Parallèles

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Voilà enfin un premier teaser vidéo de Naufrage...

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Dévoilée en décembre dernier la première Alpha de Naufrage présentait les bases du jeu et le début de l'aventure pour les curieux. Avec un stade de développement très limité, cette première version publique ne possédait pas de son ni d'importants éléments de gameplay. Aujourd'hui, après 4 mois de travail supplémentaire, une seconde Alpha voit le jour avec de nombreux changements...

 

Des graphismes améliorés

Un travail sur les textures, l'éclairage et les effets a été apporté pour donner un aspect plus détaillé et chaleureux à l'ensemble du jeu. En plus d'une optimisation (pour les performances), c'est l'ambiance du jeu qui profite le plus de ces améliorations :
 

Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1 Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1
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Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1 Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1 Naufrage - Alpha 2 VS Alpha 1
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Du son

Partie cruellement manquante dans l'Alpha 1, des bruitages et de la musique ont enfin été ajoutés. Entre les bruits de pas, de l'océan ou les musiques envoutantes réalisées par le musicien David Bideau, le jeu prend vie par son ambiance sonore et dévoile des moments de contemplation pure par le biais de monolithes répartis sur l'île :
 


 

Un scénario qui progresse...

Les textes des personnages ont été entièrement réécrits par Delphine Balligand. Même s'il reste encore de grosses surprises à venir pour la prochaine version, le jeu présente un scénario plus compréhensible et cohérent. L'Alpha 2 propose même d'aller plus loin dans la progression de l'aventure...

 

Une compatibilité avec les casques de réalité virtuelle

Initialement la deuxième Alpha devait sortir début avril. Le prêt d'un Oculus Rift par un développeur (Manuel Masiello, merci à lui), m'a permis de découvrir que la réalité virtuelle collait parfaitement à l'ambiance du jeu. L'expérience se prête totalement à un jeu contemplatif comme Naufrage. La compatibilité avec la VR nécessitant quelques changements, la sortie de cette deuxième mouture a été décalée d'un mois. Même si la compatibilité avec d'autres casques que l'Oculus Rift n'est pas assurée, elle est tout à fait possible et ne devrait pas poser de soucis.
 

Naufrage sur Oculus Rift  Naufrage sur Oculus Rift

 

Vous pouvez télécharger cette nouvelle version via le formulaire sur la page dédiée ou en m'envoyant un email directement.

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Troisième monolithe...

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Deuxième animation...

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Une petite vidéo de présentation d'une des animations du jeu :

Je commence à mettre du son et a créer des petites animations qui se déclenchent lorsqu'on croise un des monolithes répartis sur l'île.
D'une durée de 2 à 4 minutes, chaque des 5 statues aura sa propre animation avec sa propre musique...

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Débuté en septembre 2015, Naufrage est un projet de jeu vidéo expérimental et indépendant réalisé sous Unity. L'histoire propose au joueur d'atterrir (ou de s'échouer) sur une vaste île remplie de secrets. Surveillé par des observateurs très critiques, le joueur devra découvrir l'univers d'un jeu par le biais de l'exploration, mais surtout de la contemplation. Entre expérimentation technique, graphique et sonore, Naufrage propose un univers onirique dans lequel le joueur pourra se faire son propre voyage, au grès de son envie de découverte.

Première approche de la discipline pour moi, c'est l'occasion de découvrir un nouvel univers de création où le champ des possibles s'avère aussi vaste que celui des défis techniques qu'il présente. Comme toujours dans mon travail, je cherche avant tout l'expérimentation, mais le média vidéoludique me permet d'en faire profiter le joueur/spectateur. De cette manière, chaque découverte que j'ai pu faire, chaque surprise (bonne ou mauvaise) prend sa place à un moment ou à un autre dans le jeu. Par exemple, une grotte permet d'accéder à une galerie qui dévoile toutes les textures du jeu sous forme de tableau. Sorte de mise en abyme, Naufrage parle aussi de ce qui le constitue, en allant jusqu'à basculer entre les modes de représentation : d'abord en 3D, le jeu va petit à petit perdre ses textures, puis la troisième dimension et ainsi de suite...

