avec leur propres ombres, soit par inadvertance en passant devant le rayon de lumière (beaucoup ne s'en rendent pas compte) soit en jouant avec les ombres qui apparaissent de temps à autre.

Höller à été réalisé en avril 2013.
Le nom de la pièce correspond à la marque de la machine (marque allemande qui ne semble plus exister aujourd'hui).

Expositions

Exposition 'au lieu de' du 6 au 16 avril 2013 à Nantes

Exposition collective de 11 artistes réunissant photos, dessins, sculptures et installations, du 6 au 16 avril à la Ville en Bois (21 rue de la Ville en Bois) à Nantes.

La ville en bois est une ancienne usine désaffectée dont il ne reste plus aujourd'hui que quelques machines abandonnées et ustensiles témoignant d'une époque révolue. L'ensemble des pièces, réalisées in-situ, se servent de ces machines et matériaux vestiges afin de recréer un univers témoignant de ce qu'a été le lieu et de ce qu'il est devenu aujourd'hui.

Artistes présents : Charlotte Durand, Estelle Ribeyre, Estelle Chaigne, Fulya Erdem, Julien Lemière, Pierre Moizan, Ricardo Lacuta, Simon Guiochet, Solenne Jost, Thomas Daveluy, Vaida Budreviciute

L'affiche est une photographie d'un des murs du lieu dont le logo, retiré lors du déménagement de l'usine, a laissé une empreinte étrange.


Quelques photos :

Plan de Salle Entrée de l'exposition Vernissage Vaida Budreviciute - Secret de la Ville en Bois Vaida Budreviciute - Secret de la Ville en Bois
Thomas Daveluy - Holler Thomas Daveluy - Holler Thomas Daveluy - Holler Simon Guiochet - Graphic Interchange Format
Simon Guiochet - Graphic Interchange Format Estelle Chaigne - Ils arrivent Estelle Ribeyre - Entremêlés Ricardo Lacuta - Au bord du précipice Charlotte Durand - Sans titre
Pierre Moizan - Stéphane & Stéphanie Pierre Moizan - Stéphane & Stéphanie Julien Lemière - Entre Mais Sois Doux Arrière Salle Solenne Jost - Frontières et autres vidéos
Pierre Moizan - Imposture Fulya Erdem - Homme Age Fulya Erdem - Homme Age Ricardo Lacuta - Flan painting

Art

Noir Statues Logo

Cela fait plusieurs mois que je travaille avec David Bideau sur l'émergence d'une collaboration entre musique et images. Nous avions déjà fait une première démonstration lors d'une soirée privée en décembre, mais nous n'avions alors pas encore défini un projet clair (même le nom du groupe n'était pas fixé).

Aujourd'hui, le projet est devenu plus mature, avec de nouvelles musiques, évoluant dans un univers différent (mélange de sonorités primitives et d'instruments électroniques basiques) et sous un nouveau nom : Noir Statues.

Nous avons convenu d'axer d'avantage notre travail sur des formes basiques, issues de références primitives (art africain, sud américain) ainsi que sur l'art minimaliste et conceptuel (entre autres Sol LeWitt). Voici quelques visuels ainsi que les différentes références qui ont pu nous aider dans cette recherche :

Quelques sources d'inspiration :

sollewitt001.jpg sol-lewitt-wall-drawing-481-2.jpg
Sol LeWitt

15488-16703.main_p.jpg
Bernard Venet (Source)

cmarker01.jpg cmarker02.jpg cmarker03.jpg cmarker04.jpg
Chris Marker Les Statues meurent aussi (Source)

Logo :

Logo Noir Statues Fil Logo Noir Statues Fil complet Logo Noir Statues monochrome Logo Noir Statues

Visuels :

cube verre, noir statues cube verre arche, noir statues arche, noir statues forêt forêt forêt forêt forêt bruit éventail éventail éventail wbmp cube fil explosions explosions explosions

Nous publierons rapidement une autre vidéo de démo avec les nouveaux visuels.

Quel est votre avis ? Ce nouveau son vous plait-il ?

Expositions

Voici quelques images de l'exposition Ce que les chèvres n'ont pas encore mangé qui s'est déroulée à Nantes...

Accrochage

Salle d'exposition vide
Début d'accrochage Début d'accrochage Début d'accrochage
En cours d'accrochage
Fin d'accrochage

Exposition

Entrée de l'exposition Entrée de l'exposition Vue de la salle
Vue d'ensemble de la salle
Parties de Castro - Par Simon Guiochet Mon paysage - Par Simon Guiochet Projection depuis le plafond
Peinture d'Adrien Autovia - Par Jonas Delhaye Autovia - Par Jonas Delhaye Autovia - Par Jonas Delhaye
Zootrope - Par Simon Guiochet Zootrope - Par Simon Guiochet Peinture d'Adrien Intrication - Par Thomas Daveluy, Le tour de Saumède - Par Guillaume Lepoix

Vernissage

Vernissage Vernissage Vernissage
42 minutes - par Thomas Daveluy La procession - Par Guillaume Lepoix La procession - Par Guillaume Lepoix
Performance de clôture Performance de clôture Intrication - Par Thomas Daveluy, Le tour de Saumède - Par Guillaume Lepoix

Expositions

carton d'invitation expo nantes

Compte-rendu d’une résidence artistique au village de Saumède (Galice).
En partenariat avec l’Association Cultural y Artistica de Saumede (ACAS), les artistes du Collectif Oodaaq ainsi que leurs invités, exposent leurs travaux réalisés durant le mois de septembre 2012.