Une page dédiée, avec la possibilité de demander une verson de test (beta) est accessible ici : http://naufrage-thegame.com/

Galerie d'images

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Pensé à l'origine en diptyque, Ex Voto n'avait pas pu se dévoiler en entier lors de sa première présentation en décembre 2014 pour des raisons techniques. Réaffichée en mars 2015 à l'UBS de Lorient, puis de nouveau en septembre au Manège à Lorient, la pièce se dévoile pleinement avec le visuel qui l'accompagne : une bâche de 16m² affichant une gigantesque carte en noir et blanc.

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Sorte de constellation, elle présente, de manière rhizomatique, une représentation du réseau Internet (en 2005). Ainsi, s'affichent en vis à vis, deux images correspondant à une sorte d'aboutissement technologique de l'être humain aujourd'hui. D'une part le réseau Internet, dont l'ampleur et la complexité nous dépasse complètement et d'autre part une station spatiale : objet le plus avancé technologiquement qui maintient la vie dans un environnement où celle-ci est impossible. L'objet de science fiction qu'est la station MIR ouvre vers la conquête de l'univers, c'est à dire vers l'inconnu. À contrario du réseau Internet qui est ce qui se rapproche le plus de la connaissance humaine aujourd'hui.

La similitude graphique entre la carte et l'univers (environnement où navigue la station) est ainsi renforcé par la notion d'exploration. Naviguer à travers les étoiles est devenu aussi passionnant que naviguer à travers le vaste réseau de la connaissance humaine. Les deux ont un potentiel infini qui nous dépasse en tant qu'individu.

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L'exposition Hospitalités prend fin. La plupart des pièces, conçues spécialement pour l'occasion, vont être détruites pour laisser le Site Abbatial de Saint Maurice tel que nous l'avons trouvé. Il restera malgré tout un projet qui aura marqué le territoire et de nombreuses images...

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Dans le cadre d'une approche plus expérimentale pour notre groupe Noir Statues, nous avons décidé d'abandonner l'ordinateur (pour l'instant) pour nous consacrer exclusivement à des outils analogiques. C'est dans cette optique que j'ai décidé de réaliser mon propre modulaire vidéo analogique.

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Le principe de fonctionnement de l'appareil est assez simple et le schéma de fabrication peut être trouvé sur Internet (comptez environ 150-200€ de composants). Il est aussi possible d'en acheter un déjà assemblé mais c'est nettement moins amusant (et bien plus cher). J'en ai profité pour fabriquer mon propre boitier personnalisé avec des matériaux de récupération. Quelques soudures, des leds pour le rétro-éclairage et le tour est joué...

3Trins RGB - Boitier custom 3Trins RGB - Boitier custom 3Trins RGB - Boitier custom
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Au final cet appareil me permet de récupérer directement le son issu des appareils de David qui travaille sa musique avec un synthétiseur modulaire. De cette manière là, les images affichées à l'écran dépendent directement du son qui est joué : rythme, volume, variations sont autant de paramètres qui font varier les images générées par le modulaire vidéo.

3Trins RGB - Video modulaire 3Trins RGB - Video modulaire 3Trins RGB - Video modulaire 3Trins RGB - Video modulaire 3Trins RGB - Video modulaire

 
Pour conclure cette période de recherches, nous faisons un concert le 8 août à 21h au manoir de Saint Urchaut à Pont-Scorff :

« Retrouvez dans un décor majestueux et déglingué, un set improvisé de musiques électroniques et de vidéos analogiques, entre techno, noise et spasmes cathodiques en lien direct avec la thématique de l'Art Chemin Faisant : Le Dessin. »
 

 

Infos :

Noir Statues - Concert Gratuit
Durée approx. 45 minutes
Lieu : manoir de Saint Urchaut - Pont-Scorff
Date : Samedi 8 août - 21h
Plus de détails : 02.97.32.42.13 / communication@atelier-estienne.fr

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Dans le cadre de l'exposition collective Hospitalités au site abbatial de Saint Maurice à Clohars-Carnoët, j'ai été amené à réaliser un ensemble de sculptures nommé Soustractions.

Cette pièce prend la forme de 6 cubes en bitume noir de 35 x 35 cm, répartis dans tout le parc du site ababtial. Les cubes sont insérés dans un mur, un arbre, de la terre ou encore une souche. Parallèlement un des bâtiments du site abbatial accueille 6 autres cubes reprenant le contenu des cubes noirs. Ainsi, on peut retrouver les 6 contenus alignés dans l'espace d'exposition.

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Comme une sorte de carottage (technique de prélèvement scientifique) cette pièce présente alors 6 soustractions réunies dans l'exposition et symbolisées dans le parc par les blocs en bitume noir.

En marge de l'exposition, un catalogue a été édité, laissant la place aux explications de chaque artiste à propos de se pièce. Voici mon texte :
 

Soustractions est un symptôme. Symptôme de la manière dont l’être humain tente désespérément de collecter la nature ou de la maîtriser. Dans son ignorance ou son émerveillement pour elle, il l’abîme, sans même parfois en prendre conscience. De manière presque parodique, cette pièce reproduit une technique scientifique (le carottage) afin de présenter des échantillons du site abbatial de Saint-Maurice. Mais ces prélèvements laissent derrière eux des traces indélébiles. Sortes de cicatrices créées par l’Homme, elles interrogent la confrontation entre la nature et les matériaux artificiels.

Nous voulons protéger, préserver, conserver la nature parce que nous la trouvons belle. Alors nous la transformons, nous manipulons son ADN, nous l’ajustons à nos propres valeurs, nous créons des jardins artificiels : les plantes sont modifiées pour correspondre au mieux à nos règles abstraites. Le jardinier qui déverse du RoundUp dans son jardin se rend-il seulement compte de la violence de son acte envers la faune et la flore ? Il s’agit d’un amour vache, un amour à sens unique : la nature est étrangère aux notions d’esthétique.

Autant admiratif que curieux, l’humain ne sait jamais comment réagir face à des phénomènes naturels qu’il ne comprend pas. Alors, à la manière d’un collectionneur il prélève, récupère, emprunte, parfois en déséquilibrant l’écosystème, mais ne s’en rend pas compte. Si tenté qu’il y ait un sens (spirituel ou technique) au phénomène de la vie sur Terre, il est à parier que l’être humain aura bien des difficultés à le comprendre un jour. Mais il le cherche continuellement et c’est cela qui rend la science aussi fascinante.

Fascinants, c’est ce que sont les cubes de Soustraction. Le bitume crée une profondeur infinie dans sa couleur mate. Comme un trou noir, comme une pupille qui semble nous observer, chaque cube qui vient soustraire un pan de la nature crée quelque chose d’énigmatique. Comme le monolithe de 2001, il questionne autant qu’il inquiète. La forme cubique, aboutissement de la géométrie humaine, finit d’installer le contraste avec l’environnement : Dieu ne trace pas de lignes droites.

Multilocalisée, Soustraction s’appréhende en deux temps : par le cheminement du spectateur, sa confrontation à des pansements du sol, du végétal et du bâti mais également dans un autre lieu, avec l’exposé des extractions, comme une tentative maladroite de démonstration de ce que l’homme désire préserver. Il ne s’agit donc pas une pièce scientifique mais d’une œuvre de science-fiction : elle interroge le rapport entre l’homme et la nature en insérant un élément fictif. Le sens de cette pièce ne réside pas dans ce qu’elle est, mais dans ce qu’elle projette, ce qu’elle chuchote implicitement. Soustraction pose la question, sans fournir de réponse, de la curiosité humaine et de ses conséquences.

 

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Un projet de maping vidéo réalisé en collaboration avec Guillaume Lepoix dans la ville King's Lynn (Norfolk, Angleterre). Suite à une résidence de 4 jours sur place, dans le cadre du programme Interreg, nous avons réalisé cette vidéo qui sera diffusée régulièrement durant deux ans à cet endroit. Intitulée Ecosystème / Ecosystem, elle propose de créer un cyle où la banque tombe en ruine et renait de ses cendres en repoussant.

 

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C'est dans le cadre des Nuits de Lucie à Pont-Scorff, que notre association a obtenu une carte blanche pour réaliser un ensemble d’œuvres sur le thème « La société des lumières » dans 3 chapelles de la commune.