Exposition les 12, 13 et 14 octobre 2012 au 23 rue de la Ville En Bois à Nantes.

Artistes présents : Thomas Daveluy - Jonas Delhaye - Simon Guiochet - Solenne Jost & Nolwenn Le Tallec - Guillaume Lepoix

Quelques dates :

VENDREDI 12 OCTOBRE

18h30 vernissage de l’exposition*
21h00 concert au Melocotton** (MOON QUP cantatrice sur bouclettes instrumentales - SUBURB ANIMAL luthier électronique)

SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14

13-21h ouverture de l’exposition
15-17h ateliers (ZOOTROPE (VIDÉO) Comprendre les images en mouvement - TÉLÉTRANSPORTATION (PHOTO) Réalisation d’un film d’animation) Inscription 10€ - Renseignements : 06 23 16 63 97

DIMANCHE 14

20h00 vidéo-concert (8KELT sample électro-accoustique) à La Ville En Bois* (2€)

Téléchargez le carton d'invitation au format PDF

Art

42 minutes c'est le temps que met l'eau qui provient de l'ancien moulin à l'abandon à atteindre le jardin collectif du village de Saumède.

Ce petit cours d'eau est extrêmement précieux puisqu'il fournit la seule source d'eau du jardin qui permet aux résidents de se nourrir à peu de frais.
En plus des débris (branches, glands, herbes) qui bouchent le canal et réduisent le débit de l'eau, le village doit partager cette eau avec différents habitants des environs certains jours. Au final, le jardin de Saumède n'a accès à l'eau que 4 jours sur 7 grâce à ce petit canal dont l'existence est fragile et le débit très variable.

Cette vidéo retrace donc le cheminement de l'eau le long de ces quelques kilomètres, tout en jouant sur un rapport d'échelle et de déformation du aux gouttes d'eau collées à l'objectif.

*****

Quelques éléments de travail, les deux bateaux qui ont servi pour faire flotter la caméra :

Première version du bateau Première version du bateau Première version du bateau : gros plan sur la caméra miniature
Deuxième version du bateau : plus légère et plus naviguable Deuxième version du bateau Deuxième version du bateau

Art

En physique quantique l'intrication est un phénomène observé dans lequel deux objets (ou plus), bien que spatialement séparés se voient avoir les mêmes propriétés physiques.
En gros, même s'ils sont séparés par de grandes distances spatiales, les deux systèmes ne sont pas indépendants et il faut les considérer comme un système unique.
Il est aussi possible de voir les choses dans l'autre sens : l'intrication induit qu'un élément peut être dans plusieurs états à la fois (principe du chat de Schrödinger).

   
Cette vidéo, réalisée durant ma résidence à Saumède en Galice, fonctionne exactement de cette manière, en divisant l'écran afin d'emprunter tous les chemins possibles qui mènent de l'entrée au point de vue le plus culminant du village.
Chaque fois que le chemin emprunté se sépare, l'écran se divise et chaque partie emprunte l'un des deux parcours.
Au final, il se créé une composition au sein de ces découpes verticales, composition qui n'est pas fonction de choix esthétiques, mais fonction de la géographie du lieu.
Par ailleurs cette composition, divisée de manière verticale se retrouve rassemblée de manière horizontale par la ligne d'horizon, volontairement centrée la plupart du temps.

*****

Quelques éléments de travail :

Carte du village avec numérotation des sectionsDécoupe chronologique des séparations en fonction de la carte
Vu du projet de travail sous After Effects Vue du travail du remontage et calage sonore sous Première

Résidences

IMGA0583.JPG

C'est par l'intermédiaire de l'Oeil d'Oodaaq que j'ai découvert l'existence du village de Saumède en Galice.

Il s'agit d'un ancien village abandonné que des français ont entrepris de réhabiliter afin d'y vivre et de monter des projets culturels et associatifs. Introuvable sur Google Maps, il se situe juste à côté de Célanova et dispose d'un accès à l'électricité et à l'eau courante.

Le village organise tous les ans un festival durant l'été, mais cette année la nouveauté a été la mise en place d'une résidence au mois de septembre, conviant plusieurs jeunes artistes à venir y travailler durant 2 semaines.

J'ai donc décidé de me joindre à l'aventure (accompagné de Jonas Delhaye et Guillaume Lepoix) et c'est au milieu des poules, des chèvres, des ânes et des ruines que nous nous sommes installés durant ces quinze jours.

Le village

Actuellement seule une des maisons du village est entièrement réhabilitée. Elle sert de cuisine, de salle de séjour et offre 3 chambres pour les résidents annuels. Les festivaliers ou les artistes en résidence doivent aller dormir sous les tentes dans le camping du village au milieu duquel un âne broute bruyamment (surtout la nuit).