 

pre01.jpgParmi les différentes chapelles, j'ai particulièrement été attiré par l'une d'entre elles : la chapelle de Lesbin et ses deux ex-voto relativement impressionnants. Si la pratique de l'ex-voto marin n'est pas spécifique à la Bretagne, c'est malgré tout une région qui compte un nombre très important de sculptures de bateaux installées dans des églises ou chapelles. Les bretons sont des voyageurs et des marins, c'est donc relativement normal que leurs icônes se tournent vers la mémoire de marins ou bateaux disparus en mer.
S'il n'était donc pas surprenant de trouver ainsi deux bateaux dans une chapelle, leur taille mais surtout leur emplacement (alignés mais placés juste à l'entrée) suggéraient la possibilité d'en accrocher un troisième. Il me fallait donc en ajouter un autre...

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L'année 2014 a été une année passionnante pour la conquête spatiale. Des évènements majeurs comme l'odyssée de Rosetta et l'atterrissage de Philae, les découvertes surprenantes de Curiosity sur Mars ou encore l'arrivée de projets ambitieux de colonisations de la planète rouge (Mars One entre autres) ont réveillé de nouveau l'intérêt du grand public pour le(s) monde(s) au dessus de nos têtes. C'est l'émergence du projet Mars One qui a sans doute été le plus intriguant pour moi, imaginez : un projet de voyage sur Mars pour l'homme en 2025, avec un aller simple seulement. L'impossibilité de revenir sur Terre pour ces nouveaux colons n'a pas empêché 200 000 personnes de se porter candidates à ce projet.

Projet Mars One

 

Elon MuskElon Musk, le célèbre entrepreneur et PDG de Space X, commentait cette mission de la manière suivante : « Il s'agit de prendre tout l'argent que vous avez et vendre tout ce que vous possédez, comme l'ont fait les premiers pionniers des colonies américaines ». Les premiers colons d'Amérique avaient tout quitté et traversaient l'océan avec pratiquement rien pour se retrouver sur un continent dont ils ne connaissaient que peu de choses. Le parallèle avec notre époque est évident : les nouveaux conquérants, ce sont les astronautes, à la recherche d'un El-dorado dont on sait que l'existence est utopique.

 

MIR 
La station MIR (paix ou monde en russe) était l'icône idéale pour compléter le panel d'ex-voto de la chapelle : initialement mise en orbite pour une durée de 5 ans, elle aura tourné autour de la Terre durant 15 années avant d'être précipitée dans l'atmosphère en 2001. Sorte de bateau qui aurait sombré, MIR reste aujourd'hui encore la station qui aura démarré la présence permanente de l'homme dans l'espace (la Station Spatiale Internationale a pris le relais depuis).

 

Réalisée en bois de Tilleul, le plus gros de la structure de l'ex-voto a été tournée avec l'aide de Cédric Guillermo, artiste plasticien. Les modules ont été réalisés pour s'emboiter de telle sorte que l'ensemble de la station peut être démonté ou ré-assemblé en quelques minutes. Pour l'exposition, la chapelle baignait dans une ambiance lumineuse de lumière noire (lumière violette qui fait ressortir certains éléments fluorescents ou blancs). La station a donc été peinte avec une peinture invisible mais qui réagit à la lumière noire.

Section de tilleul Section de tilleul Découpe et collage des éléments Découpe et collage des éléments
Découpe et collage des éléments Découpe et collage des éléments Découpe et collage des éléments Tournage du bois Tournage du bois
Tournage du bois
Tournage du bois Fabrication des éléments Fabrication des éléments
Assemblage des sections La station terminée La station terminée
La station terminée La station terminée La station terminée
Peinture de la station à la bombe lumière noire Peinture de la station à la bombe lumière noire Peinture de la station à la bombe lumière noire

 

essai-install.jpgAu départ, la station devait être accompagnée d'une projection au plafond. L'image diffusée correspondait à une carte du réseau Internet, représenté par toutes les connexions entre chaque ordinateur. Sorte de constellation, elle remettait d'avantage en situation l'ex-voto, tout en soulignant un autre univers dont l'exploration a décuplé ces dernières années : le partage de la connaissance et l'accès à l'information de manière permanente et immédiate.
Pour des raisons techniques (pollution lumineuse et surtout la projection révélait le plafond, cassant l'immersion dans la chapelle noire), cette installation a été écartée au tout dernier moment (deux jours avant le vernissage de l'exposition).
C'est un aspect important mais difficile dans ce genre de travail : remettre en cause certains aspects d'un projet demande parfois de faire deuil d'une partie entière de ce dernier.

 

Au final, installée dans la chapelle, mise en lumière et au milieu des pièces réalisées par les autres artistes, la sculpture prend tout son sens et s'intègre dans le prolongement des deux autres ex-voto.

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Pour terminer, je tiens tout particulier à remercier deux personnes sans qui je n'aurais jamais pu réaliser ce projet. Jonas Delhaye pour avoir su me motiver à réaliser cet ex-voto dans les meilleures conditions et Cédric Guillermo pour le tournage sur bois des sections.

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Les 12, 13, 14 et 19, 20, 21 décembre 2014, le centre d'art l'Atelier d'Estienne invite l'association Multi-Prises pour une carte blanche dans le cadre de le fête des lumières !

 

Intitulée "La société des lumières", cette exposition collective se déroulera dans 3 chapelles de Pont-Scorff dès la nuit tombée.

la-societe-des-lumieres.jpg.

Pour plus de détails et la programmation exacte, rendez-vous sur le site de l'atelier d'Estienne.

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mda.jpgJe viens de rédiger un article en deux parties sur le webzine de mon association Multi-Prises où je fais état de la condition d'artiste plasticien en France.
Précarité, magouilles, administration tordue et perdue, sont au coeur du quotidien d'un artiste plasticien. C'est ce vécu que j'ai tenté de décrire dans cette première partie (une seconde proposant des perspectives pour l'avenir arrivera d'ici quelques jours) où je tente d'apporter un éclairage pour ceux qui en savent pas ce qu'est être artiste plasticien en France. Pour ceux qui vivent, comme moi, ce quotidien, ce peut être aussi l'occasion de partager une expérience que je pense commune.

Les deux parties des articles sur Multi-Prises : Etre artiste en France - Partie 1 : Et toi tu fais quoi ? - Etre artiste en France - Partie 2 : Qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?

« Et toi, tu fais quoi ? »

Question piège, à laquelle j'ai toujours beaucoup de mal à répondre. Alors je déroule mon rituel : un petit silence de quelques secondes, une lente respiration, un sourire forcé, puis je réponds « alors moi c'est compliqué... »

Pourquoi est-ce si compliqué d'avouer que l'on est artiste ? Pourquoi me sentirais-je gêné d'avouer ma véritable profession, puisqu'après tout j'ai les diplômes, le numéro de SIRET, j'ai tous les papiers qui prouvent légalement que je suis artiste plasticien, enregistré à la Maison des Artistes. En vérité ce malaise en cache un bien plus profond : la profession d'artiste plasticien n'existe pas vraiment en France.

Lorsqu'on choisit une filière artistique après le lycée, on est prévenu dès le départ « oulalaaaaa » nous disent les conseillers d'orientation, « oulalaaaa » nous disent nos parents, « oulalaaaa » nous dit la société en général.
Oulalaaa parce que cette filière ne rentre dans aucune case, les conseillers ne savent pas quels documents nous donner pour nous aider à se vendre sur le marché du travail, les parents s'inquiètent de notre avenir, et c'est clairement un problème qui va se poser pour trouver sa place dans la société. Pourtant j'ai choisi le chemin le plus sûr en choisissant une école publique : un Master en poche et mes papiers d'affiliation à la maison des artistes validés, me voilà totalement en règle pour faire valoir mon métier d'artiste plasticien.

Et c'est là que les problèmes commencent..

Lire la suite sur le site...

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Noir Statues s'est produit à l'Octopus à Lorient samedi 13/09. Une centaine de personne s'est déplacée pour assister à l'événement.
Le concert a duré 45 minutes et était rediffusé en direct sur une télévision pour les autres salles du bar.