Le lieu de travail dédié aux artistes se situe à l'arrière du village, juste à côté des tentes, il est constitué d'une table, d'une rallonge électrique et deux canapés posés sur un sol recouvert de paille. Un lieu de travail aussi insolite que génial.

Pour la nourriture, on essaye de se servir au maximum des fruits et légumes offerts par le jardin (qui est bien beau et assez grand) ainsi que des courses faites régulièrement dans la ville voisine. Les nouveaux arrivants se voient attribuer une couleur (qui est désignée en fonction de leur date de naissance et du calendrier maya -je crois-) qui définit leur tour de cuisine (tous les 4 jours environ). Sur les deux semaines de résidence, chacun a rivalisé d’imagination pour faire des plats plus excellents les uns que les autres. Comme quoi avec peu de choses on peut faire de vrais festins tous les jours.

La résidence

Au final, je dois dire que je suis réellement charmé par cette résidence. L'accueil a été des plus chaleureux (j'ai en ce moment même encore le souvenir de notre départ et des adieux interminables), même malgré la barrière de la langue (je ne parle pas un mot d'espagnol), le cadre de travail est exceptionnel et le lieu est vraiment rempli de surprises. J'encourage tout jeune artiste désireux de se retrouver dans un cadre non institutionnel à participer à cette résidence qui se déroule tous les ans au mois de Septembre.

Le seul bémol aura été le temps ; deux semaines étant bien trop courtes pour réellement investir le lieu et entamer un travail en profondeur. J'ai tout de même réussi à produire deux vidéos dont je suis assez satisfait (je publierai deux autres billets dédiés à ces productions plus tard).

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Art

(projet en commun de Guillaume Lepoix et Thomas Daveluy)

Bachelard, reprenant les théories de Jung, évoque la notion de complexe archaïque fécond[1]. Il théorise le fait que la destruction (notamment par le feu) est le moment d'existence ultime de l'objet.
Ce complexe est archaïque, puisqu'il date du début de la civilisation humaine.

Ce passage par la destruction apporte une preuve tangible de l'existence de l'objet en tant qu'élément réel (comment détruire quelque chose qui n'existe pas ?).

Par ailleurs, le feu est un élément hautement symbolique. Vénéré par toutes les civilisations, c'est en effet un objet de fascination, vital, mais destructeur. Il est l'élément d'un passage, d'une transition vers un autre état (purification en général), créant une ambivalence entre quelque chose qui disparaît et un nouvel élément qui apparaît. En Amérique latine on brule des épouvantails lors du nouvel an (del año viejo - le bonhomme de la vieille année) afin de mettre fin aux vieilles rancœurs de l'année passée, ce qui permet de recommencer une nouvelle année sereine. Le feu n'est donc pas une fin en soi, c'est bel et bien un élément transitoire.

Dans cette vidéo, le but initial était bien de tenter d'apporter cette preuve de l'existence de l'objet virtuel. Le personnage qui brûle (que je nommerai l'avatar) est une modélisation en 3D de la personne qui fait l'action sur la vidéo (que je nommerai le référent). Cet avatar a volontairement été conçu avec très peu de polygones (à peu près le même nombre que ceux qui composent le personnage de Lara Croft dans Tomb Raider). Sorte d'archétype des jeux vidéos des années 90, ce personnage, de part la manière dont il est construit, renvoie immédiatement au monde virtuel duquel il est issu.

Volontairement plus grand que le modèle original, il fallait pour nous que cet avatar prenne une dimension légèrement plus importante que son référent. L'avatar dans le jeu vidéo est un personnage auquel le joueur apporte beaucoup d'importance (bien plus qu'à sa propre image parfois). L'avatar permet de se construire, ou plutôt de se reconstruire une identité idéale, ou du moins améliorée.

Lorsque la vidéo commence on peut se demander si cet objet est issu de l'espace réellement filmé ou s'il a été ajouté par la suite (auquel cas il ferait partie du monde virtuel). L'incertitude persiste jusqu'au moment où l'avatar commence à brûler (il est réel puisqu'il se détruit). En brûlant son propre avatar, le référent affirme alors l'existence réelle de son modèle tout en induisant une volonté d'en finir avec lui, sans doute pour passer à autre chose (avec la même facilité avec laquelle on supprime son profil dans un jeu ou sur un site).

Lorsque l'avatar commence à tomber, son référent le soutient, presque s'il l'assistait dans sa propre mort. Puis, une fois à terre, la destruction étant désormais inéluctable, le référent s'en va.

Au final que reste t-il ? Une tête, immobile, impassible, presque pitoyable. Ce regard plongé dans le vide, rappelant celui d'un cadavre, ne vient-il pas confirmer la dualité existentielle de cet archétype en carton (un peu comme un marionnettiste fait prendre "vie" à quelques bouts de tissus) ? Si le dernier plan fait appel à l'image d'un mort, cela n'induit-il pas qu'il y a eu un vivant auparavant ?

L'avatar est-il une entité si fictive ? Si dématérialisée, si irréelle ?

[1] - Gaston Bachelard, la psychanalise du feu - folio essais