Noir Statues à l'Octopus 2014 Noir Statues à l'Octopus 2014 Noir Statues à l'Octopus 2014 Noir Statues à l'Octopus 2014 Noir Statues à l'Octopus 2014

Le concert en vidéo (45 minutes) :

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J'ai été invité par le FRAC Bretagne, les Champs Libres et le Musée de Bretagne à réaliser et à animer des stages vidéos avec des jeunes (14 à 17 ans).

Voici leur film :

Filmez court, cadrez serré ! from Frac Bretagne on Vimeo.

Un projet ambitieux

Dans le cadre d'un projet national (les portes du temps), cet atelier faisait découvrir aux jeunes l'espace du musée, une introduction à l'art en général, le tout en les faisant participer à la réalisation de leur propre film.

D'une durée de 4 jours par stage, les jeunes devaient ainsi visiter l'exposition du lieu dans lequel ils travaillaient (exposition de Raymond Hains au FRAC, L'instant de voir aux Champs Libres, Quand l'habit fait le moine au Musée de Bretagne), puis commencer à réaliser un scénario, des décors et des histoires en prélevant des éléments dans l'espace d'exposition.

Filmez-court, cadrez serré Stage 2 Stage 2 Stage 3 Stage 2 Stage 2 Stage 2 Stage 2
Stage 2 Stage 2 Stage 2 Stage 2 Stage 1 Stage 1 Stage 1 Stage 1
Stage 1 Stage 3 Stage 3 Stage 1

Le résultat donne un unique film en trois actes d'une très grande qualité. Les jeunes ont véritablement saisi le défi à bras le corps et ont dépassé nos espérances.
Nous nous attendions à un résultat de 3-4 minutes par stage. La créativité débordante des jeunes nous a littéralement submergé en offrant un film de plus de 20 minutes (soit environ 8 minutes par atelier).

Au final, les jeunes ont assisté à la projection de leur film le 16 septembre dernier aux Champs Libres, puis sont repartis avec leur film en DVD et avec des images plein la tête.

Si vous voulez plus de détails, n'hésitez pas à faire un tour sur le blog spécialement consacré au projet : filmez-court, cadrez serré.

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Noir Statues s'est produit en concert samedi 30 août au festival Zoophoniq !

Retrouvez notre groupe dans la compilation du festival Zoophoniq, avec plein d'artistes de talent à découvrir.

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A fleur de peau est une installation vidéo réalisée lors de l'exposition l'Âge de Faire à l’Écurie (Saint Jean Brévelay).


[2014] A fleur de peau par I7b

 

L'installation est composée d'un plancher sur lequel est reprojeté sa propre image, contrastée et saturée.
Lentement, au rythme d'une respiration, l'image alterne entre grands aplats blancs et la texture exagérée. De cette manière, se crée un rythme qui oscille entre une décomposition, comme si le plancher vieillissait et se faisait dévorer par de la moisissure et un état de rajeunissement, où le blanc vient lisser les planches de ce sol déjà hors d'âge.

Le principe de cette projection repose une fois encore sur la notion de texture, déjà présente dans Echo² ou dans d'autres pièces que j'ai pu réaliser en installation. Le plancher, en devenant le support de sa propre image, met en lumière ses spécificités. Les nervures du bois, les imperfections, les zones teintées différemment, sont alors soulignées par la vidéoprojection.

 

A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014 A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014 A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014
A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014 A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014
A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014 A fleur de peau - Installation par Thomas Daveluy - Juin 2014

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[2014] Echo² par I7b

 

Echo² est la poursuite du travail de superposition et de compression de l'espace vidéo déjà entamé entre autres dans Echo (2011).

Voilà déjà plusieurs années maintenant que je poursuis ce travail, presque politique, sur l'envie de contredire l'idée reçue que le numérique est quelque chose d’immatériel, de flottant. Je n'ai que trop souvent entendu dire (même lors de mon diplôme) que mon travail, de part le fait qu'il se fait sur des supports numériques, était très éloigné du travail manuel collé à l'artiste, avec cette vieille définition du XIXème de l'artiste virtuose faisant de l'or avec ses mains. Aujourd'hui, même si cette définition correspond plus à l'artisanat, on entend encore de vieux réflexes archaïques : "Oui, mais vous ne touchez pas de vos mains". Le débat est stérile mais les clichés ont la vie dure et c'est aussi pour cette raison que je continue, avec acharnement, à réaliser ces vidéos mélangeant un travail très technique et une ouverture sur un rendu plus poétique.

Dans la précédente version de 2011, je me contentais de remettre chaque image en fonction de sa position par rapport à la précédente. La séquence révélait alors chaque image du film (chaque ligne correspondant à une image, 25 lignes représentent 1 seconde de film) mettant en avant la composante première de la vidéo : une suite d'images fixes.

Cette fois-ci la technique va plus loin, en replaçant de manière beaucoup plus précise chaque image du film à l'endroit exact où elle a été filmée. Comme pour Echo (premier du nom), il se dessine une sorte de couloir, correspondant à un portrait de la séquence vidéo. Ici j'ai usé de techniques de motion capture, avec des outils que l'on retrouve dans le cinéma, afin d'obtenir un couloir qui dessine exactement le trajet que j'ai parcouru lorsque j'ai filmé. De cette manière j'obtiens un couloir en 3D devant lequel je place une caméra fixe qui observe ainsi le film partir à l'horizon.

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Au final le rendu s'avère très différent de la première version, puisque l'espace vidéo est beaucoup plus discernable. Chose étrange, il y a presque deux parties qui se dessinent : la partie haute, qui s'ouvre sur un univers très pictural, non sans rappeler les reflets des arbres dans les peintures de Monet. On retrouve un amalgame que j'avais déjà souligné dans d'autres de mes vidéos où la matière numérique, composée de pixels se rapproche énormément du pointillisme.

 

TombRaider1.jpgA cette partie, très liquide, vient se heurter la seconde moitié de l'image, avec des éléments plus grossiers, mais plus discernables (je veux dire par là moins abstraits). On retrouve ici une des composante de la matière vidéo/numérique : les pixels. J'aime faire le parallèle avec Tomb Raider (plusieurs personnes me l'ont aussi indiqué spontanément, donc je ne pense pas me tromper) ou tout autre jeu datant de cette époque du tournant de la 3D avec un affichage très flottant et pixelisé (j'en parle d'ailleurs ici dans mon article sur Standalone Post).

 

Au final, le but premier de l'ensemble de mon travail me semble atteint : montrer les spécificité de cette matière numérique, présenter son ouverture sur un univers vaste et infini tout en insistant que le numérique EST matériel, puisqu'il est manipulable, transformable et que ses enjeux plastiques peuvent être transposables à d'autres types d'art.

 

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Allée du Jardin de Giverny, 1901, Claude Monet

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Affiche l'âge de faireL'Âge de Faire est une exposition à laquelle je participe avec quatre autres artistes de mon association. Le temps d'un week-end, du 7 au 9 juin 2014, nous investissons l’Écurie, lieu d'exposition à Saint-Jean Brévelay (56).

L'Âge de Faire... des bêtises, des histoires, des rêves, des jeux, des envies...

Lâchez un groupe d'enfants dans un grenier, ils vous en feront un royaume. Celui de la création. Qui, plus jeune, ne s'est pas construit un repaire secret ? Un grenier, une cave, un arbre, une chambre, aucune frontière à notre imagination. S'emparer d'un lieu, écouter ce que les murs nous murmurent à l'oreille afin d'y faire "récit". Devenir capitaine sur le pont d'un bateau, les draps fleuris de mamie battant dans l'aire de notre imaginaire. Raconter ou se raconter, voilà le choix des artistes de Multi-Prises.

Pour cette occasion, cinq d'entre eux s'installent, les maîtres d'écurie leurs ont donné les clés du château. Ils poussent les meubles, roulent les tapis, emballent la faïence et décrochent les tableaux. Place aux artistes. Maintenant c'est à eux de faire...

Plus de détails sur le site de Multi-Prises...

 

Quelques images de ce que j'y présenterais :

Echos n°2 Surface Arbres